Antonelli fait vibrer l’Italie : Fisichella savoure et y croit

Fierté et espoirs autour du talent de Mercedes F1

Auteur : Franck Drui
23 mars 2026 - 14:03
Antonelli fait vibrer l’Italie : Fisichella savoure et y croit

Une semaine après son exploit à Shanghai, Kimi Antonelli continue de faire vibrer tout un pays. À 19 ans, le protégé de Toto Wolff a mis fin à près de deux décennies de disette pour l’Italie en devenant le premier pilote transalpin à remporter un Grand Prix de Formule 1 depuis 2006.

Le week-end chinois du jeune pilote Mercedes a d’ailleurs frôlé la perfection. Après avoir signé la pole position - devenant le plus jeune poleman de l’histoire de la discipline - Antonelli a transformé l’essai en s’imposant en course, au terme d’un départ solide et d’un premier relais maîtrisé face à son équipier George Russell et aux Ferrari.

Avec ces performances, il a effacé des tablettes un certain Giancarlo Fisichella, qui détenait jusque-là les dernières références italiennes en Formule 1 : une pole position au Grand Prix de Belgique 2009 avec Force India et une victoire au Grand Prix de Malaisie 2006 avec Renault.

Interrogé par le site officiel de la F1, Fisichella a réagi avec émotion à ce passage de témoin.

"Si vous pensez que lorsque j’ai gagné il y a 20 ans, Kimi n’était même pas né, c’est fou !" a-t-il souri, rappelant que son succès à Sepang remonte au 19 mars 2006, tandis qu’Antonelli est né quelques mois plus tard, le 25 août de la même année.

L’ancien pilote ne cache pas sa fierté : "C’est tout simplement fantastique. Je suis heureux pour lui et fier de lui. Honnêtement, c’était trop long, 20 ans, pour revoir un pilote italien sur la plus haute marche du podium."

Fisichella a également salué la maîtrise affichée tout au long du week-end : "Kimi a réalisé un week-end fantastique. Comme le mien en Malaisie il y a 20 ans, il était déjà très compétitif en essais, puis il a signé la pole position et remporté la course, en menant du premier au dernier tour. C’était presque parfait."

L’impact en Italie est immense. "En Italie, tout le monde parle de Kimi – tout le monde est heureux. De mon côté aussi, le dimanche et le lundi après la course, tous les journalistes, toutes les chaînes de télévision, tout le monde m’a appelé."

"Après longtemps loin de la F1, ce n’est pas qu’ils m’avaient oublié, mais maintenant je suis de nouveau célèbre !" plaisante-t-il.

Sur le plan sportif, ce premier succès, ajouté à une deuxième place lors du Grand Prix d’Australie, permet à Antonelli de pointer à seulement quatre points de Russell au championnat pilotes à l’approche de la troisième manche au Japon ce week-end.

Face à l’engouement grandissant, Fisichella appelle toutefois à la prudence, rejoignant en partie la volonté de Toto Wolff de calmer les attentes.

"Il aura d’autres opportunités de gagner, et pas seulement une fois, mais plusieurs," estime-t-il. "Il a les mêmes chances que Russell, et pour le moment Mercedes a la meilleure voiture, donc il a 50 % de chances de remporter des courses."

"Maintenant, c’est important pour lui de penser course par course, sans pression. Même s’il termine deuxième, il n’a rien à perdre, c’est très bien – ce sera déjà un travail fantastique. S’il gagne ? C’est encore mieux. Il peut mettre un peu de pression sur Russell."

Au-delà du duel interne chez Mercedes, Fisichella garde aussi un œil attentif sur Ferrari, qu’il espère voir se mêler durablement à la lutte.

"Pour le moment, Ferrari semble être la deuxième force, et ils peuvent devenir très forts," analyse-t-il. "J’espère qu’ils trouveront une bonne solution pour les prochaines courses, notamment sur le développement du moteur."

Et de conclure avec un souhait qui résonne dans toute l’Italie : "Ce serait une très belle lutte en tête, et c’est l’espoir de tout le monde en Italie - Kimi d’un côté, et Ferrari de l’autre !"


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