McLaren F1 en quête de solutions après un diagnostic à ’50-50’ entre moteur et châssis

Stella décortique les raisons d’un début de saison raté

Auteur : Franck Drui
23 mars 2026 - 13:19
McLaren F1 en quête de solutions après un diagnostic à ’50-50’ entre moteur et châssis

McLaren F1 et son directeur Andrea Stella doivent composer avec un début de saison 2026 particulièrement délicat et l’Italien ne cherche pas à masquer l’ampleur des difficultés. Entre performance de la monoplace et exploitation du groupe propulseur, Stella évoque aujourd’hui un problème "à 50-50" sur la compétitivité à rechercher.

Championne du monde en titre, McLaren vit pour l’instant un exercice bien en deçà des attentes. Avec seulement 18 points inscrits lors des premières manches, l’écurie accuse déjà un retard d’environ 80 unités sur Mercedes au championnat constructeurs.

Les abandons, survenus aussi bien avant le départ que pendant les courses, ont pesé lourd. Mais pour Stella, les difficultés ne se résument pas à un simple manque de fiabilité ou à un déficit d’informations provenant du motoriste.

"En Australie, 50 % de l’écart était dû à une moins bonne utilisation du groupe propulseur. Les 50 % restants venaient de la performance en virage," explique-t-il aujourd’hui, après les analyses réalisées à l’usine après Shanghai.

Bien que McLaren utilise les mêmes moteurs que l’écurie officielle Mercedes, l’écart de performance reste notable.

"Les groupes propulseurs sont très complexes. On peut voir dans les comparaisons GPS que même de petites différences peuvent avoir un impact important."

L’équipe a déjà intensifié sa collaboration avec Mercedes pour tenter de combler ce retard.

"À Shanghai, nous avons déjà réussi à tirer davantage du groupe propulseur qu’à Melbourne. Mais il reste encore du potentiel d’amélioration."

Cependant, les problèmes ne s’arrêtent pas au moteur. Le concept même de la monoplace semble poser question. McLaren a notamment opté pour l’un des empattements les plus courts du plateau, un choix audacieux qui pourrait contribuer à des problèmes d’équilibre et d’instabilité, en particulier dans les virages rapides.

Ces difficultés ont des répercussions en chaîne, notamment sur la récupération d’énergie et, plus globalement, sur la performance sous la nouvelle réglementation.

"À Shanghai, nous avons pu réduire quelque peu l’écart lié au groupe propulseur mais il reste tout aussi important dans les virages."

Des indices laissent également penser que la voiture pourrait être en surpoids, compliquant encore davantage les réglages et les performances globales.

Malgré ce début de saison compliqué, Stella reste convaincu du potentiel de sa monoplace.

"Les bases sont là pour la MCL40," assure-t-il, tout en reconnaissant que "des progrès sont nécessaires partout."

Un important package d’évolutions est prévu pour le Grand Prix de Miami, tandis qu’aucune amélioration majeure n’est attendue à court terme pour le rendez-vous de Suzuka.

L’Italien se montre toutefois prudemment optimiste.

"Nous devrons voir à quelle vitesse les autres progressent. J’espère que cela se passera comme en 2023, lorsque nous avons réussi à progresser davantage au fil de la saison que nos concurrents."


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