Alonso exagère-t-il les vibrations de son Aston Martin F1 ?
David Coulthard s’interroge et livre son analyse politique
Les difficultés d’Aston Martin F1 en ce début de saison 2026 continuent d’alimenter les débats. Entre soucis de fiabilité et vibrations persistantes, l’écurie britannique peine à exploiter son potentiel, malgré de grandes attentes liées à son nouveau partenariat moteur avec Honda et à l’arrivée d’Adrian Newey.
Mais pour David Coulthard, ces vibrations pourraient être moins problématiques pour les pilotes qu’on ne le pense et davantage révélatrices de soucis techniques plus profonds.
La situation a pris une tournure préoccupante lors du Grand Prix de Chine, où Fernando Alonso a été contraint à l’abandon. L’Espagnol avait expliqué avoir "commencé à perdre toute sensation dans les mains et les pieds" en raison de fortes vibrations dans le cockpit.
Un témoignage impressionnant, que Coulthard invite toutefois à relativiser.
"Gardons les choses en perspective, et je parle sans savoir exactement ce qu’il ressent dans la voiture," prévient-il. "Mais j’ai vu la vidéo, et j’ai déjà connu des plats sur les pneus, des masses d’équilibrage qui se détachent, et vous ressentez alors des vibrations dans le volant."
L’ancien pilote décrit des situations similaires vécues en piste : "Le volant bouge physiquement comme ça. Je ne me suis jamais arrêté pour autant en Grand Prix, parce que vous voulez marquer des points. S’il y a un arrêt au stand possible, vous le faites."
Pour illustrer son propos, Coulthard n’hésite pas à employer une comparaison surprenante : "Avez-vous déjà vu ces ouvriers du bâtiment avec des marteaux-piqueurs ? Ils font ça toute la journée, tous les jours. On ne les voit pas dire : ’Non, je ne viens pas travailler aujourd’hui parce que ça me fait mal aux mains’."
Derrière cette image, une idée claire : les pilotes de Formule 1 sont habitués à composer avec l’inconfort.
"Est-ce que ce n’est pas un peu un prétexte pour continuer à mettre en lumière Honda ? C’est politique avant tout selon moi, pour débloquer du développement (avec l’ADUO). Je pense surtout que ces vibrations sont davantage un problème de fiabilité que pour le pilote," avance-t-il.
Selon lui, la priorité doit être mise sur les conséquences mécaniques plutôt que physiques : "Voici mon point de vue : un pilote serait prêt à apprendre à chanter un hymne national à l’envers tout en jonglant avec des tronçonneuses si cela lui permettait de gagner un dixième de seconde."
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