Alonso confirme que 2026 sera décisif pour son avenir en F1

Le titre ou la retraite ?

30 mai 2025 - 09:23
Alonso confirme que 2026 sera décisif pour son avenir en F1

Cela ne se voit pas au classement, mais depuis l’introduction des évolutions à Imola, l’Aston Martin F1 a progressé : en témoignent les deux dernières qualifications de Fernando Alonso (5e à Imola et 7e à Monaco).

L’Espagnol n’a pas eu de chance puisqu’il n’a toujours pas marqué des points… mais au moins, pour la première fois depuis 2023, des évolutions en cours d’année ont porté leurs fruits chez Aston Martin F1.

À Barcelone, à domicile, sur un circuit plus classique, Fernando Alonso s’attend-il à signer de nouveau une Q3 ? Et à enfin débloquer son compteur points ?

« Voyons voir. Barcelone nous en dira un peu plus sur le nouveau package. Imola était un pas en avant, c’est sûr, mais aussi, nous avons utilisé les pneus Medium et cela nous a aidés en qualifications. »

« Et puis Monaco est un endroit si spécial… . »

« Donc, à Barcelone, avec un week-end plus normal, nous découvrirons où nous en sommes en termes de performance. »

« Mais, oui, tout le monde apportera aussi des évolutions ici, surtout avec la nouvelle réglementation sur l’aileron avant - voyons comment cela affecte tout le monde sur la grille. »

N’aurait-il pas été plus prudent, pour Aston Martin F1, de n’apporter en réalité aucune évolution cette année – afin de tout miser sur la révolution réglementaire de 2026 ? C’est ce sur quoi Adrian Newey se concentre à l’usine de Silverstone…

Mais Fernando Alonso ne pense pas que son équipe devrait déjà faire une croix sur cette année, en tout cas pas totalement.

« L’accent est mis sur 2026. Mais pour être confiant et fort en 2026, il faut aussi construire l’élan en 2025, et il faut apporter des pièces en piste qui rendent également la voiture plus rapide en 2025. »

« Et cela, donnera une certaine confiance à l’équipe également, à Silverstone - et aussi dans nos outils pour s’assurer que tout ce que nous développions en 2026 ait du sens. Parce que nous allons en piste et que cela (les évolutions) correspond aux attentes. »

« Donc, oui, il y a encore un peu de travail sur 2025, mais l’objectif principal ou les espoirs sont en 2026. Nous comprenons la situation. Nous comprenons où nous en sommes en 2025, et tout ce que nous apporterons en piste ne sera qu’un changement minime en termes de positions et d’ordre d’arrivée. »

« Le plus grand pas à cet égard ne peut se produire qu’en 2026, où tous les espoirs reposent. »

2026, la dernière chance de Fernando Alonso en F1 ?

Tout le monde le murmure : pour Fernando Alonso, 2026, c’est la dernière chance.

Dans son paddock national à Barcelone, le pilote Aston Martin F1 confirme que le niveau de sa voiture de l’an prochain sera un facteur décisif – pour savoir s’il prend, ou non, sa retraite.

« Ce sera un facteur très important, oui. Pas le dernier. Je dois voir comment commence l’année prochaine et à quel point je suis motivé. »

« Chaque année, il y a une humeur différente dans la saison. Il y a un sentiment différent sur la façon dont vous performez, à quel point vous vous sentez compétitif, à quel point vous êtes motivé pour maintenir votre forme physique à un niveau élevé – situation personnelle, situation familiale – toutes ces choses jouent un rôle dans certaines décisions importantes de la vie. »

« Je sais qu’une décision très importante dans la vie viendra pour moi dans un avenir proche quand j’arrêterai de courir. J’ai fait ma première course de karting à l’âge de trois ans. J’en ai 43. »

« Donc, pendant 40 ans, j’ai eu un volant entre les mains, et je sais qu’un jour je devrai arrêter. Et c’est une décision importante à laquelle je réfléchirai attentivement. »

« J’ai déjà arrêté la Formule 1 une fois en 2018, et je suis revenu parce que j’en avais besoin. Donc, la prochaine que je prendrai devra être sûre à 100%. »

Fernando Alonso prend-t-il toujours autant de plaisir en F1 ? Quand saura-t-il que le moment sera venu de raccrocher les gants ?

« Mais, oui, en même temps, il faut le sentir quand c’est le moment. Et je ne le sens pas encore. Je saute dans la voiture demain et dimanche, et je suis sur la grille – et je suis tellement heureux d’être là, motivé et performant. »

« Parce qu’au final, le chronomètre me dira aussi quand je devrai arrêter. Ou si j’ai une condition physique qui est mauvaise, ou si j’ai mal en pilotant ou quoi que ce soit, cela pourrait aussi arriver. »

« Parfois, on se blesse un peu, on fait de mauvaises courses. Mais si nous restons en bonne santé et en bonnes conditions, le chronomètre me dira aussi un jour que je ne me sens plus assez rapide ou que je ne sens plus que je peux assembler le tour. »

« Mais jusqu’à présent, je suis content de cela. Je suis content quand je suis sur la grille. Quand je termine la course le dimanche, même si les résultats ne sont pas bons pour le moment, je suis tellement motivé pour aller à la prochaine course et essayer de surmonter la mauvaise course et d’en avoir une meilleure. »

« Donc toutes ces sortes de choses sont très vivantes maintenant, mais il n’y a aucune garantie que cela durera éternellement. »

Enquête sur la panne d’unité de puissance de Monaco…

Sans sa mystérieuse panne moteur au dernier Grand Prix, Fernando Alonso aurait sûrement déjà débloqué son compteur. L’Espagnol a mis la pression sur son équipe, arguant qu’une météorite n’avait pas atteint son unité de puissance – en sous-entendant que les siens avaient mal monté l’unité de puissance.

Fernando Alonso en sait-il plus désormais sur cette panne moteur à Monaco ?

« D’après ce que je sais, c’était quelque chose au niveau de la bougie d’allumage, puis cela a endommagé un cylindre. Et après que ce cylindre ait été endommagé, j’ai couru avec cinq cylindres pendant 20 tours. »

« Et puis le moteur s’est arrêté complètement, et ce moteur ne peut plus être utilisé. Il est fichu. Voilà donc les nouvelles que j’ai. »

« Il n’y avait rien de vraiment anormal ou de procédure différente par rapport à toute autre course. C’était juste la fin de vie de ce moteur. »

« C’est arrivé au mauvais moment. Mais, oui, nous n’aurions probablement rien pu faire différemment. Et pour cette course à Barcelone, il n’y a rien de vraiment différent à faire, et nous devrions être tranquilles, car nous n’avons jamais eu ce problème et nous ne pensons pas que ce problème se répétera. »

Alonso veut garder Barcelone au calendrier F1

Ambassadeur du circuit de Barcelone depuis quelques jours, Fernando Alonso a une ambition claire : sauver le tracé catalan sur lequel il a tant de souvenirs. Car avec l’arrivée de Madrid au calendrier prochainement, Barcelone voit évidemment sa position être menacée. Le Grand Prix pourrait être sauvé, a annoncé récemment Stefano Domenicali, mais uniquement en restant au calendrier une année sur deux.

« Eh bien, je ne pense pas que nous perdrons Barcelone » espère Fernando Alonso. « C’est donc mon opinion et mon souhait également. C’est bien d’avoir de nouveaux sites. C’est bien aussi d’avoir de nouveaux pays où la Formule 1 s’est installée au cours de la dernière décennie. »

« Mais en même temps, nous devons conserver certains circuits traditionnels où l’histoire de la Formule 1 a été écrite et s’est faite. Et la Formule 1 et Barcelone sont très liées. »

« Nous avons testé ici pendant des décennies. Toutes les équipes choisissent Barcelone quand elles doivent choisir une piste d’essai. Nous revenons ici l’année prochaine en hiver parce que nous avons de nouvelles réglementations, de nouvelles voitures, et encore une fois, les équipes ont choisi Barcelone parce que c’est la piste de Formule 1 par excellence. »

« Et le circuit a fait des changements pour le mettre aux normes de la Formule 1. Ainsi, au cours des deux ou trois dernières années, toutes les installations du paddock, les tribunes, tout a atteint un nouveau niveau. »

« Et Barcelone est là depuis les deux ou trois dernières décennies, et Barcelone sera là pour les 10, 20, 30, 40 prochaines années. Et certains des sites ne seront que momentanément au calendrier, puis ils disparaîtront probablement à nouveau. »

« Donc, nous ne pouvons pas perdre Barcelone. »


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