Verstappen savait déjà que la RB22 ne serait pas au niveau de Mercedes ou Ferrari
Frustré mais pas surpris par les difficultés de Red Bull en ce début de saison
Max Verstappen a levé le voile sur les difficultés rencontrées avec sa Red Bull lors du Grand Prix de Chine, un week-end particulièrement compliqué pour le quadruple champion du monde de Formule 1.
Pour la première fois depuis 2018, le Néerlandais réalise en effet son plus faible total de points après les deux premiers Grands Prix de la saison. À l’époque, il avait connu une sixième place et un abandon en Grand Prix d’Australie et au Grand Prix de Bahreïn.
Cette année, la tendance est similaire après un début de championnat difficile.
À Shanghai, Verstappen a été particulièrement pénalisé au départ, aussi bien lors de la course sprint que lors du Grand Prix. Parti huitième sur la grille dimanche, il a rapidement chuté jusqu’à la 16e position dans le premier tour.
Malgré une remontée qui l’avait replacé à une solide sixième place, le pilote Red Bull a finalement été contraint à l’abandon au 45e des 56 tours de course sur le circuit international de Shanghai en raison d’un problème de refroidissement du système de récupération d’énergie (ERS).
Résultat : Verstappen ne compte que huit points au championnat et n’occupe que la huitième place du classement des pilotes, déjà relégué à 43 unités du leader George Russell.
Interrogé par les médias, le Néerlandais a expliqué que ses mauvais départs depuis le début de la saison étaient directement liés à un manque d’énergie disponible.
"À Melbourne, je n’avais tout simplement pas de batterie. Et ici, les deux problèmes sont les mêmes. Je n’ai tout simplement pas de puissance. Dès que je relâche l’embrayage, le moteur n’est pas là."
Lorsqu’on lui signale que Racing Bulls ne connait pas ces soucis avec le même moteur, Verstappen admet que "c’est étonnant. Je suppose que nous pourrons en debriefer avec les gars en charge des moteurs et voir ce que nous faisons mal."
Une fois la course lancée, la situation ne s’est guère améliorée.
"Le départ a bien sûr été un gros problème, exactement comme lors du sprint. Le reste de la course a été encore une fois similaire à samedi : énormément de graining. Impossible d’attaquer, un rythme terrible, un équilibre terrible. Bref, un très mauvais week-end pour nous."
Les performances de la RB22 contrastent fortement avec les impressions laissées lors des essais hivernaux à Bahreïn, où plusieurs rivaux de Red Bull estimaient que l’équipe basée à Milton Keynes ferait partie des principales forces du plateau.
Verstappen assure pourtant qu’il n’a jamais partagé cet optimisme.
"Vous ne le saviez pas. Moi si. Je ne me suis jamais vu proche de Mercedes ou Ferrari. Mais ce week-end a été particulièrement mauvais."
Le champion du monde admet également qu’il est encore difficile d’évaluer précisément la hiérarchie actuelle.
"Il est impossible de dire exactement où nous nous situons. Pour moi, ce n’est pas une surprise que nous ne soyons pas proches de Mercedes, Ferrari ou McLaren. Mais ce week-end a été particulièrement mauvais."
En regardant vers la suite de la saison, Verstappen espère que l’équipe pourra rapidement améliorer la compétitivité de la voiture.
"Bien sûr, j’espère que nous serons un peu plus compétitifs lors de la prochaine course au circuit de Suzuka. Et j’espère qu’après le Japon, nous pourrons profiter de ces quelques semaines sans courses pour apporter davantage de performance à la voiture."
"En même temps, les autres vont aussi progresser. Mais ce n’est clairement pas là où nous voulons être."
Malgré la frustration, Verstappen insiste sur le fait que toute l’équipe travaille pour redresser la situation.
"Je sais que tout le monde fait de son mieux, et dans l’équipe ils sont aussi frustrés que moi. Bien sûr, nous voulons être meilleurs, et j’espère que nous pourrons déjà être un peu meilleurs au Japon."
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