Stroll : Aston Martin F1 n’a pas encore tous les outils pour être une équipe de pointe
Le pilote reste lucide à l’approche de la saison 2026
À quelques semaines des premiers tours de roue de sa nouvelle monoplace pour la saison 2026 de Formule 1, Aston Martin avance avec ambition... mais aussi lucidité. Lance Stroll reconnaît que l’écurie britannique ne dispose pas encore de tous les atouts nécessaires pour s’imposer au sommet de la hiérarchie, malgré une profonde restructuration technique et l’arrivée de figures majeures du paddock.
Cette déclaration intervient dans un contexte particulier, quelques mois après qu’Adrian Newey, récemment nommé directeur d’équipe d’Aston Martin, a publiquement pointé certaines faiblesses structurelles de l’écurie. Parmi elles, les outils de simulation avaient été identifiés comme un domaine clé à renforcer pour espérer rivaliser avec les meilleures équipes du plateau.
Depuis, Aston Martin n’est pas restée inactive. L’écurie a rapidement réagi en attirant Giles Wood, ancien collègue de Newey chez Red Bull et spécialiste reconnu de la simulation, de retour en Formule 1 après plusieurs années d’absence. Dans la continuité de cette démarche, l’équipe a également recruté en novembre dernier Marco Fainello, ex-responsable des simulations chez Ferrari durant l’ère de domination de Michael Schumacher, engagé cette fois en tant que consultant.
Ces mouvements traduisent les attentes élevées placées en Aston Martin à l’approche de la saison 2026, qui marquera un tournant majeur pour la Formule 1. La nouvelle réglementation technique introduit une électrification à 50 %, l’utilisation de carburants entièrement durables ainsi que des systèmes d’aérodynamique active, redéfinissant en profondeur les équilibres de performance.
La saison 2026 sera également celle du lancement du très attendu partenariat technique entre Aston Martin et Honda, ancien motoriste de Red Bull. Un changement stratégique majeur pour l’écurie de Silverstone, qui espère bâtir sur cette alliance les fondations de son futur succès.
Le développement de l’AMR26 est piloté par Adrian Newey lui-même. Interrogé sur son ressenti quant à la position d’Aston Martin dans la hiérarchie 2026, Lance Stroll se montre prudent.
"C’est une grande inconnue pour tout le monde," a-t-il confié en de début d’année.
"Personne ne sait, à cette période de l’année, à quoi chacun va ressembler à Melbourne. C’est certain, nous n’avons pas encore tous les outils pour être une équipe de pointe, il n’y a rien à cacher là-dessus, mais le temps dira à quel point nous serons performants."
Le Canadien insiste toutefois sur l’enthousiasme qui entoure cette nouvelle ère.
"Pour nous, c’est excitant d’aborder ces nouvelles réglementations, avec tout le monde qui arrive, la nouvelle structure et toutes les personnes impliquées. On a hâte d’y être en tant qu’équipe."
Enfin, Stroll a été interrogé sur l’impact de la promotion d’Adrian Newey à un rôle aussi central et sur la pression supplémentaire que cela pourrait générer. Là encore, le pilote Aston Martin se veut résolument positif.
"Je pense que c’est bénéfique pour tout le monde, parce qu’Adrian est entièrement focalisé sur la performance et la victoire. C’est pour ça que nous sommes ici : être rapides et compétitifs, et c’est exactement ce qu’Adrian pousse tout le monde à améliorer. Avoir Adrian avec nous, c’est uniquement du positif pour pousser chacun à se dépasser, à progresser et à rendre la voiture plus rapide."
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