Russell digère sa défaite : j’attendais que les Ferrari s’accrochent !
Battu par Antonelli et malmené par les Ferrari, Russell a limité les dégâts
Invaincu jusqu’ici en sprint comme en Grand Prix, George Russell a dû céder, à Shanghai, face à son jeune coéquipier Andrea Kimi Antonelli. Le toujours leader du championnat a pâti de son départ moyen et surtout de sa relance ratée, après la voiture de sécurité, qui l’a fait reculer derrière les deux Ferrari.
Même s’il a par la suite dépassé, sans finalement trop de suspense, Charles Leclerc comme Lewis Hamilton, George Russell était trop loin (près de 8 secondes) d’Antonelli pour revenir. Du reste et surtout, son coéquipier était au moins aussi rapide que lui !
Mais beau joueur, George Russell s’inclinait devant la réussite de son jeune coéquipier, qui pourrait bien l’embêter pour le titre mondial….
« Oui, une journée vraiment spéciale pour Kimi, donc d’énormes félicitations à lui. C’est évidemment un jour dont il se souviendra toujours. »
Le coupable de cette 2e place « seulement » de George Russell ? Bien évidemment les Ferrari et leurs diaboliques démarrages !
« Encore une fois, ce sont les Ferrari qui nous ont compliqué la vie, une fois de plus. Trois courses de disputées et, à trois reprises, elles nous ont ravi la tête (au départ, ndlr). »
« Mais je me sentais plutôt bien, donc je suis revenu en deuxième position. Ensuite, le timing de la voiture de sécurité a été un peu malheureux, et ressortir derrière Colapinto et Ocon a entravé mes chances. Mais tout bien considéré ce week-end, après ce qui s’est passé en qualifications (panne en Q3 ndlr), une deuxième place est un résultat très solide. »
Derrière les deux Ferrari, George Russell a sûrement pu en apprendre un rayon sur leur comportement et bien sûr sur le design de leurs ailerons arrière. Va-t-il noircir son calepin à la manière d’un Newey après tout ce qu’il a vu ? A-t-il aussi pris du plaisir en regardant la superbe bataille entre Lewis Hamilton et Charles Leclerc ?
« Eh bien, j’attendais juste qu’ils s’accrochent tous les deux et, d’une manière ou d’une autre, ils ne l’ont pas fait. C’était l’une des luttes en piste les plus agressives que j’aie vues depuis un moment. Si je n’avais pas essayé de gagner la course, j’aurais apprécié la bataille, mais évidemment, regarder Kimi s’échapper pendant ce temps-là était un peu agaçant. »
« Mais Ferrari est indéniablement très rapide. Ils sont plus rapides que nous dans les virages, plus lents en ligne droite, ce qui a rendu les choses un peu compliquées. Et quand on essaie d’en dépasser deux au même endroit, ce n’est pas simple. Mais en l’état actuel des choses, nous avons l’avantage, mais nous ne pouvons pas le prendre pour acquis car nous savons évidemment que certaines choses vont changer dans quelques mois. Les améliorations sont massives en ce moment, alors oui, voyons comment cela va se décanter. »
S’il n’avait pas été bloqué derrière les Ferrari, George Russell aurait-il pu jouer la victoire et prendre déjà le large sur son coéquipier au championnat ?
« Je pense qu’il aurait été très difficile de menacer Kimi, pour être honnête. Il a été très rapide ce week-end et quand vous avez deux voitures au rythme très similaire, essayer de dépasser avec les mêmes pneus est un peu compliqué. Mais évidemment, ce temps que j’ai perdu avec les Ferrari ne m’a laissé aucune chance. Mais comme je l’ai dit, je suis content d’être simplement deuxième car cela aurait pu être bien pire, et dans l’ensemble, ce fut un week-end solide. »
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