Red Bull en grande difficulté à Suzuka : Mekies reconnaît un retard préoccupant
Des problèmes d’équilibre, des doutes sur des failles plus profondes
L’alerte est sérieuse chez Red Bull Racing. À l’issue de la première journée d’essais libres du Grand Prix du Japon, le directeur d’équipe Laurent Mekies a dressé un constat sans détour : son équipe est "très loin" du niveau des leaders.
Sur le tracé exigeant de Suzuka, les difficultés d’équilibre de la RB22 ont lourdement pénalisé les performances. Max Verstappen et Isack Hadjar ont terminé la journée aux 10e et 15e places, à plus de 1,3 seconde des références McLaren et Mercedes F1.
Les problèmes rencontrés par Red Bull sont apparus dès les EL1 et se sont confirmés en EL2, malgré des ajustements de réglages. Ceux-ci ont même aggravé la situation, transformant le sous-virage initial en survirage, sans apporter de solution durable.
Verstappen lui-même s’est montré pessimiste quant à une résolution rapide, évoquant l’absence de solution simple. Un sentiment partagé par Mekies...
"Nous sommes très loin, il nous manque pas mal de performance. Je pense que vous pouvez aussi l’entendre dans les commentaires de nos pilotes. Nous n’avons pas été capables jusqu’à présent de leur donner une voiture avec laquelle ils peuvent attaquer. Nous avons donc pas mal de choses fondamentales à régler de notre côté."
Le Français reconnaît la complexité de la situation.
"Évidemment, on ne souhaite pas avoir à passer par ce processus de résolution de problèmes, mais cela fait partie du jeu et nous devons aller au fond de nos limites le plus rapidement possible et franchir les étapes nécessaires."
Des problèmes plus profonds que prévu
Si l’équilibre de la monoplace dans les virages rapides – notamment dans les célèbres “Esses” du premier secteur de Suzuka – semble être un point faible évident, Mekies estime que les difficultés vont au-delà.
"Cela semble particulièrement mauvais dans les virages rapides. Je ne pense pas que ce soit uniquement un problème d’équilibre," explique-t-il.
"Je pense qu’il y a probablement certains aspects de la voiture que nous n’avons pas encore bien exploités ou que nous n’avons pas encore totalement compris. C’est le travail que nous devons faire dans les prochaines heures, les prochains jours et probablement les prochaines semaines pour revenir au niveau auquel nous voulons être."
Le constat est clair : les pilotes ne disposent pas actuellement d’une monoplace leur permettant d’exprimer leur potentiel.
"Il est évident que lorsque vous parlez avec Max, lorsque vous parlez avec Isack, ils n’ont pas une voiture avec laquelle ils peuvent attaquer. Dans quelle mesure pouvons-nous récupérer cela pour demain ? Voyons. Il est difficile de savoir pour l’instant si ce qui nous manque relève du réglage de l’équilibre ou s’il s’agit de problèmes plus fondamentaux que nous devrons corriger."
À l’approche des qualifications, Red Bull fait face à une équation délicate. Si une amélioration rapide n’est pas à exclure, l’ampleur des problèmes identifiés laisse planer le doute sur la capacité de l’équipe à combler son retard à court terme.
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