Présentation du GP d’Autriche 2019
Le terrain favori de Bottas
Quelques jours après le Grand Prix de France, la Formule 1 fait escale sur le Red Bull Ring, en Autriche. L’an dernier, il avait été le théâtre de la débâcle de Mercedes, avec une erreur stratégique et deux abandons. Cela avait mené Max Verstappen à la victoire, à domicile pour son équipe.
Valtteri Bottas y a signé la pole position ces deux dernières années et y avait triomphé en 2017, et on attendra fort logiquement un sursaut d’orgueil de la part du Finlandais, qui va devoir commencer à combler l’écart face à Lewis Hamilton et se montrer performant sur un terrain qu’il affectionne.
Dans le peloton, la lutte continuera de plus belle. Lors des deux dernières courses, une équipe autre que les trois top teams s’est incrustée dans le top 5 en qualifications, avec Daniel Ricciardo au Canada et Lando Norris en France.
Les écarts devraient être serrés sur un tour qui se fait en à peine plus d’une minute, et il sera intéressant de voir la lutte entre McLaren et Renault, avec Alfa Romeo et Toro Rosso en arbitres.
Le tracé
Il ne s’agit pas du tracé le plus court de la saison, ni du plus rapide, mais de celui qui est effectué en un temps le plus court. L’an dernier, Valtteri Bottas a signé la pole position en 1’03"130, soit une moyenne de près de 247 km/h. Cela en fait l’un des circuits les plus rapides.
Il fait un peu plus de 4 kilomètres et ne comporte que 8 virages, ce qui est aussi un record sur la saison. Après la ligne droite de départ, un virage en 4e mène sur une ligne droite courbée qui se passe largement à fond, avant une épingle qui mène sur une autre ligne droite.
Ces trois lignes droites auront une zone de DRS cette saison, et chaque zone aura d’ailleurs son propre point de détection. Après un nouveau virage en seconde, il y a un double gauche en appui, et un long gauche-droite qui ramène vers les deux dernières courbes, dont la particularité est d’avoir un carrossage inversé. Si la première des deux est légèrement incurvée vers l’extérieur, la deuxième l’est vers l’intérieur et permet une arrivée très rapide dans la ligne droite des stands.
Côté moteur
Le rapide Red Bull Ring impose de sévères contraintes sur les freins et le groupe propulseur. D’une longueur de 4326 mètres, le tour est majoritairement composé de courbes fluides et rapides entrecoupées de virages lents qui requièrent une bonne traction. Les pilotes le bouclent en un peu moins de soixante-dix secondes, le temps le plus court de l’année.
T1 – Une longue ligne droite en ascension qui met le groupe propulseur sous pression avec un premier virage à droite assez rapide et périlleux à son terme.
T2 – La piste ondule sur sa plus longue ligne droite précédant l’important freinage en amont du deuxième virage.
T3 – Une nouvelle ligne droite qui descend relativement rapidement vers le troisième virage, dont le dévers offre un défi intéressant aux concurrents.
T8 – Cette courbe s’aborde à plein régime vers le virage 8. Si les virages 7 et 8 sont rapides et relativement faciles à négocier, il faut réussir à maintenir sa vitesse sur cette portion pour garder un rythme élevé dans la ligne droite suivante.
Le circuit se compose de quatre longues lignes droites, la plus grande mesurant 800 mètres entre les deux premiers virages. Le moteur à combustion interne sera donc à plein régime sur plus de 60 % du tour, un chiffre similaire à Spa et à Monza.
Les lignes droites offrent au MGU-H de nombreuses opportunités pour récupérer de l’énergie et la stocker dans la batterie. Sur un tour d’environ 70 secondes, 46 (soit 65 % du tour) sont passées à pleine charge.
Il n’y a que sept virages au Red Bull Ring, limitant ainsi la récupération d’énergie au freinage pour le MGU-K. Les ingénieurs le configureront pour suralimenter le moteur et optimiser l’utilisation du peu récolté.
L’altitude est l’un des nombreux défis autrichiens. Le circuit se situe à 700 mètres au-dessus du niveau de la mer, une hauteur semblable à Interlagos, créant une densité d’oxygène dans l’air inférieure à 7 %. Le rythme de rotation du turbo sera alors bien plus élevé afin de produire un niveau identique de puissance et compenser la faible pression ambiante. Sur la majorité du tour, celui-ci sera proche des 100 000 tr/min, soit 1700 rotations par seconde.
Pronostic
Un sursaut d’orgueil de Bottas est attendu, et Ferrari pourrait avoir une voiture performante, sur un circuit où trois lignes droites, avec trois zones de DRS, constituent la majorité du tracé.
Lewis Hamilton pourrait-il subir une première lourde défaite ce week-end ? Rien ne le laisse supposer, mais les alertes moteurs sur l’évolution Mercedes et ses récentes erreurs en essais libres au Canada et en France peuvent laisser penser qu’il pourrait passer un week-end compliqué.
Podium : 1. Bottas / 2. Vettel / 3. Leclerc
Les vainqueurs du Grand Prix d’Autriche
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