Magnussen révèle la consigne ’folle’ et ’irrespectueuse’ de McLaren F1
Des objectifs impossibles à tenir pour un débutant comme lui
Kevin Magnussen a révélé dans Motor Sport Magazine que McLaren F1 l’avait fait tomber en dépression en l’utilisant comme une solution de secours sans aucune considération pour sa carrière, après sa première année en Formule 1.
Mais le pilote danois a aussi révélé toute l’étendue du management catastrophique et toxique de Jonathan Neale (photo en bas), alors directeur général de l’équipe, qui lui a imposé des obligations de résultat dès sa première année, en voulant qu’il soit l’égal de Lewis Hamilton face à Jenson Button.
"Je me souviens que Jonathan et Éric [Boullier, directeur sportif] m’ont dit ’Lewis était en moyenne 0,15 seconde plus rapide que Jenson en qualifications au cours des trois années où ils ont couru l’un à côté de l’autre, donc, pour conserver ton volant l’année prochaine, tu dois viser à battre Jenson avec la même marge’" raconte Magnussen dans une interview accordée à Motor Sport Magazine.
"Je l’ai accepté à l’époque, mais avec le recul, je me suis rendu compte que c’était injuste. Lewis et Jenson étaient tous deux champions du monde de F1, bien plus expérimentés que moi, et Jonathan et Éric me disaient que si je n’étais pas aussi bon lors de ma première saison que Lewis l’avait été lors de ses troisième, quatrième et cinquième saisons en F1, je serais viré. C’était fou, et aussi irrespectueux envers Jenson."
Le Danois admet qu’il n’a pas bronché face à la pression de son équipe, et puisqu’il avait la chance de piloter en catégorie reine : "Aujourd’hui, je regrette de ne pas m’être défendu. J’étais naïf. Mais, pour ma défense, j’étais un petit nouveau de la F1."
Et de manière logique dans une telle situation, la pression a fait l’effet inverse que ce qu’attendaient ses patrons : "Inévitablement, ce poids injuste des attentes m’a imposé une pression inutile et j’ai commencé à commettre des erreurs."
"C’était un ensemble d’attentes ridicules à imposer à un débutant de 21 ans. J’avais le talent, j’avais la vitesse, mais j’avais besoin d’être soutenu mentalement et émotionnellement, et les cadres supérieurs de McLaren, du côté de la course, m’ont offert le contraire."
Le debriefing du GP de Chine F1 2026
Le debriefing du Grand Prix de Chine de ce week-end aura lieu lundi 16 mars à 20h30.
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