Le ’shoey’ en F1, entre folklore et contrainte : Ricciardo revient sur son origine
Une tradition inspirée de ses racines australiennes
Impossible d’évoquer Daniel Ricciardo sans penser à son célèbre "shoey," devenu l’une des célébrations les plus iconiques de la Formule 1 moderne. Cette tradition insolite consiste à boire du champagne dans sa chaussure sur le podium. Ricciardo l’a popularisée dès 2016, notamment après sa victoire au Grand Prix d’Allemagne, avant de la répéter lors de nombreux podiums avec Red Bull puis Renault.
Le geste a même contaminé pendant un temps d’autres pilotes et personnalités, invités à s’y plier. Avec le temps, le "shoey" est devenu une véritable signature du pilote australien, symbole de son style décontracté et de son attachement à ses racines. Invité à revenir sur l’origine de cette célébration lors d’un entretien avec le patron de Ford, Jim Farley, Ricciardo a levé le voile sur une tradition qu’il n’a pas inventée, mais qu’il a adaptée à sa manière.
Comparé par Farley au tout premier jet de champagne initié par Dan Gurney aux 24 Heures du Mans 1966, le "shoey" s’inscrit selon Ricciardo dans une histoire plus diffuse.
"Je crois que quand je l’ai fait, un ami à moi avait un peu creusé le sujet, et je pense que c’était à l’origine une tradition allemande," explique-t-il.
Sans certitude absolue sur ses racines exactes, l’Australien évoque surtout une influence plus personnelle.
"Je ne me souviens pas exactement de toute l’histoire du shoey. Mais certains de mes amis en Australie le faisaient. Il y avait un groupe appelé Mad Hueys, qui partait en surf trips autour du monde et buvait dans leurs chaussures."
Un clin d’œil à ses origines, alors qu’il vivait loin de son pays depuis plusieurs années : "J’avais vécu loin de l’Australie pendant longtemps, mais c’était ma façon de montrer, je suppose, à l’Australie que je suis toujours Australien."
Au-delà de l’anecdote, Ricciardo révèle aussi une motivation plus profonde : affirmer sa personnalité dans un paddock qu’il jugeait alors trop formaté.
"J’ai toujours essayé, d’une certaine manière presque désespérée, de rester moi-même dans un sport qui - aujourd’hui ça a changé - mais il y a 10 ans, était encore un peu trop rigide. Je voulais essayer de détendre un peu l’atmosphère."
"Je me suis dit que le shoey... si le sport déteste ça, au moins mes amis australiens me respecteront. Mais quand je l’ai fait, je ne savais pas du tout comment ça allait être perçu. Je pensais que ce serait un one-shot."
Mais la réaction du public va rapidement changer la donne. Quelques mois plus tard, lors d’un podium à Singapour, Ricciardo décide de ne pas répéter l’expérience.
"Je me souviens qu’à Singapour, j’ai fait un podium. Après le premier shoey, je me suis dit : ’OK, peut-être que je garde ça seulement pour les victoires, les grandes occasions’."
"J’ai choisi de ne pas le faire sur le podium. Et j’ai entendu des chants ’shoey, shoey, shoey’, puis même quelques sifflets quand je ne l’ai pas fait. Je me suis dit : ’OK, ils le veulent vraiment’."
"Je me suis dit : ’Bon, à partir de maintenant, tous les podiums que je fais, je dois le faire’."
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