Le circuit d’Assen prêt à saisir sa chance en Formule 1

Homologation FIA, adaptations limitées et rôle de joker au calendrier

Auteur : Franck Drui
19 janvier 2026 - 11:23
Le circuit d’Assen prêt à saisir sa chance en Formule 1

Alors que les Pays-Bas se projettent vers un avenir sans le Grand Prix de Zandvoort, le circuit d’Assen avance discrètement mais concrètement ses pions en vue d’une éventuelle arrivée de la Formule 1.

Depuis le mois de septembre, le tracé néerlandais étudie en détail les exigences nécessaires à l’obtention de la licence FIA Grade 1, indispensable pour accueillir un Grand Prix de F1. Une démarche anticipative, clairement assumée par la direction du circuit.

"Nous voulons être prêts lorsqu’une candidature concrète arrivera pour organiser un Grand Prix à Assen," a déclaré le directeur du circuit, Mark van Aalderen, au média régional RTV Drenthe.

Le dirigeant tient toutefois à tempérer toute idée de projet déjà ficelé. Assen n’entend pas se positionner comme promoteur de l’épreuve.

"Si cela devait arriver, nous agirions uniquement en tant que facilitateurs, pas comme organisateurs ni comme financeurs," précise-t-il.

Sur le plan technique, les évolutions envisagées resteraient limitées. Le tracé, réputé pour sa fluidité et son caractère, ne serait pas fondamentalement remis en cause.

"Pour l’instant, il semble que cela concernerait principalement des ajustements liés à la sécurité," explique van Aalderen, avant d’ajouter que "le tracé lui-même ne devrait pas nécessiter de modifications."

L’objectif est avant tout de mesurer l’ampleur du chantier potentiel.

"Nous voulons savoir combien de temps et d’argent d’éventuelles adaptations coûteraient," résume le directeur.

Ce n’est pas la première fois qu’Assen se projette vers la Formule 1. En 2018 déjà, le circuit avait fait l’objet d’une inspection de la FIA en vue d’une homologation Grade 1, avant de s’incliner face à Zandvoort, finalement choisi pour faire son retour au calendrier.

Mais la donne a changé. Zandvoort s’apprête désormais à quitter la scène mondiale, tandis que le circuit de Portimao, au Portugal, est programmé pour le remplacer à partir de 2027.

Dans l’ombre, plusieurs acteurs du sport automobile néerlandais continuent de défendre le dossier Assen. Ancien président du circuit de Zandvoort, Jim Vermeulen estime que la meilleure carte à jouer pour le circuit n’est pas forcément une place permanente au calendrier, mais un rôle stratégique de circuit de réserve.

Une approche pragmatique, qui pourrait permettre à Assen d’entrer dans le jeu au moment où la Formule 1 redessine progressivement sa carte européenne dans un contexte géopolitique de plus en plus tendu.

"Ils devraient s’inscrire comme circuit de réserve auprès de la Formule 1," avance-t-il.

Un statut qui s’appuierait sur des atouts déjà bien identifiés.

"Assen dispose déjà des infrastructures et de tribunes pour plus de 50 000 spectateurs," souligne Vermeulen, avant d’insister sur la réactivité du site : "Ils doivent faire savoir que, si nécessaire, ils peuvent organiser un Grand Prix en quatre à six semaines."


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