Formule 1

Le banking unique de Zandvoort ? Le circuit met au défi Pirelli de s’y adapter…

Ce n’est pas un problème de sécurité pour Jan Lammers

Recherche

Par A. Combralier

3 décembre 2019 - 12:31
Le banking unique de Zandvoort ? Le (...)

Pour le retour du Grand Prix des Pays-Bas, l’an prochain à Zandvoort, les organisateurs n’ont pas fait dans la demi-mesure pour apposer un « virage signature » au circuit. C’est ainsi que le dénivelé du dernier virage, à la fin de la ligne droite, sera de pas moins 18 degrés.

Même si le virage en question est plus court que celui d’Indianapolis, il n’est pas sans susciter des inquiétudes : car c’est en raison d’un banking élevé que la polémique du Grand Prix des États-Unis 2005 était née. Michelin estimait que ses pneus ne pourraient supporter un tel dénivelé, ce qui avait conduit au retrait volontaire de toutes les F1 équipées de Michelin.

Forcément, après Michelin, c’est au tour de Pirelli d’être inquiet. Faudra-t-il développer des pneus spécifiques à ce circuit ?

Jan Lammers, le promoteur de Zandvoort, n’est lui pas inquiet, et pense que c’est surtout à Pirelli de régler le problème.

« Le fait que Pirelli soit inquiet signifie seulement qu’ils doivent faire du travail supplémentaire, et c’est exactement ce qui rendra Zandvoort unique. »

« Aucun circuit dans le monde n’a de virages avec de tels dénivelés. Je m’attends à ce que les top-pilotes pensent déjà aux trajectoires qu’ils pourront emprunter. »

Erik Weijers, directeur des opérations du Grand Prix des Pays-Bas, est allé plus loin encore en faisant parler un mort : selon lui, c’est Charlie Whiting, l’ancien directeur de course de la FIA décédé en début d’année, qui a poussé pour un tel dénivelé.

« Il était très enthousiaste au sujet des caractéristiques du circuit, des bacs à graviers pour piéger les pilotes, et de la courte ligne des stands. »

« Un jour après sa visite du circuit, nous sommes revenus à notre bureau et nous avons dit ‘pourquoi ne mettrions-nous pas un virage en dénivelé ?’ »

La FOM, toujours selon Erik Weijers, aurait aussi validé le principe du banking…

« Ils étaient aussi enthousiastes, et c’est ainsi que ça a démarré. Nous avons alors réalisé qu’il nous fallait des spécialistes. Et c’est pourquoi nous sommes entrés en contact avec Dromo. »

« Ils ont commencé avec notre idée du briefing, à savoir continuer à faire de Zandvoort un circuit old-school, et ça a très bien fonctionné. »

Le banking serait aussi un moyen de favoriser les dépassements, sur cette piste ô combien étroite…

« La FOM est venue en janvier 2017 voir les installations et le circuit pour la première fois. Ils ont été charmés par le circuit old-school. »

« Nous leur avons indiqué que très peu de choses pourraient être changées sur la piste, vous ne pouvez juste pas rallonger de 200 mètres une ligne droite. »

« Ensuite nous sommes allés voir les équipes techniques de la FOM et avons demandé comment nous pourrions rendre Zandvoort sexy et plus adapté aux dépassements. La première idée, c’était de faire du virage 13 un virage plus serré, ou d’insérer une chicane pour enlever un peu de vitesse de pointe, pour que les pilotes puissent accélérer pleinement à partir du premier virage, et pour que le DRS puisse s’ouvrir tôt. »

Circuits

Info Formule 1

Photos

Vidéos

expand_less