Laura Villars obtient une audience contre la FIA mais l’élection du Président est maintenue

Une audience est nécessaire pour juger sa plainte

4 décembre 2025 - 09:26
Laura Villars obtient une audience contre la FIA mais l’élection du Président est maintenue

L’élection pour le poste de président de la FIA se tiendra bien le 12 décembre comme prévu, en dépit de la procédure lancée par Laura Villars, qui a voulu lutter devant la justice contre Mohammed Ben Sulayem et contre le protocole électoral de la Fédération Internationale de l’Automobile.

Laura Villars voulait en premier lieu se présenter comme candidate au poste de présidente de la fédération, mais elle avait noté des statuts dans le déroulement de l’élection qui rendaient impossible toute candidature opposée au président sortant.

Elle cherchait donc à faire invalider l’élection auprès de la justice, et une décision devait avoir lieu avant la date fatidique. Mais ce premier verdict a en effet été noté par le tribunal de Paris et devra faire l’objet d’audiences prévues en février.

Cela veut dire que pour l’instant, l’élection va se dérouler comme prévu, et le verdict final de l’affaire, qui arrivera donc dans quelques mois, pourra potentiellement invalider à posteriori l’élection de Mohammed Ben Sulayem, qui n’a pas d’opposant déclaré pour cette élection.

L’avocat de Villars, Robin Binsard, a déclaré : "Nous prenons acte du jugement rendu aujourd’hui par le tribunal de Paris dans le litige opposant Laura Villars à la FIA."

"Le juge n’a retenu aucun des arguments de la FIA."

"Nous allons donc poursuivre ce litige contre la FIA devant les juges du fond. Une première audience est prévue le 16 février 2026."

Point crucial, le juge a également ordonné une enquête approfondie sur les irrégularités présumées du système électoral.

"Le juge ne s’est pas prononcé sur le fond. Il a par ailleurs statué que les irrégularités présumées entourant les élections devaient être examinées par les juges chargés de l’affaire au fond," précise l’avocat dans sa déclaration.

Un porte-parole de la FIA s’est également manifesté : "La Cour française a rendu sa décision le 3 décembre, confirmant que l’élection du président de la FIA se déroulera le 12 décembre lors de l’Assemblée générale de la FIA à Tachkent, en Ouzbékistan."

"La FIA reste concentrée sur les prochaines Assemblées générales et sur les discussions avec ses clubs membres à l’échelle mondiale sur des questions importantes tant pour le sport automobile que pour la mobilité automobile."

Chaque candidat doit désigner une personne issue de chacune des régions mondiales de la FIA, mais il n’y a qu’une seule Sud-Américaine sur la liste officielle, Fabiana Ecclestone, épouse de l’ancien patron de la F1 Bernie, qui a déjà prêté allégeance à la candidature de Ben Sulayem.

Cela empêche tout autre candidat de désigner un vice-président potentiel originaire d’Amérique du Sud, ce qui signifie que personne d’autre ne peut se présenter à l’élection.

Les questions soulevées par Villars comprennent "l’impossibilité de présenter une liste alternative" et "la situation sans précédent d’un seul candidat éligible" pour l’Amérique du Sud, ainsi que "la conformité des procédures électorales avec les principes déclarés de gouvernance, de démocratie et d’intégrité de la FIA".

Tim Mayer, ancien candidat qui a retiré son nom de la liste, a accusé la FIA de "manque de transparence" et "d’illusion de démocratie" lorsqu’il a annoncé en octobre qu’il abandonnait sa campagne pour la présidence.

En réponse, un porte-parole de la FIA a déclaré à l’époque : "L’élection présidentielle de la FIA est un processus structuré et démocratique, qui garantit l’équité et l’intégrité à chaque étape." Ce sera donc aux juges d’en décider.


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