’La F1 prendra la bonne décision’ : Gasly face à l’incertitude sur Bahreïn et l’Arabie saoudite

Un calendrier mis sous pression dès le printemps

Auteur : Franck Drui
4 mars 2026 - 12:56
’La F1 prendra la bonne décision’ : Gasly face à l’incertitude sur Bahreïn et l’Arabie saoudite

Alors que la situation géopolitique au Moyen-Orient continue de se tendre, Pierre Gasly estime que la Formule 1 prendra "la bonne décision" concernant le maintien ou non des Grand Prix de Bahreïn et Grand Prix d’Arabie saoudite, programmés en avril.

Les deux épreuves sont aujourd’hui incertaines dans le contexte du conflit en cours au Moyen-Orient, après des frappes menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran, lesquelles ont entraîné des ripostes iraniennes visant plusieurs pays du Golfe, dont Bahreïn et l’Arabie saoudite, deux nations abritant des bases américaines.

À ce stade, les trois premières manches de la saison ne sont pas concernées. Le championnat s’ouvrira ce week-end en Australie, avant de se rendre en Chine puis au Japon plus tard dans le mois. En revanche, la F1 indique surveiller de très près l’évolution de la situation avant de statuer définitivement sur les rendez-vous de Bahreïn (10-12 avril) et d’Arabie saoudite (17-19 avril).

Pilote Alpine, Pierre Gasly nous a confié aujourd’hui à Melbourne sa confiance envers les décideurs du championnat.

"Je fais confiance aux personnes en charge. Il y a tellement d’enjeux," explique-t-il.

"J’ai de la famille qui vit au Moyen-Orient, ainsi que des proches. C’est difficile de se représenter tout ce qui se passe quand on sait ce qui se déroule actuellement."

"J’espère que les choses vont s’améliorer, mais au final, la F1 prendra la bonne décision, celle qui sera la meilleure pour nous tous."

Un précédent avec le WEC, quels scénarios en cas d’annulation ?

Hier mardi, le Championnat du monde d’endurance FIA a déjà pris une décision forte en annonçant le report de sa manche d’ouverture au Qatar, initialement prévue du 26 au 28 mars.

Dans un communiqué officiel, le président de la FIA Mohammed Ben Sulayem déclarait : "La FIA continue de suivre l’évolution de la situation dans la région et nos pensées vont à toutes les personnes affectées par ces événements récents, dans l’espoir d’un retour au calme, à la sécurité et à la stabilité."

Si la F1 espère avant tout une désescalade rapide du conflit, des plans de secours sont inévitablement à l’étude. Sur le plan du calendrier, une fenêtre de trois semaines existe en mai, ainsi que la pause estivale traditionnelle de quatre semaines en août, durant laquelle les usines doivent être fermées pendant au moins deux semaines.

En dehors de ces périodes, chaque course est organisée immédiatement après la précédente ou avec seulement deux semaines d’intervalle. Déplacer ne serait-ce qu’une seule des courses de Bahreïn ou d’Arabie saoudite impliquerait donc la création d’un triplé de courses, voire quatre week-ends de course consécutifs. Impensable selon les directeurs d’équipe.

Les circuits de Portimão au Portugal et d’Imola en Italie apparaissent comme des candidats crédibles pour remplacer l’une ou les deux épreuves si les manches du Moyen-Orient étaient annulées. Le Paul Ricard aurait aussi été contacté. Toutefois, pour espérer organiser des Grands Prix dès le mois d’avril, la F1 devrait trancher au plus tard d’ici une dizaine de jours selon nos informations.

Dans l’hypothèse où aucune course ne serait disputée en avril ni durant le créneau de trois semaines en mai le calendrier ne compterait alors qu’un seul événement entre la fin mars et la fin mai : le Grand Prix de Miami (1er-3 mai), avant un long intervalle menant au Grand Prix du Canada.


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