’La F1 brasse des milliards’ : Russell s’agace du bénévolat des commissaires

Il milite pour des employés payés et permanents

27 novembre 2025 - 20:37
’La F1 brasse des milliards’ : Russell s’agace du bénévolat des commissaires

George Russell a fait valoir que la Formule 1 ne devrait pas dépendre de commissaires bénévoles. La gestion des courses est un sujet de discussion important, faisant ressortir les arguments en faveur de commissaires permanents et rémunérés.

Carlos Sainz a déclaré que la gestion devrait être d’un niveau similaire à celui des analyses des experts télévisés et des anciens pilotes de F1 Karun Chandhok, Anthony Davidson et Jolyon Palmer, qu’il regarde après chaque Grand Prix.

"Oui, eh bien, je respecte les trois personnes qu’il a mentionnées d’un point de vue analytique, et je pense qu’elles ont tout à fait raison" a déclaré Russell, qui tempère leur analyse face à celle des commissaires. "L’avantage qu’ils ont par rapport aux commissaires, c’est que, premièrement, ils ne subissent aucune pression."

"Deuxièmement, ils ont le temps de prendre une décision sans avoir à le faire sur le moment, et troisièmement, ils ne suivent pas de directives. Ils se basent sur leur propre expérience et leurs connaissances en matière de course, ce qui est aussi le cas des commissaires. Mais leur travail ne consiste pas à prendre une décision en fonction de leur point de vue."

"En matière de connaissances sur les courses, leur travail consiste à prendre une décision en fonction des directives. Cela signifie que les directives doivent être correctes. Si les directives ne sont pas correctes, les décisions ne le seront pas non plus. Mais on ne peut pas avoir de directive pour chaque circonstance."

"On en revient donc à ce point où je pense que c’est grâce à une gestion cohérente de la part de personnes qui ont cette expérience de la course, qui peuvent voir un incident tel qu’il est, que nous obtiendrons les sanctions les plus cohérentes pour un incident donné. Et c’est là que des personnes comme Anthony, Jolyon et Karun ont cet avantage."

Le pilote Mercedes F1 s’agace que les commissaires ne soient pas professionnels mais bénévoles : "Je ne pense pas que nous ayons nécessairement besoin de ces trois personnes en particulier, mais je pense que ce serait formidable de les avoir. Mais quelqu’un doit mettre la main à la poche pour payer les commissaires le montant correct."

"Il faudrait que les commissaires soient cohérents tout au long des 24 courses. En fin de compte, c’est un travail. C’est un sport qui brasse des milliards de dollars. Nous ne devrions pas avoir des bénévoles qui ont autant de pouvoir dans certaines fonctions. À mon avis, quelqu’un doit donc payer ces personnes."

Interrogé sur son podium de Las Vegas, le Britannique reconnait qu’il est satisfait, alors que le week-end du Nevada a été marqué par un problème de direction assisté sur sa Mercedes W16.

"C’était un bon résultat pour nous à Vegas, surtout compte tenu du problème de direction assistée en qualifications et en course. Je suis content qu’on ait identifié le progrès. Mais on ne peut rien prendre pour acquis face à Ferrari et Max, qui est l’homme en forme."

"Si vous ne pouvez pas gagner, vous essayez de finir deuxième. Ce n’est pas ce dont on rêve, mais ce serait un bel accomplissement pour l’équipe, de battre Ferrari et Red Bull, et on doit essayer de valider cela puis se tourner vers 2026."

Alors que trois pilotes sont en lutte pour le titre mondial, Russell ne changera pas d’approche : "Je leur souhaite le meilleur, mais je ne vais rien changer à la manière dont je pilote. Je vais essayer de signer un podium ou de gagner, et je regarderai après où ils se trouvent."

Interrogé sur sa compassion pour McLaren F1 après leur double disqualification, il a souri : "Non, pour être honnête ! C’est le jeu. Peut-être que si j’avais moi-même été disqualifié récemment, je ressentirais cela, mais c’est la Formule 1. On pousse à la limite, et parfois ce sont des choses qui arrivent."

La course sera intense avec des relais limités qui obligeront à rouler à fond, mais Russell ne s’inquiète pas de voir la fatigue physique de 2023 se reproduire, alors que des pilotes avaient terminé au bord du malaise.

"Je pense que c’était très difficile en 2023 car il faisait 35 degrés avec 90 % d’humidité. Mais c’est six semaines plus tard maintenant et il fait plus frais. J’avais suggéré l’idée de deux arrêts obligatoires dans le passé, mais dans ma tête c’était tendres-mediums-durs, pas un choix libre. Mais on verra ce qui en ressort."


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