’J’ai fait ma part’ : Verstappen refuse de s’attribuer tout le mérite du succès de la F1 chez lui
"Formidable de voir que le sport automobile est vivant aux Pays-Bas"
Max Verstappen est devenu bien plus qu’un quadruple champion du monde aux Pays-Bas. Depuis ses débuts en Formule 1 en 2015, le Néerlandais a accompagné, voire incarné, le spectaculaire regain d’intérêt pour le sport automobile dans son pays. Pourtant, alors que les tribunes de Zandvoort se parent régulièrement d’orange et que le Grand Prix des Pays-Bas s’apprête à vivre sa dernière édition avant une longue absence, Verstappen refuse de s’attribuer le mérite de ce phénomène.
Arrivé en Formule 1 à seulement 17 ans en 2015, Verstappen avait alors battu le record du plus jeune pilote à prendre le départ dans la discipline. Ses premiers succès et son ascension rapide vers le sommet de la hiérarchie lui ont rapidement permis d’acquérir un statut particulier dans son pays natal.
En 2021, l’année de son premier titre mondial, le Grand Prix des Pays-Bas a effectué son grand retour au calendrier de la Formule 1. Depuis, Zandvoort est devenu l’un des rendez-vous les plus marquants de la saison, porté par une foule orange venue soutenir son héros national. Bernie Ecclestone a d’ailleurs déclaré que le retour et le succès de cette course devait tout à Verstappen (à lire ici).
Mais Verstappen ne souhaite pas pour autant s’attribuer tout le mérite. Il le voit surtout comme la conséquence directe de son propre parcours.
"Je ne veux pas dire que tout cela est grâce à moi," a-t-il expliqué à Formule 1 Magazine. "J’ai fait ma part, disons-le ainsi."
"Avant tout, je pense que c’est formidable de voir que le sport automobile est véritablement vivant aux Pays-Bas. Je n’ai pas personnellement besoin de m’en attribuer le mérite."
Pour Verstappen, son pays dispose d’une véritable culture du sport automobile, alimentée par les performances de plusieurs pilotes néerlandais dans différentes disciplines. Il cite notamment l’activité des circuits d’Assen et de Zandvoort, deux lieux emblématiques de cette passion.
"Heureusement, il y a aussi des pilotes néerlandais qui, de manière générale, réussissent bien dans différentes catégories et qui ont un impact important à Assen et à Zandvoort. C’est vivant et ça fonctionne bien, et je trouve cela formidable."
Le pilote Red Bull Racing ne cherche donc pas à construire autour de lui une histoire dans laquelle il serait l’unique responsable de la popularité retrouvée du sport automobile aux Pays-Bas. Même si son arrivée en Formule 1, puis ses victoires et ses titres, ont incontestablement contribué à amplifier le phénomène, il considère que cette reconnaissance personnelle n’est pas essentielle.
Interrogé sur les raisons pour lesquelles il refuse de s’attribuer le mérite de cette popularité, Verstappen a répondu : "Je n’ai pas besoin de le crier sur tous les toits. Et ce n’est pas important non plus."
À ses yeux, le véritable enjeu se situe ailleurs : dans la capacité de cette nouvelle popularité à susciter des vocations chez les plus jeunes et à les inciter à découvrir les différentes facettes du sport automobile.
"Il est plus important de voir que le sport automobile est désormais populaire et que de petits garçons rêvent aujourd’hui de sport automobile et de Formule 1," a-t-il expliqué.
"Bien sûr, la Formule 1 est le sommet, mais même en dessous de la Formule 1, il y a énormément de choses amusantes que l’on peut faire dans le sport automobile."
Cette popularité sera une nouvelle fois particulièrement visible lors du prochain Grand Prix des Pays-Bas. L’épreuve aura une saveur particulière puisqu’elle devrait être la dernière avant de très nombreuses années.
Aucun accord n’a en effet été trouvé pour prolonger le contrat avec la Formule 1 au-delà de la saison actuelle. Le rendez-vous de Zandvoort devrait donc disparaître du calendrier après cette édition, malgré l’immense engouement qu’il continue de susciter.
Comme lors des précédentes éditions, les tribunes devraient être largement dominées par la couleur orange. À travers l’Europe, les supporters néerlandais ont pris l’habitude de suivre Verstappen en nombre, transformant de nombreux circuits en véritables prolongements de Zandvoort.
Même Verstappen reconnaît avoir été surpris par l’ampleur prise par ce mouvement populaire.
"Je n’aurais jamais imaginé cela moi-même," a-t-il confié.
"Je ne pense que personne ne l’aurait imaginé. Lorsque je suis arrivé en Formule 1, je ne pensais pas que tout se passerait aussi bien."
"Les résultats, les victoires, les titres, et bien sûr le retour des courses à Zandvoort."
"Maintenant, comme je l’ai dit, c’est au gouvernement de continuer à montrer du soutien au sport auto dans notre pays."
Raymond Vermeulen, son manager, a lui reconnu que Verstappen a accompli quelque chose d’exceptionnel. Il a été témoin du regain de popularité de la Formule 1 aux Pays-Bas, après une longue période de léthargie de ce sport dans le pays.
"Les Néerlandais sont naturellement chauvins et fiers, ils se rallient donc à ce succès et le célèbrent. C’est formidable à voir. On retrouve ce même enthousiasme autour de l’équipe nationale de football ou du patinage de vitesse aux Jeux olympiques."
"La Formule 1 aux Pays-Bas a connu une longue et profonde hibernation. Après les succès de Jos, la période suivante a été plus compliquée pour les pilotes néerlandais. Quant à l’histoire de Max, ce jeune garçon qui a bouleversé l’ordre établi, elle est tout simplement colossale."
"Je pense que nous, Néerlandais, pouvons être incroyablement fiers du retour du Grand Prix à Zandvoort. Pendant longtemps, personne n’aurait osé en rêver. Max a réussi à s’y imposer à plusieurs reprises et a donné un formidable élan à toute l’économie locale gravitant autour du GP des Pays-Bas. Tout le monde a conscience que c’est Max qui a fait bouger les lignes. Même s’il le reconnait, il restera toujours modeste à ce sujet."
Max Verstappen pourrait toutefois continuer à attirer les foules de son pays vers la Nordschleife. Mais il ne souhaite pas que son statut biaise l’intérêt que doit porter le public au GT3 ou à l’Endurance.
"C’est sans doute un peu plus ’à l’ancienne’ dans la façon dont on peut accéder au paddock et être au plus près de l’action. Oui, j’adore ça. Je veux dire, je ne cherche pas à jouer les superstars ni à me comporter différemment simplement parce que je suis pilote de Formule 1."
"J’aime la course, j’aime l’endurance, j’aime travailler avec des coéquipiers sur une même voiture et gérer le trafic, toutes ces choses-là."
"Piloter de nuit pour la première fois, c’était honnêtement... oui, une expérience tout simplement fantastique."
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