Hamilton renaît en rouge, Ferrari peut-elle rêver plus grand ?
Avec un Lewis mieux intégré, la Scuderia progresse selon Vasseur
Les premiers signaux ne trompent pas : Lewis Hamilton semble enfin pleinement à l’aise en rouge. Et chez Ferrari, c’est déjà une victoire en soi.
Après une saison 2025 difficile, sans podium et marquée par de nombreuses frustrations, le septuple champion du monde a entamé 2026 sur des bases bien plus solides. Son podium décroché en Chine a insufflé un nouvel élan à la Scuderia, mais aussi à son propre état d’esprit. Pour le directeur d’écurie Frédéric Vasseur, cette transformation n’a rien d’un hasard.
La clé ? Une intégration enfin réussie.
"Honnêtement, c’est toujours beaucoup plus facile la deuxième année, parce que vous faites partie du projet," explique-t-il.
Contrairement à 2025, où Hamilton avait rejoint une équipe déjà lancée avec une monoplace conçue sans lui, le Britannique a cette fois été impliqué dès les premières étapes du développement.
"Dès le début, il était dans le simulateur au milieu de l’année 2025, quand nous avons lancé le projet," précise Vasseur. "Il se sent aussi un peu plus impliqué dans le projet qu’il ne l’était il y a un an. Quand il est arrivé en janvier, la voiture était déjà là."
Aujourd’hui, les choses s’alignent, autant sur le plan technique qu’humain. "Il connaît mieux tout le monde, les relations s’améliorent de plus en plus. C’est aussi plus facile pour lui de gérer les gens et de travailler avec tout le monde," poursuit le Français.
Malgré cette dynamique positive, Ferrari reste encore en retrait face à Mercedes F1, impressionnante en ce début de saison. Après deux manches, la Scuderia doit combler un écart réel, mais Vasseur privilégie une approche méthodique.
"Pas à pas, nous devons progresser par petits gains, car c’est ainsi que nous réduirons l’écart," affirme-t-il.
Dans ce contexte, voir Hamilton désormais en phase avec son équipe représente un atout majeur pour Ferrari, dont l’esprit combatif pourrait bien redevenir une arme redoutable.
Parallèlement, Vasseur a également tenu à défendre Charles Leclerc, dont le style naturel ne correspond pas forcément aux nouvelles règles techniques introduites en 2026.
Le Monégasque a pourtant réalisé un début de saison solide, avec une troisième place à Melbourne et une quatrième en Chine, tout en livrant une bataille intense avec son équipier. Une continuité de sa campagne 2025, où il avait brillé malgré les limites de la SF-25, signant sept podiums et une pole position.
Déjà l’an dernier, Leclerc n’avait pas caché ses réserves sur cette nouvelle génération de monoplaces. "Je ne suis pas fan," avait-il confié après une première expérience en simulateur à Maranello.
Mais pour Vasseur, l’adaptation est en bonne voie.
"C’est toujours le cas quand nous avons un changement réglementaire plus important entre 2025 et 2026 que lors des autres années, et cela nécessite probablement plus d’adaptation et de changements, une approche différente pour les pilotes. Il est en train de le faire," assure-t-il.
Le patron de Ferrari reconnaît toutefois une incompatibilité initiale : "Je ne suis pas sûr que cela corresponde parfaitement à son style, mais il est dessus. Il comprend très bien la situation avec la voiture. Il est très affûté, et il y arrivera."
Si la marche reste haute face à Mercedes, Ferrari peut s’appuyer sur un duo de pilotes en pleine montée en puissance. Et dans ces conditions, un retour sur la plus haute marche du podium en 2026 n’a plus rien d’utopique.
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