Hamilton réagit aux propos d’Elkann et à la culture du blâme chez Ferrari

Comment Lewis a vécu la pique de son président en coulisses

Auteur : Franck Drui
20 novembre 2025 - 06:37
Hamilton réagit aux propos d’Elkann et à la culture du blâme chez Ferrari

Dans le paddock de Las Vegas, les pilotes Ferrari étaient très attendus par les journalistes pour une raison évidente : avoir leur réaction face aux propos de leur président, John Elkann.

Le PDG de Ferrari a en effet invité ses pilotes en F1 à parler moins et à se concentrer sur le pilotage, une sortie médiatique qui a été très commentée et critiquée par de nombreux anciens pilotes de F1 ou consultants. Sans parler des fans de la Scuderia qui n’ont pas vraiment compris l’intérêt de rajouter ainsi de l’huile sur le feu.

Alors au moment d’interroger Lewis Hamilton, on se doute bien que le Britannique ne va pas s’insurger contre son grand patron mais il a tenu à répondre de manière complète et diplomatique.

Comment était l’ambiance à Maranello après ces propos d’Elkann ?

"On s’est concentrés sur le fait de faire notre travail à l’usine, on se concentre sur les progrès que l’on peut faire."

"Je parle à John toutes les semaines, on a une relation incroyable, la passion n’a pas disparu de notre équipe, on a une grande montagne à gravir mais on veut finir la saison positivement."

Il a ensuite plaisanté en disant : "je suis toujours prêt à faire moins de médias" lorsqu’il a été interrogé sur la suggestion d’Elkann selon laquelle Hamilton et Leclerc devraient parler moins.

"Mais non, sérieusement, je pense que nous devons tous prendre nos responsabilités dans cette équipe et que nous devons tous jouer notre rôle. Il y a tellement de passion dans cette équipe, chez chaque membre de cette équipe. Je suis extrêmement reconnaissant pour les efforts extraordinaires que chaque personne à l’usine continue de fournir semaine après semaine."

"Sachant que l’équipe est Ferrari, elle fait toujours l’objet d’une attention considérable, et pas toujours de manière positive. Mais nous sommes tous pleinement déterminés à renverser la situation et je m’engage pleinement à aider cette équipe à se reconstruire et à se développer."

"Chaque défi est pour nous une occasion de grandir et d’apprendre, et je suis convaincu que nous arriverons là où nous voulons être."

Hamilton veut rester positif malgré ces commentaires... qui semblaient toutefois le viser davantage que Leclerc. Est-ce ainsi qu’il l’a perçu ?

"C’était difficile à certains points de l’année, mais je sens que je me suis surpris en termes de résilience, je me sens encore très positif, très déterminé face au challenge que l’on affronte. Chaque défi est une opportunité d’apprendre et grandir."

"Ca a été une année très difficile et pas celle dont je rêvais, surtout pour ma première année dans l’équipe spéciale qu’est Ferrari. Mais on va apprendre des enseignements de cette année pour progresser, et je crois en chaque personne à l’usine et ici en piste, ils se donnent à 100 % chaque semaine et c’est ce qu’on peut leur donner. Je suis concentré sur le fait de me reconstruire et de retrouver la victoire."

Après ces réponses diplomatiques, Hamilton a eu droit à une question bien plus directe ! Le septuple champion du monde a toujours eu une approche ’on gagne ensemble, on perd ensemble’ dans sa carrière. N’est-il pas surpris par cette culture du blâme ? Peut-il continuer à travailler sereinement dans un tel environnement où son patron s’exprime ainsi ?

"C’est une très bonne question ! Je ne ressens pas de culture du blâme, on est tous dans le même bateau. On doit tous prendre nos responsabilités, chacun doit jouer son rôle, et comme je le disais avant, je crois toujours en ma décision d’être venu ici."

"Je soutiens mon équipe à 100 %, et je me soutiens à 100 %. Ca n’a pas été une bonne année pour nous mais on a énormément appris, et à titre personnel, j’ai beaucoup grandi. Je me tiens ici plus fort que jamais et je vais essayer de finir en beauté ces trois dernières courses."

Revenons aux propos d’Elkann et à l’idée que les pilotes pourraient être plus concentrés. Est-ce possible ?

"Pas vraiment," a répondu Hamilton. "Je me réveille en pensant à Ferrari, je m’endors en y pensant et j’y pense pendant mon sommeil."

"Donc, s’il y a quelque chose sur laquelle je dois me concentrer, c’est plutôt sur ma capacité à me déconnecter davantage. Cette année a été très difficile. C’est probablement l’année la plus chargée que j’ai jamais connue."

"J’ai passé plus de temps à l’usine que je ne pense en avoir jamais passé dans aucune autre usine auparavant, car il y avait tellement à faire et à apprendre. Et c’est vraiment difficile."

"Nous travaillons tous dans un but précis, puis nous faisons des pas en arrière. C’est comme si nous escaladions une montagne, puis que le week-end arrivait et que nous reculions de quelques pas, voire de dix pas, et que nous devions ensuite nous relever et réessayer la fois suivante."

"Je soutiens cette équipe à 100 %. Je sais que lorsque nous aurons tout mis en place, ce sera incroyable et j’ai hâte que ce moment arrive, car ce sera agréable de voir ce que vous écrirez après cela et je crois sincèrement que cela va arriver."

"Je ne perds pas cela de vue, même après toutes les journées difficiles que nous avons vécues."


Comment suivre au mieux l’actualité de notre site ?

Via notre nouvelle chaîne WhatsApp Nextgen-Auto.com !


Partage

ferrari1_15_-3.jpg