Hadjar, le ’Petit Prost’ de la F1, est la surprise de la saison
Le professeur méritait plus de reconnaissance
Isack Hadjar est déjà en train de marquer la Formule 1.
Le pilote Racing Bulls, qui a la binationalité franco-algérienne, est assez fier de ses débuts, avec déjà de premiers points à son actif et un rythme plus qu’à la hauteur de celui de Yuki Tsunoda, lors des deux premières courses, et de Liam Lawson depuis.
"J’ai le sentiment de représenter deux pays," a déclaré le pilote Racing Bulls à Reuters.
"Je suis le premier pilote arabe de la planète à accéder à la Formule 1. C’est énorme, mais c’est passé inaperçu, personne ne s’en soucie, mais c’est énorme."
"Hadjar est la surprise de la saison," répète de son côté Helmut Marko, consultant chez Red Bull. "Il est calme et toujours là… c’est un grand gaillard qui promet l’avenir."
Marko appelait Hadjar « Petit Prost » – un clin d’œil au quadruple champion du monde français.
"Je me rongeais les ongles et Helmut m’a dit : ’Ouais, comme Prost’. Il m’a dit ça. Comme Prost. C’est tout. C’est aussi simple que ça. Ça ne me dérange pas. Prost est une légende. Enfant, c’était Ayrton pour moi, mais plus je grandis, plus j’apprécie Alain. Enfant, on ne pense qu’à la vitesse et aux couleurs vives. On voit Ayrton Senna et on se dit : ’Oh, incroyable !’. Et puis plus tard, Lewis Hamilton."
Hadjar estime que Prost, surnommé "le professeur", méritait plus de reconnaissance.
"Je pense juste que sa carrière est vraiment sous-estimée. Je ne vais pas me vanter d’être un homme intelligent, mais j’ai toujours eu cette approche que mon père a toujours voulu que j’utilise d’abord ma tête… juste réfléchir quand on conduit et faire la différence hors de la voiture."
Le Français s’est toutefois distingué avec des propos tenant plus de la colère à la radio, surtout l’an dernier en F2.
"On joue avec les limites de ce qui est autorisé. En Formule 2, on est client de l’équipe et on y joue sa vie. On veut aller en Formule 1, l’équipe fait des bêtises, on lui en veut à la radio et on dit ce qu’on pense. Ici, c’est complètement différent. On est payé pour piloter. C’est le métier le plus cool du monde, on ne crie pas sur les gens. C’est impossible."
Si j’ai envie de crier, je crie dans mon casque. C’est ce que je fais. Je n’appuie pas sur le bouton radio pour dire des bêtises."
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