Ferrari sous pression : Vasseur relativise le ’maintenant ou jamais’ de Leclerc
Après une saison sans victoire, la Scuderia aborde 2026 dans un climat tendu
Fred Vasseur a tenu à calmer le jeu après la déclaration forte de Charles Leclerc à l’issue du Grand Prix d’Abu Dhabi. Le pilote monégasque avait évoqué à propos des règles de 2026 que c’était "maintenant ou jamais" pour Ferrari, au terme d’une saison particulièrement compliquée pour l’écurie italienne.
La Scuderia a en effet traversé une saison difficile, conclue sans la moindre victoire en Grand Prix. Le recrutement très médiatisé de Lewis Hamilton n’a pas davantage apporté les résultats espérés, le Britannique n’ayant pas réussi à décrocher le moindre podium. Un bilan qui accentue la pression autour de Ferrari à l’approche de la saison 2026, marquée par l’introduction de nouveaux règlements techniques et la construction de monoplaces entièrement repensées.
Ce changement de réglementation représente une opportunité rare de redistribuer les cartes dans la hiérarchie, et pourrait permettre à certaines équipes de franchir un cap décisif. Dans ce contexte, les mots de Charles Leclerc ont résonné comme un avertissement. Déçu par la saison écoulée, le Monégasque a estimé qu’il s’agissait d’un tournant crucial alors qu’il s’apprête à entamer sa huitième saison avec Ferrari.
Pour Fred Vasseur, toutefois, cette déclaration doit être replacée dans son contexte émotionnel. Le patron de la Scuderia estime que Leclerc s’est exprimé sous le coup de la frustration, quelques instants seulement après être sorti de sa voiture.
"Honnêtement, je pense que Charles, si vous regardez l’an dernier par exemple, quand vous allez le voir en zone TV juste après la séance et que vous lui demandez s’il est content quand il est 2e ou quand il est 6e, ce n’est pas le même Charles, c’est sûr," explique Vasseur.
Le Français insiste sur la différence d’approche entre la réaction immédiate et l’analyse plus posée du lendemain.
"Si vous lui demandez le lendemain : ’Qu’est-ce que tu veux faire avec l’équipe ?’, je pense que l’approche est toujours la même."
"Elle est toujours constructive, avec l’envie de faire mieux. Même si je suis 1er, j’ai exactement la même approche avec l’équipe le lundi matin, quand on fait le débriefing pour comprendre et identifier les points sur lesquels on peut progresser."
Ferrari traverse actuellement une longue disette en matière de titres, le dernier championnat remporté par l’équipe remontant à 2008. En attendant de disposer enfin d’une monoplace capable de jouer le titre, Charles Leclerc continue de porter les ambitions de la Scuderia, parfois avec une exigence extrême.
Pour Vasseur, cette pression fait partie intégrante de l’ADN de la Formule 1 et ne doit pas être interprétée négativement.
"Peu importe que vous soyez 1er ou 10e. Je pense que le débriefing aujourd’hui chez Alpine, Williams, Red Bull ou chez nous est exactement le même."
"On essaie simplement de faire un meilleur travail sur chaque pilier de la performance."
"Sur le moteur, sur la boîte de vitesses, sur l’aérodynamique, sur les réglages, sur le simulateur. C’est l’ADN de ce que nous faisons."
Vasseur conclut en rappelant que cette volonté de pousser l’équipe dans ses retranchements est commune aux pilotes de pointe du plateau.
"Max [Verstappen] pousse son équipe à la limite. Lando [Norris] pousse son équipe à la limite. Et honnêtement, en tant qu’équipe de Formule 1, c’est aussi exactement ce que nous attendons."
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