’Des forces énormes en action’ : on en sait plus sur l’aéro active des F1 de 2026
De l’hydraulique nécessaire pour synchroniser les ailerons avant et arrière
Les premiers indices concrets sur le fonctionnement réel de l’aérodynamique active des Formule 1 de 2026 ont émergé à Fiorano. Une vidéo issue des roulages de Ferrari a en effet offert la première vision claire d’un élément clé du futur règlement : le système d’aileron avant actif en action, comme nous vous le rapportions samedi (à revoir ici).
Sur les images, on distinguait nettement les volets supérieurs de l’aileron avant s’aplatir en ligne droite, alors que celui de l’arrière s’ouvrait (similaire au DRS), confirmant visuellement le rôle central que jouera l’aérodynamique active dans la nouvelle génération de monoplaces.
Mais si le principe est bien connu, la solution technique retenue par les équipes restait jusqu’ici largement spéculative !
Après les premiers roulages, on en sait un peu plus : la majorité des écuries devraient finalement s’orienter vers une commande hydraulique, afin de garantir une synchronisation parfaite entre les dispositifs actifs de l’aileron avant et de l’aileron arrière.
Une approche logique, comme l’explique James Key, directeur technique d’Audi F1.
"Nous avons déjà acquis énormément d’expérience avec l’hydraulique sur l’aileron arrière, avec le DRS, donc c’est l’approche la plus logique."
Pour Key, l’enjeu principal réside dans la coordination parfaite entre les deux extrémités de la voiture.
"On veut que les deux ailerons s’ajustent de manière parfaitement synchronisée. Il est donc très probable que nous voyions aussi des systèmes hydrauliques à l’avant."
La rapidité du système est telle que son fonctionnement est quasiment imperceptible à l’œil nu, même à l’arrêt. Key insiste sur la violence des contraintes mécaniques mises en jeu.
"L’ajustement doit se faire dans un laps de temps extrêmement court. Si vous observez l’activation dans le garage, vous ne percevez même pas le mouvement. L’aileron est soit dans une position, soit dans l’autre. C’est incroyablement rapide, et aussi étonnamment bruyant. Des forces énormes sont en action."
L’introduction de conduites hydrauliques dans le nez de la voiture soulève néanmoins une question évidente en matière de sécurité et de réparabilité, notamment en cas d’accrochage endommageant l’aileron avant. Un point que les équipes ont anticipé, assure Key.
"Nous avons trouvé une solution qui permet de changer l’aileron pendant un arrêt au stand," explique-t-il. "Et le mécanisme fonctionne de nouveau ensuite. La connexion hydraulique ressemble à un raccord rapide, comme sur un tuyau d’arrosage."
Cette première démonstration en conditions réelles confirme ainsi que les systèmes actifs de 2026 ne seront pas de simples gadgets réglementaires, mais bien des dispositifs sophistiqués, soumis à des contraintes extrêmes et intégrés au cœur de la performance des futures Formule 1.
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