Ocon veut tout oublier, Gasly temporise : leurs impressions face au pilotage des F1 de 2026

"Il y a énormément d’inconnues pour le moment"

Auteur : Franck Drui
26 janvier 2026 - 15:41
Ocon veut tout oublier, Gasly temporise : leurs impressions face au pilotage des F1 de 2026

Esteban Ocon a récemment suscité de nombreuses réactions en affirmant que piloter les Formule 1 de la saison 2026 n’aura rien de comparable avec ce que les pilotes ont connu jusqu’à présent. Selon le Français, la révolution technique à venir sera si profonde qu’elle obligera les pilotes à revoir intégralement leurs fondamentaux.

Le pilote Haas F1 est même allé jusqu’à suggérer que, pour être performant cette année, il faudrait presque "oublier" tout ce qui a été appris depuis les premières années en karting. Une déclaration forte, alors que les nouvelles monoplaces s’annoncent comme particulièrement complexes à exploiter en raison de contraintes énergétiques inédites.

Mais ces F1 de nouvelle génération seront-elles réellement aussi extrêmes, ou bien les compétences traditionnelles resteront-elles pertinentes ?

Après ses premiers roulages sur simulateur avec un modèle 2026 à la fin de l’année dernière, Ocon dit avoir été frappé par l’ampleur du changement. À ses yeux, les repères classiques de la performance en Formule 1 ne s’appliquent plus de la même manière.

"Clairement, le plus gros changement vient du moteur, et ça va être la clé pour être prêts. C’est un défi excitant, et c’est une manière de piloter très différente de ce que l’on connaissait avant."

"Je pense qu’on peut oublier tout ce qu’on a appris depuis le karting sur la façon d’aller vite, mais ce sera intéressant d’apprendre un nouveau style de pilotage et, je l’espère, d’y trouver de la performance."

"C’est une manière de piloter très particulière. Il va y avoir beaucoup plus de gestion du côté moteur et du côté hybride. La voiture en elle-même donnait de bonnes sensations. L’équilibre était correct, même si ce n’était qu’un premier roulage en simulateur, donc il faudra voir ce que ça donne en réalité, mais le niveau d’adhérence était bon."

Reste toutefois une grande inconnue : quelle part de cette gestion énergétique relèvera réellement du pilote, et quelle part sera dictée par les stratégies et réglages définis par les équipes ? Une question à laquelle il ne sera possible de répondre qu’après des essais de présaison plus représentatifs.

Chez Alpine, Pierre Gasly a réagi avec un certain recul aux propos de son ancien équipier, admettant qu’il ne comptait pas repartir totalement de zéro.

"Je vais quand même garder quelques choses que j’ai apprises !" a-t-il répondu, interrogé sur les propos de son compatriote.

Le Français partage néanmoins le constat d’une incertitude généralisée autour des voitures 2026.

"Je pense qu’il y a énormément d’inconnues pour le moment sur ce que ces voitures vont réellement procurer comme sensations, et sur la réponse du moteur."

Gasly s’attend à un rôle plus actif du pilote dans l’habitacle, notamment dans la manière d’aborder les courses et de gérer l’énergie.

"Dans la voiture, je pense qu’on aura probablement un peu plus d’interactions. On va devoir réfléchir plus en profondeur à notre approche des courses, à notre style de pilotage et à la façon de maîtriser la gestion de l’énergie."

Et d’ajouter que la performance ne se résumera plus à attaquer en permanence.

"Ce ne sera pas seulement une question d’être à la limite du potentiel de la voiture. Il faudra être assez intelligent dans la manière de piloter, surtout du point de vue du moteur."


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