Comment la F1 et la FIA ont laissé la porte ouverte aux V10 pour l’avenir
Travailler sur la bonne trajectoire pour le sport à moyen terme
Christian Horner, directeur de l’équipe Red Bull, a fait la lumière sur la réunion tenue entre les équipes, constructeurs et motoristes en F1 à Bahreïn, avec la FIA
Vendredi, lors d’une importante réunion, les constructeurs sont parvenus à un accord pour maintenir les modifications réglementaires de 2026 comme prévu.
Toutefois, toutes les parties présentes ont déclaré être ouvertes à la possibilité d’un retour des moteurs atmosphériques à l’avenir.
Cette discussion a eu lieu alors que les rumeurs laissaient entendre que les modifications de 2026 pourraient être reportées ou abandonnées plus tôt que prévu au profit d’un retour aux moteurs V10 dès 2028.
Bien que la motion ait été abandonnée pour le moment, Horner a déclaré que cette réunion ne signifiait pas la fin du projet.
"Tout d’abord, il s’agissait d’une réunion convoquée par la FIA. Ce fut une réunion très cordiale et productive, le président de la FIA ayant sollicité des retours sur la future génération de moteurs. De toute évidence, 2026 est définitivement fixé. Mais à plus long terme, quelle est la bonne trajectoire pour la Formule 1 ?"
"Certainement pas pour 2027. Impossible, plutôt pour 2028. Tout est subjectif, il s’agit pour l’instant d’une mission d’enquête ; il appartient désormais aux motoristes de faire remonter leurs informations à la FIA. Ils collectent toutes leurs informations, et le processus évoluera à partir de là."
Si l’un des principaux attraits des moteurs V10 est le retour de ce son apprécié des fans, Horner a affirmé que d’autres facteurs doivent être pris en compte.
"Je pense que pour le romantique en moi, un V10 hurlant pourrait être très attrayant pour la F1. Mais cela doit être fait de manière responsable. La FIA nous l’a dit : cela ne pourra se faire qu’avec le maintien d’une composante hybride. Avec l’électrification également, à quoi ressemble ce moteur ? Est-ce un V10 ? Un V8 ? C’était vraiment la question qui a été posée : à quoi pourrait ressembler l’avenir ?"
"Il appartient maintenant aux différents constructeurs de faire part de leurs observations à la FIA et de les laisser digérer. J’ai trouvé la discussion constructive ; tout le monde était très ouvert aux idées pour l’avenir."
L’incertitude qui règne sur l’économie mondiale, liée aux droits de douane imposés par le président américain Donald Trump, est un autre élément à prendre en compte. Horner a expliqué que la F1 ne pouvait ignorer l’impact potentiel d’une récession, la dernière crise financière mondiale de 2008 ayant entraîné le retrait de plusieurs constructeurs de la discipline.
"On ne peut ignorer une telle volatilité. L’une des questions clés était : quelle que soit la réglementation, le coût est essentiel. Nous avons constaté les progrès considérables réalisés en matière de carburants durables. C’est une introduction très prometteuse en F1 prévue pour l’année prochaine. Quelle direction l’industrie automobile va-t-elle prendre à l’avenir ? Quel effet ces droits de douane auront-ils ?"
"Plus généralement, la F1 doit également se protéger."
Le point positif pour les partisans du V10 est qu’une autre réunion est prévue pour discuter d’un éventuel assouplissement des règles strictes d’homologation.
L’instance dirigeante de la F1 a confirmé : "La FIA s’est fermement engagée à respecter la réglementation 2026 de la Formule 1."
"Le département technique de la FIA, en collaboration avec plusieurs parties prenantes, a consacré beaucoup de temps à l’élaboration de la réglementation 2026 relative aux moteurs hybrides fonctionnant à 100 % avec du carburant durable."
"Toutes les parties ont convenu de poursuivre les discussions sur l’orientation technique future de la discipline. L’électrification sera toujours une priorité pour l’avenir. L’utilisation de carburants durables sera un impératif."
Audi, dont l’écurie Sauber utilisera ses moteurs à partir de 2026, s’est dite satisfaite du résultat.
"Nous remercions la FIA, et plus particulièrement Mohammed Ben Sulayem, d’avoir organisé cette importante réunion au cours de laquelle nous avons engagé des discussions constructives avec toutes les parties concernées."
"Notre objectif est de contribuer à façonner un sport automobile durable et tourné vers l’avenir, exploitant les technologies de pointe, bénéficiant non seulement à la Formule 1, mais aussi au développement technologique plus large d’Audi, tel que reflété dans la réglementation 2026 relative aux groupes motopropulseurs."
"Audi reste pleinement engagée à intégrer la Formule 1 dès 2026, avec une technologie de groupes motopropulseurs articulée autour de trois piliers clés : des moteurs à haut rendement, une électrification hybride avancée et l’utilisation de carburants durables."
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