’Ce n’est pas de la démocratie’ : Mayer étrille Ben Sulayem et se retire de la course à la présidence de la FIA
Il continue sa campagne pour "protéger l’intégrité" de la fédération
Tim Mayer s’est retiré aujourd’hui de la course à la présidence de la FIA contre le président sortant Mohammed Ben Sulayem.
L’Américain a tenu une conférence de presse enflammée à Austin au cours de laquelle il s’en est pris à l’instance dirigeante du sport automobile.
"L’élection à la présidence de la FIA est terminée," a déclaré Mayer, qui a mis fin à son ambition de succéder à Ben Sulayem, lors du week-end du Grand Prix des États-Unis.
"Il n’y aura qu’un seul candidat, le président sortant, et ce n’est pas de la démocratie. C’est l’illusion de la démocratie."
Mayer, qui avait lancé sa candidature en juillet, lors du week-end du Grand Prix de Grande-Bretagne, avait promis de mettre fin au "règne de terreur" de Ben Sulayem, mais il s’est désormais retiré.
Mohammed Ben Sulayem devrait se présenter sans opposition à sa réélection puisqu’on doute de voir Laura Villars ou Virginie Philippot y réussir également étant donné les verrous mis en place peu à peu par le président sortant.
Mayer était l’option la plus viable et la plus réaliste parmi les trois candidats attendus. Cependant il est également apparu clairement qu’il était pratiquement impossible pour les rivaux de se présenter contre le président, car ils ne remplissaient pas les conditions requises.
Tous les candidats doivent établir ce qu’on appelle la liste présidentielle avant la date limite fixée au 24 octobre, mais pour l’instant, il n’existe aucun moyen de le faire.
Chaque candidat doit présenter son équipe pour les postes à la tête de l’instance dirigeante du sport automobile, notamment : le président du sénat, le vice-président chargé de la mobilité automobile et du tourisme, et le vice-président chargé du sport.
Outre ce dernier, sept vice-présidents chargés du sport doivent être confirmés. Ils doivent être choisis parmi une liste de candidats approuvée par la FIA et provenir de différentes régions.
Cela comprend un candidat provenant d’Afrique, de la région Asie-Pacifique, du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, d’Amérique du Nord et d’Amérique du Sud, plus deux autres provenant d’Europe.
La FIA a publié une liste de 29 candidats éligibles, qui ont tous été approuvés pour siéger au Conseil mondial du sport automobile (WMSC).
Le point d’achoppement est qu’avec un seul nom approuvé pour l’Amérique du Sud, celui de la Brésilienne Fabiana Ecclestone, il est désormais impossible pour d’autres candidats de dépasser le seuil requis, car elle soutient Ben Sulayem.
Les règles électorales stipulent qu’aucun des 29 noms ne peut figurer sur plus d’une liste de présence, ce qui bloque toute possibilité de candidature pour Mayer, Villars et Philipott.
Mayer a conclu sa conférence en indiquant que si l’élection était terminée, "notre campagne ne l’est pas", suggérant ainsi à Ben Sulayem quelques semaines de chaos médiatique avant l’élection de décembre...
"Je vais dire quelque chose qui peut sembler contradictoire. L’élection du président de la FIA est terminée, mais notre campagne ne l’est pas, pas plus que notre mission de protéger l’intégrité et la réputation de la FIA."
"Comment une élection peut-elle être terminée alors que le scrutin est dans plus de deux mois ? Cette fois-ci, il n’y aura pas d’élection. Il n’y aura pas de débat entre les idées, pas de comparaison des visions, pas d’examen du leadership."
"Tout au long de notre campagne FIA Forward, nous avons parlé d’équité, de réforme et d’intégrité, de rendre la FIA à ses membres. Mais aujourd’hui, le résultat de cette élection et le processus défaillant qui la régit prouvent à quel point nous nous sommes éloignés de cet idéal."
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