Formule 1

Capito a mis fin à la ‘culture du blâme’ chez Williams F1

En s’inspirant de son court passage à Woking

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Par Alexandre C.

18 septembre 2021 - 13:24
Capito a mis fin à la ‘culture du (...)

L’expérience de Jost Capito chez McLaren (entre 2016 et 2017) avait été très courte : il n’avait jamais pu trouver sa place à Woking. Et pourtant, cette expérience aurait-elle été aussi brève que profitable ?

Car comme il l’a confié à Autocar, l’actuel PDG de Williams s’est inspiré du changement de culture instauré à Woking, par Zak Brown, le PDG de McLaren Racing, pour le transposer à Grove. Et en effet il y a quelques parallèles à dresser entre les gestions austères de Ron Dennis et de Frank Williams, passées aux oubliettes avec un certain succès semble-t-il pour le moment.

« J’ai pensé : si les changements ont fonctionné là-bas, chez McLaren, peut-être que je peux faire la même chose ici. »

En particulier Capito a mis fin à la culture du blâme qui prévalait à Grove... Et ainsi, les stratèges se sont sentis autorisés à prendre plus de risques en Grand Prix par exemple.

« J’ai dit aux gars de la stratégie : "Si vous changez des choses et que ça ne marche pas, il n’y aura pas de problème." Nous avons la neuvième voiture la plus rapide. Nous ne pouvons être meilleurs que si nous faisons les choses différemment des autres. Cela signifie prendre des risques. En conséquence, les gars de la stratégie proposent des choses qu’ils n’auraient pas faites avant, et l’amélioration commence à être évidente. »

« Tout le monde voit le changement de culture. Ils voient aussi que nous sommes bien financés et que nous faisons mieux. Alors ils m’appellent tous. Tous. Ils veulent savoir comment je vais, si je vais bien, si j’ai passé de bonnes vacances, ce genre de choses. C’est génial d’avoir autant d’amis... »

Cette meilleure ambiance se perçoit aussi sur le plan de la communication des pilotes. Comme chez McLaren, George Russell et Nicholas Latifi font montre d’une très bonne entente comme nous l’avons vu au dernier Grand Prix de Hongrie. C’est ce qui permet notamment à Williams d’avoir 7 fois plus de points que Alfa Romeo au classement des constructeurs pour le moment.

« Haas et Alfa Romeo étaient dans la même position que nous [en performance pure]. Ce qui a fait la différence pour nous, c’est le brillant travail d’équipe, y compris la coopération entre les pilotes. George a dit à la radio en Hongrie que nous devions donner la priorité à Nicholas. La communication était propre, claire et facile. »

Capito compare George Russell à Kimi Räikkönen

Sur le plan des pilotes d’ailleurs, Capito, qui est parmi les hommes à voir découvert Kimi Räikkönen et l’avoir porté en F1, a une longue expérience pour juger du talent du futur pilote Mercedes. Entre Kimi Räikkönen et George Russell, y a-t-il plus de points communs que de différences ?

« Ils sont très différents à bien des égards, mais ils ont le même talent brut. Kimi Räikkönen est une personne plus rude ; peut-être qu’il ne réussirait pas aussi facilement aujourd’hui. Mais George a la détermination, le professionnalisme et la concentration nécessaires pour aller jusqu’au sommet. Il a aussi juste ce qu’il faut d’ego. »

« En F1, vous devez faire exactement la même chose, vous améliorer de quelques millièmes de seconde. En rallye, vous devez vous adapter à différentes situations, ce qui est très différent. Il est également utile d’être plus âgé en tant que pilote de rallye. Vous devez connaître les surfaces, l’effet de l’altitude et comment vous adapter à la pluie, la neige, le sable et la boue. Cela demande de l’expérience. Mais le fait que Kimi ait pu exceller dans les deux disciplines montre son extraordinaire talent. »

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