Brown sans filtre : en F1, nous essayons de déstabiliser les autres équipes
Le PDG de McLaren souligne l’importance du jeu politique
Le PDG de McLaren, Zak Brown, a reconnu sans détour chercher à "déstabiliser" les équipes rivales en Formule 1, assumant pleinement une approche offensive qui s’est notamment traduite par ses affrontements très médiatisés avec Red Bull ces dernières saisons. Pour l’Américain, cette méthode fait partie intégrante d’un sport qu’il décrit comme profondément politique, où la bataille se joue autant en coulisses que sur la piste.
Devenu l’une des voix les plus audibles du paddock hors pilotes, Brown n’a jamais hésité à cibler Red Bull sur de nombreux sujets, qu’il s’agisse de la gestion de Max Verstappen ou de la structure même du groupe autrichien, propriétaire de deux équipes en Formule 1. Une posture qui l’a longtemps opposé à Christian Horner, ancien patron de Red Bull, même si les tensions se sont apaisées depuis le départ du Britannique en juillet dernier.
Interrogé sur talkSPORT au sujet de la principale concurrence de McLaren, Zak Brown a livré une réponse révélatrice de sa vision globale du combat en F1.
"Partout," a-t-il lancé. "Parce que cela dépend de quoi on parle : les pilotes, les équipes, les sponsors, les employés."
"On se bat très dur, et je pense que c’est l’une des choses que Drive to Survive montre très bien. Dans notre sport, la compétition en dehors de la piste est aussi intense que celle sur la piste, et c’est très politique."
Sans détour, le PDG de McLaren a admis que cette dimension extra-sportive est exploitée de manière volontaire par son équipe.
"Je ne suis pas un expert des autres sports, mais dans le nôtre, nous essayons de déstabiliser les autres équipes. Donc nous ne cherchons pas seulement à rendre notre équipe aussi forte que possible."
Une stratégie que le directeur d’équipe Andrea Stella résume de manière imagée, comme l’explique Brown.
"Andrea, notre team principal, appelle ça des biscuits empoisonnés, parce que vous essayez... et on le voit avec les pilotes, n’est-ce pas ? Ils se lancent des piques, et tout cela est mental, pour essayer de rentrer dans la tête des autres. Et nous faisons ça à tous les niveaux."
Zak Brown a également été interrogé plus directement sur Christian Horner et sur l’impact de son absence dans le paysage de la Formule 1. S’il reconnaît le talent de l’ancien patron de Red Bull, il estime que le sport ne manque pas de fortes personnalités.
"Oui, il manque dans le sens où c’était un patron d’équipe incroyable. Évidemment, les choses ont dérapé ces deux dernières années, mais je pense qu’il reviendra."
"Cependant je crois que le sport est rempli de personnages : des gentils, des méchants, de tous les styles. Et je crois que c’est ce qui rend ce sport fascinant."
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