Bilan de la saison F1 2025 - Mercedes

2e du championnat constructeurs avec 469 points

Auteur : Franck Drui
30 décembre 2025 - 12:23
Bilan de la saison F1 2025 - Mercedes

Cette saison a marqué un tournant pour Mercedes F1. Après plusieurs années d’errances techniques sous les règles de l’effet de sol, l’équipe britannique a abordé ce championnat avec une ambition renouvelée : revenir au sommet, sans Lewis Hamilton, parti chez Ferrari. Entre promesses concrètes et frustrations persistantes, Mercedes a signé une campagne solide, régulière et marquée par de véritables faits d’armes, tout en révélant encore des zones d’ombre dans sa quête d’excellence.

Le coup d’envoi à Melbourne a offert un premier aperçu encourageant des ambitions des Flèches d’Argent. Dès le Grand Prix d’Australie, George Russell a décroché une troisième place rassurante après une qualification convaincante, prouvant une fois encore sa capacité à maximiser toute opportunité avec une voiture compétitive. Mais c’est surtout la performance exceptionnelle de Kimi Antonelli qui a volé la vedette : le jeune rookie, propulsé chez Mercedes à 18 ans pour remplacer Hamilton, a brillamment négocié les conditions météorologiques difficiles pour finir quatrième, devenant le plus jeune pilote à marquer des points dans sa première course, un signe fort de sa maturité malgré son inexpérience.

La suite de la première phase de la saison, notamment en Chine, a confirmé la montée en puissance de Russell, qui a signé une autre troisième place, tandis qu’Antonelli a consolidé ses points avec une sixième place. Ces résultats ont permis à Mercedes de se positionner parmi les prétendants sérieux pour la lutte aux places d’honneur.

Au fil des Grands Prix suivants, l’équipe a alterné entre constance et marge de progression. Russell a continué à accumuler des points importants avec plusieurs top 5 (cinquième au Japon, deuxième à Bahreïn), démontrant une régularité enviable dans un peloton extrêmement serré. Si ces performances n’ont pas toujours conduit au podium, elles ont mis en lumière une force de caractère et une gestion intelligente des courses de la part du pilote britannique.

Antonelli, quant à lui, a connu un début de saison plus contrasté : oscillant entre éclairs de vitesse (notamment en Arabie Saoudite où il a encore inscrit des points solides) et moments plus difficiles, le jeune Italien a montré qu’il apprenait vite, mais qu’il restait encore perfectible dans la maîtrise globale du week-end de Grand Prix.

À Miami, un circuit qui avait offert des surprises dans le passé, Kimi Antonelli a réalisé l’une de ses courses les plus impressionnantes jusqu’ici, en décrochant une troisième place sur la grille lors des qualifications Sprint - une première pour un rookie et une preuve tangible du potentiel du jeune talent. Cependant, en course principale, Russell a devancé son coéquipier, soulignant une hiérarchie qui se stabilisait progressivement.

Cette hiérarchie se confirme sur l’ensemble du championnat : Russell a terminé devant Antonelli à chaque Grand Prix, d’autant que l’Italien commence à peiner lors des épreuves européennes.

Le Grand Prix du Canada à Montréal restera sans doute l’un des moments les plus marquants de la saison de Mercedes. Sur le circuit Gilles-Villeneuve, Russell a dominé la course depuis la pole position pour décrocher la première victoire de Mercedes en 2025, un succès net face à Max Verstappen et aux McLaren.

Mais le week-end n’a pas seulement été celui d’un triomphe individuel : Antonelli, après une course intelligente et agressive, s’est offert son tout premier podium en Formule 1 en terminant troisième, devenant ainsi l’un des plus jeunes pilotes de l’histoire à monter sur le podium. Cette performance a galvanisé l’équipe et confirmé que Mercedes pouvait compter sur un duo capable d’aller chercher les meilleurs résultats quand tout s’alignait.

Après Montréal, la saison a gardé une tendance positive mais complexe pour Mercedes. Dans les courses suivantes, Russell a accumulé des points solides avec des top 5 réguliers (cinquième en Autriche, troisième en Hongrie), tandis qu’Antonelli a alterné entre performances correctes et quelques sorties de piste ou résultats moyens, parfois freinés par des pénalités ou des incidents de course.

Un week-end notable a été celui d’Azerbaïdjan, où malgré une maladie qui aurait pu compromettre sa participation, Russell a terminé deuxième, démontrant sa ténacité face à l’adversité — alors qu’Antonelli signait une solide quatrième place.

Le Grand Prix de Singapour a offert un autre point d’orgue à la saison de Mercedes. Sur le tracé urbain exigeant de Marina Bay, Russell a mené de bout en bout, convertissant sa pole position en victoire, marquant ainsi sa deuxième victoire de l’année.

Bien que cette course n’ait pas bouleversé la hiérarchie du championnat - McLaren ayant assuré le titre des constructeurs - elle a mis en lumière la capacité de Russell à extraire le maximum de sa W16 dans des conditions variables et à dominer une course de façon convaincante. Antonelli, pour sa part, a inscrit une cinquième place solide, consolidant son rôle de pilote fiable dans le top 5.

Sur l’ensemble de la campagne, George Russell a terminé 4e du championnat pilotes avec 319 points, deux victoires, neuf podiums et une constance impressionnante dans le top 6, confirmant sa stature de leader d’équipe et de pilote capable de se battre régulièrement au plus haut niveau.

Kimi Antonelli, avec 150 points et trois podiums, a illustré sa progression fulgurante au sein de l’équipe, même si la constance lui a parfois fait défaut. À seulement 19 ans, il a montré un potentiel rare et a souvent été un atout pour l’équipe, bien qu’il ait encore un chemin à parcourir pour rivaliser régulièrement avec Russell.

Sur le plan technique, Mercedes a réussi à produire une voiture plus régulière qu’en 2024, répondant à l’objectif affiché d’éviter les pics et creux de performance qui avaient miné la saison précédente. Toutefois, malgré des résultats constants et une fiabilité généralement solide (aucune course sans points sauf Monaco), des faiblesses subsistent, notamment dans l’exploitation optimale du package aérodynamique et du moteur qui reste partagé avec McLaren, montrant presque toujours une légère déficience face aux leaders comme McLaren ou Red Bull sur certains circuits.

Un autre épisode difficile a été la déception autour de certaines évolutions de suspension en milieu de saison, un point que Toto Wolff a lui-même reconnu comme une erreur stratégique qui n’a pas permis d’exploiter pleinement le potentiel de la voiture après Montréal.

La saison 2025 restera dans les annales de Mercedes comme un retour progressif au premier plan, avec plusieurs arguments solides pour l’avenir : deux victoires et de la régularité avec Russell, qui s’affirme comme un pilote complet et leader naturel, l’émergence de Kimi Antonelli, capable d’explosions de performance et promis à un avenir radieux.

De quoi consolider sa position de deuxième force du championnat constructeurs mais l’équipe sait qu’un cap reste à franchir avant de redevenir un prétendant sérieux au titre mondial. Peut-être grâce aux règles de 2026 ?

Statistiques de Mercedes F1

2e du championnat avec 469 points
 2 victoires
 2 pole positions
 12 podiums
 6 meilleurs tours
 1 Hat Trick
 0 Grand Chelem
 114 tours en tête
 2751 tours parcourus

Comparatif entre les pilotes

Résultats en Grand Prix : Russell 21-3 Antonelli
Résultats en Sprint : Russell 5-1 Antonelli

Qualifs pour le Grand Prix : Russell 21-3 Antonelli
Qualifs pour le Sprint : Russell 4-2 Antonelli


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