Avec Haas, Toyota veut placer ses pilotes et rapprocher la F1 du public
Le test de Fuji cette semaine a plusieurs objectifs
Toyota semble de plus en plus déterminé à placer l’un de ses pilotes en Formule 1, avec Haas F1 comme partenaire. Le géant japonais effectue cette semaine deux jours d’essais privés sur le circuit de Fuji Speedway avec une Haas de 2023.
C’est l’une des premières fois que Haas profitait du programme Testing of Previous Cars (TPC), et c’est notamment Toyota qui a contribué à financer et à mettre en place.
Ryo Hirakawa, pilote de Toyota en WEC qui a déjà participé à des séances de F1 avec Haas, Alpine et McLaren, a bouclé 111 tours lors de la première journée et a jugé cette expérience "passionnante".
Mais Toyota semble se concentrer sur Sho Tsuboi, champion en titre de Super Formula, qui a piloté la deuxième journée. "Le test de Tsuboi est une évaluation, pas une récompense", a déclaré Masaya Kaji, directeur du sport automobile chez Toyota.
Les fans peuvent assister cette semaine à un test de Formule 1 pour un peu plus de 6 £, dans le cadre d’une initiative d’une écurie visant à raviver l’intérêt pour la F1 dans le pays d’origine de son partenaire technique.
Ces tests TPC ont une réelle valeur pour Haas et Toyota : ils permettent de former les ingénieurs et mécaniciens de Toyota, tout en offrant une première expérience en F1 à des pilotes japonais comme Ritomo Miyata, qui court en F2 et avait déjà participé en janvier à des TPC de Haas.
Mais ce TPC de Haas est le plus important à ce jour, puisqu’il sera ouvert au public à un tarif très accessible, sur un circuit qui n’a plus accueilli la F1 depuis 2008. Haas a loué le Fuji Speedway, propriété de Toyota, pour deux journées d’essais, ces mercredi et jeudi, ouvertes au public.
Le pilote de réserve de l’écurie, Ryo Hirakawa, a piloté la VF-23 hier, tandis que Sho Tsuboi, champion en titre de Super Formula et bien parti pour un second sacre cette année, effectue ses débuts en F1 ce jeudi.
"Les objectifs sont multiples" a expliqué Komatsu. "Nous avons un partenariat avec Toyota, et Toyota souhaitait faire rouler Sho Tsuboi. Au Japon, la popularité de la F1 revient petit à petit, mais si vous regardez les infos sportives, il y a le baseball, le football, et la F1 reste très minoritaire. Ce n’était pas le cas il y a 30 ans."
"C’est une belle opportunité, on profite du partenariat pour organiser ce test. On a simplement demandé au circuit de Fuji d’ouvrir les portes, avec un prix d’entrée le plus bas possible. Donc c’est à peine 6 ou 7 £ pour le grand public. Et l’entrée est gratuite pour les enfants de moins de 14 ou 16 ans."
"Je voulais simplement rendre cela plus accessible. Un Grand Prix, que ce soit à Suzuka ou ailleurs, représente un coût élevé, donc à moins d’être vraiment passionné, peu de gens s’engagent. Alors que pour un test, l’accès est bien plus simple."
"Si on peut attirer des curieux, des amateurs de sport en général, qui se disent ’c’est à une heure d’ici, pourquoi pas y aller quelques heures’, ce serait déjà une belle victoire pour la F1. En plus, beaucoup d’employés de Toyota pourront venir. Ce serait vraiment une bonne chose de rendre la F1 plus accessible au public japonais."
Le Grand Prix du Japon de cette année a enregistré la plus forte affluence (266 000 spectateurs) depuis l’édition 2006, mais on est encore loin des plus de 300 000 spectateurs que l’épreuve attirait régulièrement dans les années 1990 et début 2000.
Des séances de dédicaces avec les pilotes et Komatsu ont lieu, et les fans ont accès à la voie des stands gratuitement. Ils peuvent aussi avoir accès à une tribune VIP moyennant un supplément, et rouler sur le circuit pour quelques milliers de yens (environ 20 euros).
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