Aston Martin F1 sait déjà où elle sera forte en 2026 !

Krack entretient le mystère autour du potentiel réel

Auteur : Franck Drui
8 janvier 2026 - 18:12
Aston Martin F1 sait déjà où elle sera forte en 2026 !

Aston Martin F1 estime déjà disposer d’une vision relativement claire de ce que pourrait être sa saison 2026, malgré l’incertitude entourant les nouvelles règles du sport. Si l’écurie britannique ignore encore sa position exacte dans la hiérarchie, elle pense en revanche avoir identifié les circuits qui devraient le mieux convenir à sa future monoplace !

Les nouvelles règles techniques de 2026 promettent en effet de bouleverser l’ordre établi. Châssis et groupes propulseurs sont entièrement repensés, avec un abandon de l’effet de sol, dominant jusqu’ici, au profit d’ailes mobiles et d’une part électrique accrue dans la puissance délivrée par le moteur.

Traditionnellement, les changements de règlement impactent soit la voiture, soit le moteur. En 2026, l’ampleur de la réforme est bien plus large, avec un potentiel de redistribution des cartes inédit. Cette transformation est encore renforcée par les plafonds budgétaires, les restrictions sur le temps de développement dans certaines zones clés et des limitations techniques destinées à resserrer les écarts, tout en laissant une marge d’expression aux équipes.

À trois semaines du début des essais hivernaux à Barcelone, les onze équipes engagées sur la grille 2026 sont toutes plongées dans la phase finale de construction de leurs monoplaces. Aucune ne sait précisément où elle se situera face à la concurrence lors de l’ouverture de la saison en Australie, même si certaines tendances commencent à se dessiner.

Interrogé sur la vision d’Aston Martin pour 2026, Mike Krack, responsable des opérations piste de l’équipe, se montre mesuré mais confiant.

"Je pense que nous avons une bonne compréhension globale de notre concept. Nous savons, par exemple, quels circuits devraient mieux convenir à notre voiture et lesquels pourraient être moins favorables."

"Il y a des circuits où vous serez forts, et d’autres où vous le serez moins, et il faut réussir à en tirer le maximum."

"On voit certaines voitures être extrêmement rapides sur certains circuits, puis beaucoup moins sur d’autres. Cela vient des caractéristiques de la plateforme aérodynamique que vous avez développée."

Ces dernières années, Aston Martin a fortement investi, tant sur le plan humain que structurel. L’équipe a recruté massivement et modernisé ses infrastructures, offrant notamment à Adrian Newey la possibilité de travailler sur la voiture 2026 dans une toute nouvelle soufflerie. Le tout sous la direction d’Enrico Cardile, directeur technique de l’écurie.

Cette combinaison - installations flambant neuves, ingénieurs de renom et arrivée des moteurs officiels Honda - alimente l’idée qu’Aston Martin pourrait jouer le rôle d’outsider lors de la prochaine saison. Toutefois la prudence reste de mise.

Si les ingrédients d’un bon départ sont réunis, une grande partie de l’équipe reste encore nouvelle et n’a pas totalement trouvé sa pleine cohésion. Dans ce contexte, certains estiment que la véritable mesure du potentiel d’Aston Martin se fera davantage en fin de saison qu’en début d’exercice, une fois les processus pleinement assimilés.

L’idée est donc celle d’une équipe compétitive, mais probablement encore installée au cœur du peloton. Une analyse qui semble corroborée par Mike Krack, pour qui l’optimisation et l’exécution resteront des facteurs clés de performance, même si les écarts entre équipes pourraient s’accentuer.

"Il est important que, sur les circuits où vous êtes peut-être un peu moins performants, vous parveniez malgré tout à en tirer le maximum. Et parce que les écarts sont si faibles - il ne faut pas l’oublier - quand on parle d’un peu moins bien ou d’un peu mieux, cela représente beaucoup de positions, pas forcément beaucoup de temps au tour."

"Être au milieu du peloton, à l’arrière ou à l’avant du peloton change complètement votre course ou votre week-end. C’est quelque chose dont il faut avoir conscience."

Selon lui, les progrès se feront davantage par petites touches que par grands bonds en 2026.

"Vous ne faites pas de grands pas en termes de classement, mais les petits gains de performance que vous réalisez ont un effet énorme sur le classement, parce que l’étendue du plateau est très large."

"Pour revenir à la question, je pense que nous avons une compréhension raisonnable de là où nous serons plus forts et de là où nous le serons moins… mais je ne vous le dirai pas."


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