Formule 1

Pour Tost, il faut blâmer Faenza et non Honda chez Toro Rosso

Les maux de l’écurie sont internes selon lui

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Par Valentin Vilnius

17 décembre 2018 - 17:10
Pour Tost, il faut blâmer Faenza et (...)

Toro Rosso n’a battu que Williams cette saison au classement des constructeurs, si bien que le bilan de l’année 2018 est forcément très mitigé. Le coupable serait, vu de l’extérieur, tout désigné : Honda. La fiabilité de l’unité de puissance japonaise a été loin d’être exemplaire, en particulier en fin de saison.

S’agit-il de défendre l’image de Honda ou de remotiver les siens à l’approche d’une nouvelle saison ? Franz Tost, le directeur d’écurie, a quoi qu’il en soit attribué la déception de 2018, non pas aux Japonais, mais à ses propres hommes. Le châssis aurait donc davantage pâti que le moteur selon lui…

« De mon point de vue, il n’y avait aucune peur à avoir sur cette saison 2018, parce que Honda était pour moi déjà bien meilleur que ce que les gens pensaient l’an dernier et, heureusement, j’avais raison quand je disais que je m’attendais à une saison relativement bonne avec Honda. »

« Bien sûr, je ne pensais pas que la saison serait facile, parce qu’il y a beaucoup de travail de R et D à mener. Mais à la fin, concernant Honda, nous avons atteint nos objectifs. Nos problèmes actuels ne se situent pas au niveau de l’unité de puissance, mais de la voiture. »

« Nous devons améliorer la performance de la voiture. Nous ne sommes pas heureux de l’aérodynamique et nous devons aussi faire quelque chose du côté de la motricité. Nous le savons et j’espère que nous irons dans cette direction. »

Le départ de James Key, le directeur technique, pour McLaren, ne va pas arranger la restructuration du département châssis chez Toro Rosso. Franz Tost demeure cependant confiant.

« Nous devons travailler sur le plan de l’aérodynamique, de la motricité. Il nous faut aussi mieux comprendre les pneus et leur gestion. Ce seront les principaux défis de l’an prochain. »

« Sur certaines pistes comme Bahreïn, Monaco ou Budapest, principalement des pistes où il faut le plus d’appui en utilisant les hypertendres, nous avons montré une performance vraiment bonne. Ce furent les grands moments de la saison. »

Un tel aveu de Franz Tost apparaît paradoxal : c’est ainsi principalement lorsque la puissance moteur n’était pas décisive, que Toro Rosso (Pierre Gasly en particulier) a pu briller.

« Mais nous avons aussi disputé des courses où nous n’avons pas eu le niveau de performance attendu » reconnaît Tost. « Au bout du compte, je dirais que c’était une saison contrastée, mais je ne suis pas satisfait du résultat. J’en attendais plus et nous devons améliorer notre performance pour l’an prochain. Nous avons restructuré certains départements parce que nous devons afficher une meilleure performance. »

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