Wolff admet que Verstappen et Mercedes F1 ’ne se recroiseront peut-être plus’
L’échec des négociations est-il un adieu entre les deux ?
Toto Wolff comprend la décision de Max Verstappen de ne pas avoir rejoint Mercedes F1, malgré des discussions qui ont eu lieu au printemps et cet été. Après l’échec des négociations, le directeur de l’équipe de Brackley se résigne à accepter le choix du Néerlandais de rester chez Red Bull.
Il en profite au passage pour mettre en avant le fait qu’il ait été fidèle à ses pilotes, alors même qu’il était prêt à se séparer de l’un d’entre eux si Verstappen était d’accord pour venir. Mais la situation lui permet de mettre en avant l’harmonie qui, selon lui, existe chez Mercedes.
"Max a sûrement ses raisons pour rester chez Red Bull. Il a dit qu’il leur était redevable. Et ce n’est pas la première fois qu’on peut partir quand l’équipe ne performe pas. Au-delà du contrat" a déclaré Wolff.
"Je pense donc que les choses se sont mises en place comme elles sont aujourd’hui, et qui sait ce qui se passera à l’avenir. Mais l’intégrité dont il a fait preuve envers son équipe et celle dont moi-même et l’équipe avons fait preuve envers nos pilotes, je pense que c’est important."
Malgré les menaces qui ont pesé sur son duo actuel, avec un George Russell pourtant irréprochable, l’Autrichien explique qu’il était obligé de discuter avec Verstappen : "C’est ce que j’ai dit à George. En tant que directeur de l’écurie, il est de mon devoir d’explorer ce qu’un quadruple champion du monde va faire à l’avenir et quelle est sa situation."
"Et tous les pilotes diront que Max, dans l’état actuel des choses, est probablement le meilleur. Ce n’est un secret pour personne. Et chaque écurie doit rechercher le meilleur pilote. Parfois, vous ne pouvez pas avoir le meilleur sur le moment, parfois vous devez attendre le bon moment, et parfois vous devez développer le meilleur."
"Et pour moi aujourd’hui, ce que nous avons est une très bonne combinaison, et nous verrons ce qu’il en sera dans deux ou trois ans. Cela pourrait être différent. Nous ne sommes jamais arrivés à une situation où nous nous sommes dit ’d’accord, nous allons faire ça’. Ni du côté de Max, ni du mien."
"Il n’a jamais été question de savoir si nous avions une chance. Il s’agissait plutôt de savoir si cela avait du sens du point de vue de Mercedes et si cela avait du sens du point de vue de Verstappen. Cela pourrait-il signifier que nos chemins ne se croiseront jamais parce que le timing n’est pas bon ? Eh bien, cela peut arriver, oui."
La situation a mis la pression sur Russell, mais Wolff rappelle que piloter pour une équipe de pointe implique forcément ce type de menaces : "Oui, c’est difficile. Mais ces gars ont appris à performer sous pression, et George est le premier à reconnaître qu’il doit simplement performer constamment."
"Et s’il performe constamment, alors l’équipe n’a aucune raison de douter de sa position. Nous avons besoin des deux meilleurs pilotes dans la voiture. Je n’ai pas peur d’avoir les deux meilleurs dans la voiture. Nous avons connu cette situation avec Nico [Rosberg] et Lewis, et cela restera mon plan pour l’avenir, quelle que soit la combinaison de pilotes."
Alors que Max et Jos Verstappen viennent de se confier sur les négociations avec Mercedes F1, l’Autrichien réitère qu’il n’est pas certain que son chemin recroisera celui de Verstappen à l’avenir, même s’il est clair quant au fait que Mercedes paiera ce qu’il faut pour le faire venir. Mais après cette occasion manquée, rien n’assure qu’ils se retrouveront ultérieurement.
"Eh bien, nous nous entendons très bien personnellement. Quand on est sur la même longueur d’onde, tout semble plus facile, et c’est ce que je constate dans notre relation. Ses opinions sur la course ou sur d’autres aspects de notre vie correspondent beaucoup aux miennes."
"Cela signifie-t-il que nos chemins ne se croiseront jamais parce que le timing n’est pas bon ? Eh bien, c’est possible, oui. Mais cela pourrait être le cas à 50 %. Les 50 % restants, c’est que nous courons ensemble à un certain stade de notre carrière, si cela convient aux deux parties."
Avec le manque d’accord pour 2026, la situation pourrait se débloquer pour 2027 si Verstappen n’est pas satisfait du moteur Ford, et cela serait un avantage pécunier pour Mercedes.
"Ce projet avec Ford, c’est comme gravir l’Everest. Je pense que ce sera un énorme défi pour eux. Et là, si ça ne marche pas, je n’aurai à payer que 10 % ! C’est exactement ce que j’ai dit à Raymond [Vermeulen, le manager de Verstappen]."
"Raymond m’a traité d’Autrichien radin et j’ai répondu : ’Et toi tu es un Hollandais cupide’."
"Je pense que pour tous les meilleurs pilotes, l’argent n’est pas l’objectif essentiel. L’objectif essentiel est d’avoir une voiture et une équipe qui vous permettent de remporter des championnats du monde. Ensuite vient le débat sur l’argent."
"J’ai toujours été d’avis qu’il faut payer un pilote de manière équitable, quoi que cela signifie, quelle que soit la référence. Donc, nous trouverons toujours une solution si les étoiles s’alignent. La meilleure équipe, les meilleurs pilotes. Et puis on se trouve."
Retour sur la première offre faite en 2014
Wolff a aussi dévoilé ce qu’il avait proposé à Max Verstappen en 2014, avant que le Néerlandais ne signe finalement avec Red Bull.
Le quadruple champion du monde a fait ses débuts avec Toro Rosso en 2015, le directeur de l’équipe Mercedes n’ayant pas pu lui proposer de baquet pour cette saison.
"Je connais Jos et Max depuis longtemps. Notre relation avec Jos a toujours été amicale. Même génération, même éducation difficile, donc on a toujours eu ça. J’ai rencontré Jos et Max en 2014… on parlait de rejoindre Mercedes, et c’était ce qu’ils voulaient, mais on n’avait pas de place parce qu’il y avait Nico [Rosberg] et Lewis [Hamilton]."
"J’ai donc proposé un baquet gratuit en Formule 2 et une garantie pour la Formule 1 l’année suivante. Si nous ne pouvions pas faire la Formule 1, il serait libre de partir. Ensuite, Helmut Marko est arrivé et leur a évidemment donné un baquet."
La relation s’est détériorée pendant la saison 2021, mouvementée, lorsque Verstappen et Hamilton se sont disputés le titre de champion du monde des pilotes.
Cependant, Wolff et les Verstappen se sont depuis réconciliés.
"D’une certaine manière, nous avons connu des hauts et des bas ; 2021 a été une année difficile pour les deux parties. Cela a dérapé : les émotions prennent le dessus, et on devient tellement obsédé par ses propres perceptions et perspectives qu’il est difficile de voir l’autre côté."
"Et je pense que cela a créé une certaine crise, mais après un certain temps, la situation s’est calmée, et nous avons eu cette discussion éclairante un an plus tard à Singapour avec Jos, et depuis, nous entretenons une bonne relation."
"Alors, où cela nous mène-t-il à l’avenir ? Comme je l’ai dit, c’est du 50-50"
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