Sarcasme, colère et frustration : Hamilton met en évidence les problèmes chez Ferrari

Un changement de ton qui n’est pas passé inaperçu

Auteur : Franck Drui
11 mai 2025 - 09:33
Sarcasme, colère et frustration : Hamilton met en évidence les problèmes chez Ferrari

Les propos sarcastiques de Lewis Hamilton à la radio de l’équipe mettent en lumière un problème majeur chez Ferrari, selon l’ancien pilote de F1 Martin Brundle, consultant permanent de Sky en Angleterre.

Il a fallu plusieurs tours à Ferrari pour délibérer sur l’application des consignes d’équipe, malgré les pressions d’Hamilton.

Une fois les consignes appliquées, il était trop tard, le pilote ayant épuisé le maximum de ses pneus médiums pour tenter de passer Kimi Antonelli.

"À première vue, cela semblait aller de soi, car Lewis a rattrapé Leclerc et les F1 devant lui comme une fusée avec ces pneus. Ce qui était déroutant, c’est que dès qu’une Ferrari entrait dans la plage du DRS de l’autre, elle semblait être la plus rapide."

"Avec le recul, c’est merveilleux, mais lorsque Lewis est passé devant, il n’a pas creusé l’écart. En fait, Charles a commencé à le rattraper…"

Pour Brundle ce scénario illustre l’hésitation sur le muret des stands de Ferrari, ce qui a conduit Hamilton à se laisser submerger par ses émotions à la radio de l’équipe.

"Lorsqu’il y a des appels radio, Ferrari semble toujours trop hésiter – ils font ça depuis longtemps."

"Certaines des déclarations de Lewis à la radio sont assez sarcastiques, comme il l’a dit. On ne peut pas les renier, et je pense que c’est assez révélateur, ce genre de frustration. C’est un peu injuste de diffuser certains messages radio à la télévision, d’une certaine manière, mais c’est tellement important de voir les pilotes sont comme ils le sont dans la voiture, parce qu’on les voit à peine."

"Ces appels radio nous permettent de comprendre ce qui se passe dans le cockpit."

"Je trouve que c’est assez révélateur, ce sarcasme et cette colère de Lewis. Il aura été vraiment frustré lors de cette course, 23 tours derrière Ocon au volant d’une Ferrari cliente [moteur] avec 300 personnes à l’usine à peine…"

"Essayer de dépasser la Haas d’Ocon, ce n’est pas ce que Lewis attendait cette année. J’imagine donc que son humeur n’était pas au beau fixe."

Malgré les critiques de Ferrari et Hamilton après la course, après avoir terminé huitième derrière son coéquipier, Brundle a maintenu que le vainqueur de 105 Grands Prix ne pouvait pas « revenir sur ses propos ».

"Il a mis le doigt sur un week-end décevant en Floride lorsqu’il a demandé s’il devait également laisser passer Carlos Sainz. Une remarque pénible à entendre."

"Ferrari a resserré les rangs à la fin de la course, pour calmer le jeu. Mais comme je l’ai dit, certaines des choses que Lewis a dites sont indéniables."

Pour Jenson Button, un autre ancien pilote de F1 consultant, le ton a clairement changé entre le début de saison et la fin de la course à Miami.

"Lewis a un caractère différent aujourd’hui de celui qu’il avait au début de l’année. Et je ne parle même pas de lorsque nous étions coéquipiers."

"S’il était démoralisé, le lendemain, il était de nouveau au front et super rapide."

"Maintenant, il a une personnalité beaucoup plus calme, beaucoup plus équilibrée."

"Si un état d’esprit plus calme et plus détendu pourrait être bénéfique pour un autre pilote, c’est en réalité devenu préjudiciable pour lui."

"Je pense que cela commence à lui faire un peu mal d’être constamment plus lent que Charles. Lewis n’est pas fait pour ça. C’est un gagnant."


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