Russell révèle l’interdiction de Mercedes F1 de faire une expérience ’trop dangereuse’

Le marsouinage, un phénomène qui ne sera pas regretté !

Auteur : Franck Drui
28 novembre 2025 - 07:38
Russell révèle l’interdiction de Mercedes F1 de faire une expérience ’trop dangereuse’

George Russell est revenu sur l’une des périodes les plus éprouvantes de Mercedes en F1 : l’ère du marsouinage. Le Britannique a révélé qu’en 2022, lui et Lewis Hamilton avaient voulu soumettre un ingénieur de l’équipe à un test grandeur nature dans le simulateur afin d’illustrer la violence du phénomène… avant que le service de santé et sécurité n’interdise catégoriquement l’expérience.

Cette saison-là, la W13 fut l’une des monoplaces les plus affectées par le marsouinage. Son concept radical à "zéro pontons", présenté pour la première fois aux essais hivernaux, s’était rapidement montré extrêmement sensible aux oscillations à haute vitesse.

Après des changements progressifs en cours de saison, la situation avait atteint son paroxysme lors du Grand Prix d’Azerbaïdjan. Hamilton, quatrième, avait peiné à sortir de sa voiture, souffrant d’un mal de dos provoqué par l’intensité des rebonds. Russell, lui, avait terminé troisième, mais tout aussi secoué.

Au Qatar, en revenant sur cette période, Russell a raconté une anecdote révélatrice lors d’un point presse.

"Oh oui, pour être honnête, ces voitures étaient brutales," a-t-il commencé.

"Nous avons un simulateur qui rejoue un tour en reproduisant exactement les mouvements de suspension. Lewis et moi voulions mettre l’un de nos ingénieurs en chef dedans pour lui faire vivre un replay de Bakou."

Le but ? Montrer à quel point le marsouinage avait atteint un niveau dangereux. Mais la tentative a été stoppée net.

"C’était pour montrer l’agressivité du marsouinage, mais l’agent de santé et sécurité nous a dit que c’était trop dangereux. Ça donne un peu de perspective…"

L’intensité des rebonds mettait les pilotes sous une pression physique extrême.

"Vous roulez pendant une heure et demie, vous êtes secoués dans tous les sens, le dos, le corps, les yeux..."

Il évoque également le premier Grand Prix de Las Vegas, où les impacts avec le sol étaient si violents que la visibilité devenait problématique.

"Je me souviens de la première année à Las Vegas : je ne pouvais pas voir les panneaux de freinage, car la voiture tapait le sol tellement fort. J’étais à 350 km/h et je ne les voyais tout simplement pas."

"J’ai parlé à quelques pilotes : la moitié de la grille était dans le même cas."

Avec les évolutions réglementaires et les ajustements techniques opérés depuis, Russell reconnaît qu’il est heureux de voir la F1 s’éloigner de cette problématique avec les règles de 2026.

"Oui, je suis content que l’on s’éloigne de tout ça. Une page particulièrement éprouvante de la F1 moderne va être tournée."


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