Russell est de retour : je n’avais pas oublié comment piloter !

40 points d’écart sur Antonelli, de quoi avoir espoir ?

Russell est de retour : je n’avais pas oublié comment piloter !
29 juin 2026 - 07:38

Poleman et victorieux : le bilan du week-end est forcément réjouissant pour George Russell, qui regoûte enfin à la première place. Le Britannique réduit aussi l’écart à 40 points sur son coéquipier, Andrea Kimi Antonelli, au championnat. Mais le pilote Mercedes F1 était-il vraiment le plus rapide ? En délicatesse jusqu’en Q2, George Russell n’a aussi fini qu’avec une maigre avance sur Max Verstappen et Antonelli (2 et 3 secondes). Était-il en mode gestion ou en délicatesse de rythme ?

Quoi qu’il en soit, après Barcelone, cette victoire au Red Bull Ring confirme le retour en forme de George Russell. Cette victoire va lui faire extrêmement de bien après les énormes doutes accumulés à Miami, au Canada, à Monaco…

« Cela semble bien loin, pour être honnête » soufflait le vainqueur après la course en Autriche.

« Ces deux derniers mois ont été difficiles, avec des courses vraiment compliquées, où j’avais l’impression que tout allait contre moi, puis certaines courses avec des performances difficiles. Évidemment, j’ai un coéquipier vraiment incroyable à mes côtés, qui réalise des performances assez spectaculaires semaine après semaine. Donc, pour moi, arriver au Canada, puis à Barcelone depuis un point assez bas, m’a demandé beaucoup de résilience pour pouvoir revenir et livrer de solides performances. Ainsi, décrocher les deux dernières poles, remporter la victoire ici ce week-end, surtout sur un circuit qui ne me convient pas particulièrement à mon avis, j’en suis vraiment, vraiment fier. »

Toto Wolff a dit que George Russell l’avait emporté au sang-froid, en qualifications comme en course. Mais son pilote n’est pas forcément du même avis.

« Je ne l’ai pas tout à fait ressenti comme ça, pour être honnête. J’ai eu l’impression de faire une course vraiment calme et sous contrôle. Je pense que si l’on enlevait Max de l’équation, on dirait que c’est une performance très solide de Mercedes, 20 secondes devant McLaren, et encore plus devant Ferrari. »

« Mais avec les évolutions sur la Red Bull, Max était dans la lutte pour la pole hier, et il a affiché un excellent rythme de course. Il m’a mis la pression dans le relais intermédiaire et m’a forcé à m’arrêter à 28 tours de l’arrivée, ce qui était assez inconfortable. Mais j’ai réalisé 20 premiers tours très solides dans ce relais, ce qui m’a permis de ramener la voiture à la maison dans les huit derniers. »

Sans la pole, George Russell aurait-il pu tout de même gagner ?

« Oui, c’est sûr, la pole a été cruciale. Tout s’est bien goupillé. Je pense que nous aurions été dans la lutte, mais il est certain qu’en partant de la pole position, tout est plus facile. »

De très basse à très haute : la confiance de George Russell a changé du tout au tout lors des deux derniers Grands Prix. Arrive-t-il ainsi plus motivé et confiant que jamais pour son Grand Prix à domicile, à Silverstone, dès ce dimanche ?

« J’ai beaucoup de confiance en moi, je sais que j’en suis capable. J’ai moins confiance dans ma capacité à tout aligner avec la voiture, les réglages et les pneus, parce que ça a été tellement en dents de scie pour moi. Même ce week-end, par moments, j’étais à six dixièmes de Kimi, puis en Q3 j’étais deux dixièmes devant. Et honnêtement, je n’ai pas d’explication majeure à cela. Mais ces fois où j’ai réussi à sortir des tours de pole, le comportement de la voiture et des pneus ressemblait davantage à celui de l’année dernière, où je pouvais livrer ces performances à chaque tour tout au long d’un week-end. Je vais donc travailler dur avec mon équipe pour essayer de reproduire cela. »

George Russell a d’autant plus de mérite qu’il a dit et redit : le Red Bull Ring ne convient pas à son style de pilotage. Et Silverstone ?

« Je le pense. C’est un circuit (le Red Bull Ring) où l’on s’appuie davantage sur les pneus avant, généralement plus un circuit limité par l’avant plutôt que par l’arrière. Nous devrions retrouver des températures plus normales, à Silverstone. La piste a atteint 60 degrés à un moment donné au Red Bull Ring. Mais cette saison a réservé tellement d’inconnues. Nous pourrions très bien aller à Silverstone et passer un excellent week-end. Nous pourrions aussi y aller et voir Max dominer. Donc, j’y vais avec un esprit ouvert. »

À quel point George Russell a-t-il douté de lui-même ? A-t-il surtout compris pourquoi il avait été au fond du trou ?

« L’équipe a fait un travail vraiment incroyable pour apporter de vraies réponses sur les raisons pour lesquelles les performances n’étaient pas bonnes. Ce n’était pas comme si je repartais de... Monaco et Montréal ont été deux courses très difficiles pour moi, et je n’ai quitté aucune des deux en regardant les données et en me disant : "Où est le problème ?" Le problème était clair, et la façon de le résoudre l’était peut-être aussi. Et quand nous avons analysé certaines données historiques, il y avait des tendances en ce sens, et tout cela a été exacerbé avec cette nouvelle voiture. Donc, en arrivant sur ce week-end de course, je pense que mon approche précédente m’aurait vraiment pénalisé sur un circuit comme celui-ci. »

« Et j’ai mené la course de manière très différente et assez anormale, pour être honnête, afin de gérer les pneus, et cela a plutôt bien fonctionné. J’ai donc besoin d’approfondir cette compréhension. L’année dernière, cela faisait huit ans, ou quatre ans que nous roulions avec ces pneus, et je pense que je savais vraiment, dans mon arsenal, comment les gérer sur des pistes chaudes, froides, lisses ou abrasives. Et cette année, ce n’est pas le cas, pour être franc. Donc, je suis en train de reconstruire cela. Mais oui, l’équipe a fait un excellent travail pour m’orienter dans la bonne direction. »

La course au titre pleinement relancée ?

En grappillant 10 points sur Antonelli, George Russell revient à 40 points de son coéquipier au championnat. Un écart colossal mais qui a été réduit de 28 points ces deux derniers dimanches. Alors, le Britannique y croit-il de nouveau ?

« C’est-à-dire que, chaque tour qu’il fait, il est dans les deux premiers » commente George Russell au sujet d’Antonelli.

« C’était mon cas en début d’année, et ça ne l’a pas été récemment. Barcelone a été un jeu d’enfant pour moi parce que tout fonctionnait à la perfection à chaque tour. Mais ici, ça a été une vraie bataille. Cependant, décrocher cette pole position, remporter la victoire… je sais que j’en suis capable et j’y ai toujours cru ces dernières années. Mais comme je l’ai dit, cette année, je n’ai jamais douté de mes capacités, j’ai juste peut-être douté du processus, et j’avais besoin de maîtriser cela. Et je l’ai vu si clairement, en regardant comment Lewis a rebondi cette année, en regardant Leclerc, qui est l’un des meilleurs en qualifications sur la grille, et comment il a tant souffert cette année. »

« Nous n’avons pas simplement oublié comment piloter ou dû réapprendre à piloter. Il s’agit juste de comprendre et de maîtriser notre package. Et je sens vraiment qu’à chaque tour, à chaque course que je fais, je réalise de très bons progrès à cet égard. Alors oui, je me sens bien. »

George Russell compte-t-il aussi sur Max Verstappen et les Ferrari pour prendre des points à Antonelli, comme ce fut le cas au Red Bull Ring ?

« J’adorerais une belle bataille, pour être honnête. On a envie d’avoir les meilleurs pilotes avec les meilleures équipes qui se battent tous ensemble. Et bien sûr, Max est vraiment l’un des meilleurs, et Lewis, Charles, Lando, Oscar... on a envie qu’ils soient dans cette lutte. Malheureusement, les équipes du milieu et de l’arrière de la grille n’y sont pas, mais plus on est de fous, plus on rit. Et c’est comme à l’époque où nous faisions tous du karting, on n’était jamais dans une bataille en un contre un avec quelqu’un. Il y avait toujours, en général, au moins trois pilotes à la lutte pour un championnat. Quand je courais en F2, F3, F4, il y avait trois, quatre, cinq pilotes qui se battaient tous. Et oui, c’est comme ça que ça devrait être. »


Debriefing du GP d’Autriche

Le debriefing de ce Grand Prix aura lieu mardi soir à partir de 20h30 sur notre site et notre chaine Twitch.

Comment suivre au mieux l’actualité de notre site ?

Vous appréciez nos actus ? Alors sélectionnez Nextgen-Auto.com comme source privilégiée sur Google, pour voir davantage de news F1 de ce site dans vos résultats d’actualités. Vous ne manquerez plus aucune information et serez parmi les premiers à lire nos interviews et analyses.

S’abonner est simple : il vous suffit de cliquer sur ce lien et de cocher les sources Nextgen-Auto.com.

Vous pouvez aussi vous abonner à notre chaîne WhatsApp Nextgen-Auto.com pour recevoir en temps réel les "breaking news" et quelques informations exclusives avant leur publication !

Nous suivre sur notre Profil Google afin que nos news vous soient présentées en priorité dans votre fil d’informations sur votre smartphone ! Il suffit de cliquer sur "Suivre sur Google".


Partage

xpb_1421552_hires.jpg