Hamilton parle d’un ’retour à la réalité’ brutal... et tacle Verstappen
Face à Red Bull et Mercedes, quel est le vrai niveau de Ferrari ?
Lewis Hamilton a parlé de "retour à la réalité" après le Grand Prix d’Autriche, où Ferrari n’a pu faire mieux qu’une cinquième place. Malgré un nouveau package moteur et des ambitions élevées après sa victoire en Espagne, la Scuderia a été dominée en rythme pur par Mercedes et même par Red Bull, en course. Le Britannique estime que la victoire de Barcelone a masqué les vraies limites de la SF-26.
Hamilton a quitté l’Autriche avec un constat sans détour sur l’état réel de compétitivité de Ferrari. Cinquième à l’arrivée, le septuple champion du monde a reconnu que la Scuderia avait été clairement dominée malgré les espoirs nés de sa victoire deux semaines plus tôt.
Le Britannique estime que ce succès a pu donner une image trompeuse du niveau réel de la monoplace italienne.
"Je pense que c’est plutôt un retour à la réalité. On ne sait pas pourquoi nous avons été si compétitifs le dimanche à Barcelone. C’est un circuit très fort pour moi. J’ai choisi une stratégie que je savais fonctionner par expérience, avec la dégradation que nous avions, c’était comme en 2021."
À Spielberg, Hamilton a reconnu que Ferrari avait été en retrait face à Mercedes, notamment sur l’exploitation globale du package et du rythme de course.
"Mais en course à Spielberg, je pense que nous avons été rattrapés par la réalité, à savoir que nous avons toujours une bonne voiture, mais nous sommes en retrait par rapport à Mercedes en rythme pur, ils sont simplement plus rapides et nous devons continuer à développer. Cela ne veut pas dire que nous ne pouvons pas combler l’écart, mais cette victoire de Barcelone ne signifiait pas que nous allions les battre tout le temps."
"Je pense que c’est l’inverse, nous avons beaucoup de travail à faire. Nous devons continuer à ajouter de la performance à la voiture, notamment de la puissance, c’est là-dessus que nous allons continuer à travailler."
Hamilton a également détaillé les limites actuelles de Ferrari dans l’exploitation de la puissance, notamment en fin de ligne droite.
"Nous allons devoir pousser très fort pour voir quand nous pourrons obtenir la prochaine évolution moteur. Nous devons analyser pourquoi et comment nous pouvons améliorer cela, mais ça ne viendra pas tout de suite. Ce n’est pas forcément la puissance en sortie de virage, c’est plutôt le déploiement à la fin. La nôtre s’essouffle. La Mercedes, elle, continue de pousser. Et là-dessus on peut progresser, plus vite que sur le moteur thermique."
En course, Ferrari a opté pour une stratégie à trois arrêts, un choix qui n’a pas permis de compenser le manque de rythme pur. Hamilton a toutefois estimé qu’il s’agissait de la meilleure option possible compte tenu des conditions extrêmes.
"Je pense que c’était globalement la meilleure stratégie. Pour une raison inconnue, nous avons simplement manqué de rythme. Mais le matin, en réunion stratégique, ils ont dit que c’était deux arrêts. Et trois arrêts, c’est quatre secondes plus lent. Samedi soir et dimanche matin, ils nous ont donné ces informations. Mais j’étais convaincu que c’était une course à trois arrêts pour moi."
Les conditions de piste ont également joué un rôle majeur dans les choix du Britannique.
"Je pensais que la dégradation serait énorme, surtout avec les températures de piste les plus élevées que nous ayons eues depuis longtemps. On était entre 50 et 60 degrés au sol. Donc j’imaginais une dégradation massive."
Hamilton a aussi expliqué avoir voulu partir en pneus tendres, sans succès face aux décisions de l’équipe.
"Je voulais partir en tendres, mais l’équipe était inquiète et a insisté pour les mediums, ce qui, au final, je pense, n’était pas optimal. Je pense qu’on aurait probablement fini au même endroit. Peut-être, juste peut-être, qu’avec les tendres au départ, on aurait pu viser la quatrième place, mais ça aurait été serré."
Enfin, Hamilton est revenu sur son duel musclé avec Max Verstappen, qui avait demandé une pénalité après avoir été poussé hors trajectoire dans le virage 6. Le Britannique a balayé les critiques.
"C’était génial. Très amusant. Il est sorti large à l’extérieur. On ne s’attend pas à doubler un champion par l’extérieur. Je ne m’attendrais pas à le faire sur lui et à réussir à tenir la trajectoire. Alors pourquoi aurait-il réussi ?"
"Il était derrière à la corder et il aurait donc dû lever le pied. J’ai laissé juste assez d’espace. L’affaire a été classée par les commissaires, logique !"
Debriefing du GP d’Autriche
Le debriefing de ce Grand Prix aura lieu mardi soir à partir de 20h30 sur notre site et notre chaine Twitch.
Comment suivre au mieux l’actualité de notre site ?
Vous appréciez nos actus ? Alors sélectionnez Nextgen-Auto.com comme source privilégiée sur Google, pour voir davantage de news F1 de ce site dans vos résultats d’actualités. Vous ne manquerez plus aucune information et serez parmi les premiers à lire nos interviews et analyses.
S’abonner est simple : il vous suffit de cliquer sur ce lien et de cocher les sources Nextgen-Auto.com.
Vous pouvez aussi vous abonner à notre chaîne WhatsApp Nextgen-Auto.com pour recevoir en temps réel les "breaking news" et quelques informations exclusives avant leur publication !
Nous suivre sur notre Profil Google afin que nos news vous soient présentées en priorité dans votre fil d’informations sur votre smartphone ! Il suffit de cliquer sur "Suivre sur Google".
Ferrari
- Hamilton parle d’un ’retour à la réalité’ brutal... et tacle Verstappen
- Vasseur : ’La stratégie n’est pas le problème’ mais Ferrari s’est ’trompée de course’
- Puissance moteur, gestion des pneus : Hamilton et Leclerc appellent Ferrari à réagir après une course décevante
- Pirelli ne voit pas Ferrari refaire le coup des trois arrêts en Autriche
- Ferrari alerte la FIA : ’s’il y a un accident, tout le monde continuera d’attaquer’