Renault coupe ses programmes sportifs, l’avenir d’Alpine F1 de nouveau en question

La Formule 1 résiste mais les doutes persistent

Auteur : Franck Drui
16 février 2026 - 11:18
Renault coupe ses programmes sportifs, l’avenir d’Alpine F1 de nouveau en question

La décision de Renault de mettre un terme à plusieurs de ses programmes en compétition automobile relance les interrogations sur l’avenir à long terme de son engagement en Formule 1 avec Alpine.

Le groupe français a confirmé que le programme Alpine en Championnat du monde d’endurance (WEC) ainsi que l’engagement de Dacia en rallye-raid prendront fin à l’issue de la saison. Un recentrage stratégique qui, selon plusieurs observateurs du paddock, alimente les spéculations autour du futur de l’écurie Alpine F1.

La Formule 1 devrait toutefois être épargnée par ces coupes budgétaires, et ce malgré la dernière place d’Alpine au championnat constructeurs la saison passée, ainsi que l’abandon du moteur Renault au profit d’un groupe propulseur client Mercedes.

La logique de ce choix serait avant tout commerciale, et non sportive. Le directeur général d’Alpine, Philippe Krief, assume pleinement cette orientation :

"Se concentrer sur la Formule 1 nous offre une plateforme unique pour accroître la notoriété de la marque, en ligne avec nos ambitions de croissance produits et marchés."

Malgré ce discours officiel, la réduction des engagements en sport automobile a ravivé certaines rumeurs persistantes dans le paddock. En conservant uniquement la vitrine très exposée de la Formule 1 tout en abandonnant les autres disciplines, Renault pourrait chercher avant tout à préserver la valeur de l’actif Alpine F1, plutôt qu’à s’inscrire dans un engagement à long terme.

Cette stratégie alimente une nouvelle fois l’idée que l’usine d’Enstone pourrait, à terme, être mise en vente. Dans ce contexte, le nom de Christian Horner est de nouveau cité comme pouvant être lié, de près ou de loin, à une éventuelle opération de rachat, même si aucune confirmation officielle ne vient étayer ces spéculations à ce stade. Pour l’instant, Horner serait cantonné à un éventuel rôle d’investisseur potentiel, limité aux 24% détenus par Otro Capital et qui pourraient donc changer de main.


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