Pourquoi la nouvelle F1 laisse un goût un peu amer à Bearman

La gestion de l’énergie déjà pointée du doigt par Ollie après Barcelone

Auteur : Franck Drui
3 février 2026 - 12:07
Pourquoi la nouvelle F1 laisse un goût un peu amer à Bearman

Pour la première fois en conditions d’essais, Oliver Bearman a pu mesurer concrètement l’impact des nouvelles unités de puissance de la Formule 1. Et si certains aspects techniques l’ont impressionné, le pilote Haas F1 n’a pas caché une certaine frustration face à une réalité qu’il juge à la fois contraignante et décevante : la gestion de l’énergie.

À partir de 2026, les moteurs hybrides marquent un tournant majeur. La puissance électrique atteint 350 kW, contre 120 kW en 2025, avec une répartition désormais équilibrée à 50-50 entre le moteur thermique et l’énergie fournie par les batteries. Une évolution lourde de conséquences sur la manière de piloter et de gérer un tour.

Lors des essais à Barcelone, Bearman a parcouru 148 des 387 tours effectués par Haas, découvrant pour la première fois en piste le groupe propulseur Ferrari client. Une expérience riche d’enseignements, notamment sur un circuit peu favorable à la récupération d’énergie.

"Barcelone est probablement l’un des circuits les plus extrêmes," a expliqué Bearman. "C’est une piste assez pauvre en énergie, avec peu de vraies zones de freinage, donc il est plus difficile de récupérer l’énergie dont on a besoin."

Le Britannique, qui s’apprête à disputer sa deuxième saison complète en Formule 1, reconnaît toutefois plusieurs points positifs liés à la nouvelle réglementation technique.

"Je dirais que le meilleur aspect, c’est que la voiture est un peu plus légère, elle paraît plus vive, mais on a toujours une quantité incroyable d’appui."

Bearman rappelle néanmoins que la F1 moderne sort d’une période exceptionnelle en matière de performance aérodynamique.

"On a été gâtés ces dernières années avec probablement les voitures les plus chargées en appui de toute l’histoire. Les nouvelles règles allaient forcément représenter un pas en arrière, mais c’est encore impressionnant. Et la voiture que nous pilotions à Barcelone n’était que la version de lancement : il reste encore énormément de travail pour trouver de l’appui."

Là où le discours devient plus critique, c’est sur la gestion de l’énergie, devenue centrale avec cette nouvelle génération de moteurs. Un aspect que Bearman n’hésite pas à qualifier de "pénible", voire de "triste" alors que son équipier Esteban Ocon, ou encore George Russell ont été plus positifs (à lire ici).

"Le plus agaçant, c’est clairement la gestion de l’énergie, le clipping et tout ce genre de choses. C’est bien plus présent que ce à quoi on était habitués, mais c’est logique vu la dépendance accrue à la puissance électrique par rapport à la génération précédente."

Si cette évolution était attendue sur le papier, la ressentir en piste a provoqué une réaction plus émotionnelle que prévue.

"Le ressentir réellement pour la première fois, en conditions réelles, c’est un peu triste... mais c’est comme ça."

Live Twitch ce soir à 20h30 ! La Formule 1 est revenue, et c’est donc fort logiquement le retour de GRAND PRIX !

On se retrouve ce soir pour un premier débriefing des tests de Barcelone. Et si vous avez des questions sur les règles 2026, on y répondra ! Rendez-vous sur https://www.twitch.tv/nextgenauto.


Nouveau : comment suivre au mieux l’actualité de notre site ?

Via notre nouvelle chaîne WhatsApp Nextgen-Auto.com !

Vous abonner (cliquez sur l’étoile pour mettre en favori) à notre Google News si vous utilisez l’appli Google Actualités sur votre smartphone.


Partage

haas_23_-2.jpg