Piastri salue des ajustements de règles ’dans la bonne direction’ pour la F1
Tout ne sera pas résolu mais cela va dans le bon sens
À l’approche de l’introduction de premiers ajustements sur les unités de puissance dès le Grand Prix de Miami, Oscar Piastri estime que la Formule 1 évolue dans la bonne direction, tout en appelant à la prudence face à des effets secondaires encore possibles.
Le pilote australien s’est exprimé ce soir depuis l’usine McLaren de Woking, deux jours après l’annonce par la FIA d’une série de modifications réglementaires. Ces changements, décidés après consultation des parties prenantes, visent principalement à améliorer les séances de qualifications et à réduire les écarts de vitesse jugés problématiques pour la sécurité.
Les pilotes ont pu faire entendre leur voix via la GPDA, contribuant à orienter ces ajustements. Piastri, lui, y voit un progrès mesuré.
"Il devrait y avoir moins de super clipping, avec la réduction de la limite de récupération d’énergie. Il devrait clairement y en avoir moins en qualifications, et avec l’augmentation de la puissance du super clip, la durée sera plus courte."
Le pilote reconnaît toutefois ne pas encore maîtriser tous les tenants et aboutissants : "Je dois encore passer en revue tous les détails des règles, parce que j’ai besoin de quelqu’un de plus intelligent que moi pour m’expliquer ce qui a réellement changé !"
Malgré cela, son jugement global reste positif : "Mais je pense que c’est clairement un pas dans la bonne direction. Les changements concernant le bouton de boost... je pense qu’il y aura encore quelques bizarreries et des situations un peu inattendues, mais globalement, ça va dans le bon sens. Le fait que la limite de récupération soit un peu plus basse et qu’il y ait plus de flexibilité, c’est une bonne chose."
Des effets variables selon les circuits
Piastri insiste néanmoins sur le fait que le rendez-vous de Miami ne suffira pas à dresser un bilan complet. Les premières courses et essais ont déjà mis en lumière des comportements très différents selon les tracés.
"Je pense qu’il faudra attendre et voir sur plusieurs circuits différents", souligne-t-il. "Cela fait partie de la réglementation. Nous sommes allés en Chine, et nous n’avons pas vraiment rencontré beaucoup de ces problèmes. Nous avons eu d’autres soucis, qui, je pense, devraient être corrigés, ou en tout cas le seront avec ces ajustements."
"Mais ensuite, vous arrivez sur des circuits comme l’Australie ou le Japon, et nous avons un ensemble de problèmes complètement différent. Donc cela va continuer à varier d’un circuit à l’autre. Mais dans l’ensemble, c’est dans la bonne direction. Jusqu’où cela permettra de résoudre les problèmes, il faudra attendre d’être en piste pour le voir."
Des qualifications encore imparfaites
Les qualifications constituent jusqu’ici l’un des points les plus frustrants pour les pilotes, contraints de composer avec des contraintes énergétiques complexes qui les empêchent parfois d’attaquer pleinement.
"Je ne sais pas avec certitude, mais je pense que certains ajustements ont, espérons-le, éliminé une partie de ces problèmes", confie Piastri. "Je pense que lors de chaque séance de qualifications jusqu’à présent, l’un d’entre nous a fait une erreur quelque part et en réalité cela nous a aidés plutôt que pénalisés, ce qui n’est pas comme cela que ça devrait fonctionner."
"Je suis donc assez sûr que ces ajustements ne vont peut-être pas tout résoudre, mais qu’ils contribueront certainement à corriger une partie du problème."
Pour illustrer la complexité du pilotage avec ces nouvelles règles, Piastri cite le cas du circuit de Suzuka, théâtre de situations contre-intuitives.
"Il faut toujours piloter la voiture à la limite, mais une limite définie par beaucoup plus de contraintes », explique-t-il. "À Suzuka, nous avons décidé - et je pense que beaucoup d’équipes aussi - que le moyen le plus rapide de faire le tour était de ne pas réaccélérer entre les deux Degner."
Une approche qui modifie profondément la prise de risque : "En réalité, cela signifiait qu’il fallait être encore plus courageux que d’habitude à l’entrée du virage, parce que vous saviez que si vous n’attaquiez pas suffisamment en entrée, si vous réaccélériez ensuite, cela entraînerait une pénalité."
"Évidemment, nous ne devrions pas avoir ce débat au départ, mais ironiquement, cela rend certains passages plus engagés qu’auparavant."
"Donc j’espère qu’avec ces ajustements, on reviendra un peu plus à la normale, et que vous serez moins limité dans la manière de chercher du temps au tour."
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