Pénalité d’Antonelli au départ : Mercedes F1 révèle la malchance de l’Italien

"Il a fait ce qu’il fallait" et n’a pas fait de faute à Las Vegas

26 novembre 2025 - 16:49
Pénalité d’Antonelli au départ : Mercedes F1 révèle la malchance de l’Italien

Andrea Kimi Antonelli n’a pas eu de chance avant d’être pénalisé à Las Vegas ce week-end, après avoir bougé sur son emplacement de grille avant le départ. Andrew Shovlin, directeur de l’ingénierie de Mercedes F1, a détaillé les raisons malchanceuses de la pénalité dont a écopé l’Italien.

Une fois sur son emplacement, Antonelli a bien positionné sa voiture, a lancé la procédure avec l’activation de l’embrayage, le blocage de la voiture et l’attente de la procédure de lancement. Mais en relâchant le frein, un soubresaut est venu faire tressaillir sa monoplace, et le déplacement de celle-ci a été noté par un capteur.

"Quand les gens parlent d’un ’départ en trombe’, ils pensent généralement que les pilotes relâchent l’embrayage avant que les feux ne s’éteignent afin de prendre un peu d’avance sur leurs concurrents" explique Shovlin. "Ce qui s’est passé était très différent et assez inhabituel."

"Si vous regardez la vidéo, vous verrez qu’avant que les feux ne s’éteignent, la voiture avance très lentement d’environ deux centimètres. Mais Kimi ne relâche pas l’embrayage, il l’a en fait complètement enfoncé. Nous pensons que ce qui s’est passé, c’est qu’au moment où la voiture a commencé à avancer, il a relâché la pédale de frein."

"Donc, lorsqu’ils se préparent pour le départ, ils relâchent la pédale, et cela se produit seulement une seconde ou deux avant que les feux ne s’éteignent. Que ce soit à cause des vibrations de la voiture ou d’un couple dans la transmission, ce n’est certainement pas Kimi et l’embrayage qui ont fait avancer la voiture."

Mais l’ingénieur confirme que son pilote n’a fait aucune erreur : "Les systèmes de la FIA sont très sensibles. Ils peuvent détecter le moindre mouvement et lorsque nous avons finalement visionné la vidéo en prenant le temps de l’examiner correctement, nous avons pu voir ce mouvement très, très subtil."

"C’était donc malheureux pour lui d’écoper de cette pénalité. Il a fait tout ce qu’il fallait en suivant nos instructions, mais nous devons simplement trouver un moyen d’éviter que cela ne se reproduise."

Antonelli a profité de la VSC au début de la course pour faire son seul arrêt, et Shovlin confirme que faire rentrer l’Italien tôt dans la course, voire dans les premières boucles si c’était possible, était l’objectif initial de Mercedes.

"Nous étions déterminés à rentrer très tôt. Que ce soit au premier, deuxième ou troisième tour, ce serait certainement dans les premiers tours, car nous voulions passer aux pneus durs avant que quelqu’un d’autre ne nous devance."

"Si vous attendez un tour plus raisonnable, le 10e ou le 15e, vous vous retrouvez bloqué dans le trafic et devancé par les autres. Mais nous savions que Kimi avait un très bon rythme. La stratégie consistait à lui donner un maximum d’air libre, et la meilleure façon d’y parvenir était de s’arrêter quand personne d’autre ne s’arrêterait."

"Comme nous savions que ce serait tôt, nous avons pensé ’allons-y avec les pneus tendres’, car ce serait plus facile pour le réchauffement. Cela lui donnerait le plus d’adhérence au départ. Il ne s’agissait pas tant de gagner des places, mais simplement d’être plus en sécurité avec les pneus tendres."

"Plus vous avez d’adhérence, plus il est facile pour le pilote d’avancer légèrement par rapport aux voitures qui l’entourent, et nous avons estimé que c’était ce qui lui donnerait les meilleures chances de revenir et nous permettrait de faire cet arrêt. Comme vous l’avez vu, nous l’avons gardé en piste jusqu’au VSC, ce qui lui a permis de faire cet arrêt encore plus rapidement et de perdre moins de temps en course."

Shovlin salue également la manière dont Antonelli a réussi à gérer ses pneus pour faire un relais ayant duré quasiment toute la longueur de la course : "Il a très bien piloté. Il a une bonne perception de ce que les pneus peuvent supporter."

"Il savait que les pneus avant avaient du mal, mais que les pneus arrière étaient en bon état, et il a pu utiliser un peu l’accélérateur pour tourner la voiture et soulager les pneus avant. Mais lorsque nous avons décidé de cette stratégie, nous ne savions pas que les pneus durs tiendraient jusqu’à l’arrivée."

"Personne ne pouvait le savoir, car nous n’avions pas suffisamment de données depuis vendredi. Il fallait donc choisir entre deux [jeux de] pneus durs dès le premier arrêt ou un seul. Nous nous sommes basés uniquement sur les temps au tour. Quand nous avons vu qu’il continuait à faire des temps verts, pourquoi rentrer ?"

"Et puis, lorsqu’il s’est retrouvé en quatrième position, il s’agissait alors de voir si nous pouvions les retenir. Il a donc fait un travail remarquable pour défendre sa position face à Piastri, qui est évidemment dans une voiture très, très rapide, et Leclerc, qui n’était pas loin derrière."


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