Norris se demande ’qui va tenter des trucs fous à Melbourne’

"Un vrai saut dans l’inconnu" selon le pilote McLaren F1

Auteur : Franck Drui
28 février 2026 - 07:57
Norris se demande ’qui va tenter des trucs fous à Melbourne’

À l’approche du premier Grand Prix de la saison 2026, les pilotes de Formule 1 se préparent à composer en course avec une nouvelle génération de groupes propulseurs profondément transformée. Lando Norris reconnaît que, dans un monde idéal, il se passerait bien de certaines complexités introduites par ces moteurs, même s’il accepte le défi qu’ils représentent.

Les nouveaux moteurs de la F1 accordent une importance bien plus grande à la gestion et à la récupération de l’énergie. Une rupture nette avec la situation précédente mais qui ajoute une dimension stratégique assez fascinante pour le déroulement des courses.

En 2025, la balance penchait à 80 % en faveur du moteur à combustion interne. En 2026, les pilotes doivent adapter leur pilotage afin d’optimiser l’utilisation de l’énergie électrique. Parmi les techniques employées figure notamment l’usage de rapports courts dans les virages lents, afin de forcer la récupération d’énergie avant de la déployer plus tard sur le tour.

Pour Norris, cette gestion de l’énergie constitue aujourd’hui le principal défi pour les pilotes. S’il en comprend les enjeux, il admet volontiers que ce n’est pas un aspect qu’il rechercherait spontanément dans une voiture de course.

"Le plus grand défi en ce moment, c’est la gestion de la batterie et la manière de l’utiliser de la meilleure façon possible," a expliqué Norris aux médias.

"Melbourne, avec 22 voitures sur la grille et plusieurs dizaines de tours, ça va être un vrai saut dans l’inconnu. Qui va tenter des trucs fous ? Parce qu’on peut le faire !"

Le Britannique insiste sur la complexité du sujet, tout en soulignant qu’il peut être résumé de manière assez simple.

"Ce n’est pas simple, mais on peut l’expliquer assez simplement. On a une batterie très puissante, mais qui ne dure pas très longtemps. Il faut donc savoir quand l’utiliser, quelle quantité d’énergie et de puissance employer, et comment répartir tout cela sur un tour."

Mais les difficultés ne s’arrêtent pas là. La récupération de l’énergie est elle aussi devenue un facteur déterminant, avec des éléments techniques qui rappellent certaines contraintes du passé.

"Le plus gros défi maintenant, c’est aussi la façon dont on recharge les batteries. Cela passe par l’utilisation des rapports, le fait d’atteindre les bons régimes moteur, et on a désormais du temps de réponse du turbo, ce qu’on n’avait jamais connu auparavant. Tous ces petits détails sont revenus au premier plan."

Un ensemble de paramètres qui alourdit la tâche des pilotes, même si Norris relativise leur impact et souligne l’aspect compétitif de ces contraintes.

"Dans un monde idéal, je n’aurais probablement pas ça dans une voiture de course," reconnaît-il. "Mais ce sont de petits éléments, et parfois ces défis conviennent davantage à certains pilotes qu’à d’autres. Notre défi, en tant qu’équipe, en tant que pilotes, mais aussi avec notre motoriste, c’est d’être le plus possible au-dessus de tout ça."


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