Norris : Ceux qui disent qu’on pouvait rouler ’devraient se taire’

Le pilote McLaren F1 différencie adhérence et visibilité

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Par Emmanuel Touzot

11 octobre 2022 - 14:37
Norris : Ceux qui disent qu'on (...)

Après l’attente pour relancer la course à Suzuka dimanche, des voix se sont élevées, notamment sur les réseaux sociaux, expliquant que les pilotes étaient trop prudents. En effet, deux tours après la relance, la piste était praticable en pneus intermédiaires.

Mais Lando Norris rappelle un principe fondamental, qui est que l’adhérence sur la piste n’est en rien corrélée à la visibilité depuis le cockpit. Si les vidéos d’extérieur semblaient très correctes et que les caméras embarquées paraissaient plus délicates, le pilote McLaren F1 révèle que la situation était terrible dans sa monoplace.

"Quoi que tout le monde voit sur les caméras embarquées, c’est 100 fois pire sur la piste, c’était vraiment mauvais. La difficulté n’est pas qu’il y ait trop d’humidité mais qu’il soit difficile de voir quoi que ce soit. Ce sont deux choses différentes" a déclaré Norris, avant de s’agacer au sujet des jugements hâtifs.

"En qualifications, ces conditions seraient parfaites et j’adorerais courir. Mais quand vous partez dixième sur la grille et que vous ne voyez rien... Et vous pouvez dire ’ça n’avait pas l’air si mauvais à la télé’. Mais si vous dites quelque chose comme ça, vous devriez vous taire, parce que le risque que nous prenons pour courir dans ces conditions est fou."

Et d’insister sur la visibilité déplorable du début de course : "On voyait à 5 ou 10 mètres s’il y avait une lumière arrière de voiture. On ne voyait pas non plus quand quelqu’un s’arrêtait devant nous. Je n’ai pas vu l’accident de Carlos. Si j’avais été à un mètre sur la gauche, je l’aurais percuté parce qu’on ne voyait rien."

Norris confirme que le problème n’est pas l’adhérence des monoplaces et des pneus sous la pluie, mais plutôt la quantité d’eau évacuée par les pneus larges, ainsi que l’angle de l’eau qui s’écoule, envoyée très haut par le diffuseur.

"En réglant le problème, nous pourrions courir même dans des conditions pires. J’adorerais faire ça, j’aime ce genre de temps. En F2, F3 et F4, nous avons couru dans de pires conditions. Mais les embruns sur les pneus en F1 sont trop intenses."

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