Mercedes prépare un test en F1 pour Doriane Pin

La championne F1 Academy franchit une nouvelle étape

Auteur : Franck Drui
13 avril 2026 - 07:31
Mercedes prépare un test en F1 pour Doriane Pin

La trajectoire de Doriane Pin ne cesse de s’accélérer. Sacrée en F1 Academy en 2025, la Française se rapproche désormais d’un cap majeur dans sa jeune carrière : un premier roulage au volant d’une monoplace de Formule 1 avec Mercedes.

Désormais intégrée comme pilote de développement au sein de l’écurie basée à Brackley, Pin bénéficie d’une dynamique particulièrement favorable. Le directeur de l’équipe, Toto Wolff, a donné son feu vert pour organiser un véritable test en conditions réelles avec une monoplace de Grand Prix.

Un signal fort, qui traduit la confiance accordée à la pilote tricolore, dont la progression impressionne en interne.

En parallèle de ses activités en endurance, où elle évolue en LMP2 Pro-Am avec Peugeot TotalEnergies, Pin a su convaincre grâce à son travail dans l’ombre, notamment sur simulateur.

Le passage du simulateur à la piste représente une étape clé, et une validation majeure, dans le processus de développement d’un pilote. Et selon les retours, les performances de Pin dans cet exercice ont largement dépassé les attentes.

Interrogée dans le podcast Beyond The Grid, elle confirme : "Oui, Toto l’a dit je vais avoir un test F1."

La Française insiste sur le fait que cette opportunité a été gagnée, et non offerte.

"Évidemment, il fallait d’abord voir comment cela se passait au simulateur, puis c’était l’étape suivante potentielle. Mais le simulateur s’est très bien passé, vraiment très bien, et c’est pour cela qu’ils ont eu l’idée de me faire participer à un test privé et de me donner la chance de piloter la vraie voiture."

Pour Doriane Pin, ce test ne constitue pas une simple opération de communication, mais bien une étape essentielle vers son objectif ultime.

Consciente de l’enjeu, elle s’inscrit dans la lignée de pionnières comme Susie Wolff, dernière femme à avoir participé à un week-end de Grand Prix en 2014, ou encore Jessica Hawkins, qui avait effectué un test privé avec Aston Martin en 2023.

"Oui, je pousse vraiment pour cela, parce que je veux ma chance de piloter la voiture et montrer qu’il y a du potentiel, car mon objectif est d’arriver en Formule 1."

"Je vais m’assurer d’être totalement prête avant de monter dans la voiture en conditions réelles."

Si l’enthousiasme est bien présent, il reste encore quelques détails pratiques à régler avant ce moment tant attendu. Notamment l’adaptation du baquet à sa morphologie.

Avec le sourire, Pin confie : "Je n’ai pas encore pu faire le moulage."

Mais au vu de la dynamique actuelle et de son rôle croissant chez Mercedes en cette saison 2026, tout indique que cette première prise de volant n’est plus qu’une question de temps. En attendant, elle s’entraine !

Interrogée quant au temps nécessaire pour s’adapter au simulateur en F1, Pin a expliqué : "Une matinée seulement ! C’est assez réaliste, je trouve, comparé à la vraie voiture."

"Je ne l’ai pas encore pilotée, bien sûr, mais je pense que je lorsque je le ferai, le simulateur me paraitra très réaliste."

"On peut donner un bon retour d’information qui correspond à celui de la vraie voiture, car tout est identique. Je le remarque aussi quand je parle avec l’équipe et avec George Russell. On peut vraiment bien travailler dans le simulateur, c’est donc très pertinent. Tout est très précis."

Pour Pin, passer du volant d’une F1 Academy au simulateur de F1 représente un grand pas en avant, ce que la pilote d’Ivry-sur-Seine a elle-même reconnu. Ce n’est pas seulement la voiture elle-même qui constitue un grand pas ; passer plusieurs heures dans le simulateur est une chose à laquelle Pin n’était pas habituée depuis la pandémie.

"C’est un grand pas, c’est certain. Je n’ai pas beaucoup utilisé le simulateur par le passé. Pendant la pandémie, j’en ai fait un peu, puisqu’il n’y avait pas de courses. Mais on a le temps de s’y habituer, car il se passe beaucoup de choses. Évidemment, c’est une F1 simulée, donc il y a beaucoup à apprendre."

"Mais les ingénieurs sont là pour nous aider, et ils sont nombreux à pouvoir le faire. C’est donc complexe, mais aussi très intéressant."


Comment suivre au mieux l’actualité de notre site ?

Via notre nouvelle chaîne WhatsApp Nextgen-Auto.com !


Partage

pin_1_.jpg