McLaren F1 en forme mais Norris refuse toute comparaison prématurée

"Il y a toujours cette envie de regarder ce que font les autres"

Auteur : Franck Drui
2 février 2026 - 08:38
McLaren F1 en forme mais Norris refuse toute comparaison prématurée

Lando Norris a tenu à tempérer l’enthousiasme du paddock après le premier test de pré-saison de Formule 1, estimant qu’il était bien trop tôt pour tirer la moindre conclusion ou se lancer dans des comparaisons hâtives entre les équipes.

Le Britannique a pris pour la première fois le volant de la McLaren MCL40 mercredi à Barcelone, avant de partager le roulage avec son coéquipier Oscar Piastri. À eux deux, les pilotes McLaren ont couvert un total de 287 tours sur le tracé catalan.

Malgré un souci sur le système d’alimentation en carburant jeudi, qui a privé l’équipe d’un temps de piste précieux, les premiers retours laissent penser que McLaren sera une nouvelle fois aux avant-postes, aux côtés de Mercedes, Red Bull et Ferrari. L’écurie de Woking vise un troisième titre constructeurs consécutif, tandis que Norris espère devenir le premier pilote McLaren à défendre avec succès un sacre mondial depuis Mika Häkkinen en 1999.

Mais pour Norris, il serait prématuré de se projeter après de simples roulages de pré-saison.

"Il est si facile de se laisser prendre au jeu des comparaisons. Nous sommes tous compétitifs, donc on veut toujours bien faire et avoir l’impression qu’on peut être rapide."

Le pilote britannique explique que l’objectif principal de ces premiers essais était avant tout technique et méthodique.

"Nous avons beaucoup appris, aussi bien en conditions de faible charge de carburant que de forte charge, sur les pneus – exactement ce pour quoi nous étions venus ici – comprendre la voiture, surtout du point de vue de la fiabilité, s’assurer que tous les capteurs fonctionnent comme ils le devraient, le groupe propulseur, la boîte de vitesses, tout. La fiabilité est l’une des choses les plus importantes, donc une grande partie du travail se situe de ce côté-là."

"Beaucoup d’éléments vont être analysés par l’équipe dans les prochains jours et les prochaines semaines pour essayer d’améliorer et de faire mieux."

Sur le plan personnel, Norris se concentrait avant tout sur ses sensations au volant.

"De mon côté, il s’agissait surtout de me sentir à nouveau à l’aise avec la voiture. Il y a quelques petits points à ajuster ici et là. Mais ça reste une voiture de course, ça reste rapide, et c’est toujours plaisant à piloter."

Interrogé sur son adaptation à la nouvelle monoplace et au nouveau groupe propulseur, Norris reconnaît faire face à l’un des plus grands changements de sa carrière.

"C’est l’un des plus gros changements auxquels j’ai dû m’habituer. Je suis encore en train de comprendre. Ce n’est qu’un circuit. À chaque piste où nous irons, il y aura des façons différentes de procéder."

"Nous avons compris les grandes lignes, la manière dont les choses vont fonctionner, donc je suis satisfait. C’est simplement agréable d’être de retour dans la voiture, de ressentir à nouveau les forces G et toutes ces sensations."

Avant d’ajouter, avec le regard déjà tourné vers la suite : "Oui, c’est sympa d’être de retour, et je suis déjà impatient de profiter de quelques jours de repos avant de me projeter vers Bahreïn."

Questionné sur l’ambiance au sein de l’équipe après cette première semaine de roulage en 2026 et sur la préparation du test officiel de Bahreïn, Norris insiste sur le travail collectif mené entre la piste et l’usine.

"Nous avions aussi Jake Hughes (pilote de développement en simulateur, ndlr) à Barcelone. Il va maintenant retourner au simulateur pour s’assurer que tout fonctionne comme prévu. Maintenant que nous avons notre compréhension des pneus et du comportement de la voiture en piste – avec le travail d’Oscar, le mien, puis celui de Jake, de Will (Joseph, son ingénieur de course) et des autres à l’usine – tout le monde peut essayer d’en faire la voiture la mieux corrélée possible."

Le simulateur jouera un rôle central dans la suite du développement.

"Oui, nous pouvons commencer à travailler sur la manière de développer le modèle dans le simulateur de la meilleure façon possible pour aider la voiture que nous pilotons aujourd’hui. C’est honnêtement l’une des choses les plus importantes, surtout pour nous, les pilotes. Le reste, c’est au niveau de l’équipe."

"Il y a énormément de petits détails, des choses compliquées, qui vont être analysées très en profondeur afin de comprendre et de voir ce que nous pouvons améliorer."

Mais même s’il appelle à la prudence, le Britannique reconnaît que l’observation des autres reste inhérente à la Formule 1.

"Il y a toujours cette part... cette envie de regarder ce que font les autres. Ça fait partie du sport : observer les autres, voir ce que d’autres grands cerveaux ont imaginé, quelles idées ils ont eues. Voir comment on peut en tirer des enseignements, les intégrer, les éviter, peu importe. Il faut toujours être prêt à accepter que parfois, certains font un meilleur travail, et avoir envie d’apprendre d’eux."

Globalement satisfait du travail accompli par McLaren jusqu’ici, Norris garde néanmoins les pieds sur terre.

"Je suis content des efforts de l’équipe et de tout ce que nous avons fait jusqu’à présent cette année. Mais la saison sera longue, vous savez. Nous allons continuer à travailler dur, nous assurer que tout le monde est satisfait dans son propre domaine, et avancer étape par étape."


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