Formule 1

Les dégâts sur la monoplace de Hamilton causés par les vibreurs

C’est ce que pense Mercedes

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Par Emmanuel Touzot

21 mars 2019 - 08:12
Les dégâts sur la monoplace de Hamilton

Mercedes avait annoncé après le Grand Prix d’Australie que Lewis Hamilton avait été perturbé par une pièce manquante sur le fond plat de sa voiture, juste devant la roue arrière gauche.

Après enquête, le responsable de la stratégie de l’équipe, James Vowles, révèle que c’est un passage sur un vibreur qui a endommagé la voiture.

"Lors de l’inspection de la voiture de Lewis après la course, nous avons noté des dégâts, du carbone cassé juste devant le pneu arrière dans cette région. C’est une région plutôt sensible aérodynamiquement, que ce soit pour l’appui ou pour l’équilibre de la voiture, et nous pensons qu’ils ont été subis en course en passant sur les vibreurs."

"Lewis avait déjà fait un relais très long sur les mediums après avoir couvert la menace d’undercut de [Sebastian] Vettel, donc il devait déjà gérer ses pneus de manière significative, ce qui a compliqué sa progression en course. Et ces dégâts n’ont pas aidé. Cela pourrait avoir causé davantage d’instabilité sur l’arrière et il a fait un super travail pour amener la voiture à l’arrivée."

Il assure que l’arrêt prématuré l’a vraiment été pour éviter, comme c’était alors craint, de perdre une place face à Vettel : "Hors des perturbations, Vettel était très, très rapide. Ils ont couvert avec succès tout risque d’undercut de [Max] Verstappen, mais ils commençaient surtout à se rapprocher de la fenêtre de Lewis très rapidement."

L’Allemand était en effet en train d’accélérer après son arrêt, faisant craindre à Mercedes de le voir revenir : "Son tour de sortie a été directement plus rapide que Lewis et les pneus médiums chauffaient très vite. Cela signifiait qu’il y avait quelques virages difficiles avec les pneus neufs, mais dès leur deuxième tour, ils devenaient de plus en plus rapides."

"Il y avait donc un risque fort et réel que Vettel soit dans la fenêtre de Lewis. Nous avons donc opté pour la solution nous permettant de couvrir ce risque en faisant s’arrêter Lewis tôt pour lui donner assez de temps en piste pour gérer la chauffe des pneus et comprendre comment maîtriser cet écart."

Mercedes

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