Le GP d’Abu Dhabi se bat pour conserver la finale de la F1
Le paddock sera-t-il d’accord avec cette vision ?
Alors que la situation géopolitique au Moyen-Orient continue de nourrir des interrogations autour de la fin de saison 2026 de la Formule 1, Abu Dhabi entend défendre coûte que coûte sa place au calendrier. Les organisateurs du Grand Prix insistent sur le fait que l’épreuve de Yas Marina est maintenue, tandis que Stefano Domenicali assure que le calendrier promis en début d’année reste la référence.
Le Grand Prix d’Abu Dhabi doit normalement constituer l’ultime rendez-vous du championnat 2026, comme cela est le cas depuis plusieurs saisons. Pourtant, les incertitudes entourant la situation au Moyen-Orient ont récemment fait planer un doute sur la tenue des deux dernières manches prévues dans la région, au Qatar puis à Abu Dhabi.
Stefano Domenicali avait précédemment expliqué qu’une décision concernant ces deux courses pourrait ne pas être prise avant la mi-septembre si l’instabilité régionale venait à s’aggraver.
Mais le directeur général de la Formule 1 s’est montré nettement plus affirmatif ces derniers jours.
"Le calendrier reste celui qui est confirmé et nous avançons selon ce plan," a-t-il assuré.
"Il reste encore quelques billets à vendre à Abu Dhabi et nous restons concentrés sur la réalisation du calendrier que nous avons promis au début de l’année."
Les autorités locales souhaitent également afficher leur confiance. Abu Dhabi accueille la Formule 1 depuis 2009 et le rendez-vous de Yas Marina est devenu un élément central de la stratégie touristique et événementielle de l’émirat.
Saood Abdulaziz Al Hosani, sous-secrétaire du Département de la Culture et du Tourisme d’Abu Dhabi, a ainsi réaffirmé l’importance du Grand Prix pour la destination.
"Nous avons hâte d’accueillir une nouvelle fois les fans internationaux de Formule 1 pour la conclusion d’une saison passionnante," a-t-il déclaré.
Au-delà de la seule compétition automobile, le Grand Prix s’inscrit désormais dans un programme beaucoup plus large autour de Yas Island, mêlant tourisme, hôtellerie et divertissement.
La perspective de perdre cette manche finale représenterait donc un enjeu sportif, mais également économique et touristique important pour Abu Dhabi.
Malgré ces déclarations rassurantes, les incertitudes autour de la situation au Moyen-Orient ne peuvent être effacées des esprits de tout le paddock de la F1, des équipes aux pilotes en passant par les médias. Et elles ont naturellement alimenté l’élaboration d’éventuelles solutions de remplacement. Dans l’hypothèse où les épreuves du Qatar et d’Abu Dhabi ne pourraient finalement pas se tenir, la Formule 1 pourrait être contrainte de se tourner vers des circuits européens, Imola étant en pole position.
Et pour 2027, au cas où la situation durerait pour constituer le prochain calendrier sans Bahreïn, l’Arabie saoudite, le Qatar et Abu Dhabi, un candidat potentiel est déjà apparu : Zandvoort !
Le circuit néerlandais vient pourtant d’accueillir ce qui était présenté comme son dernier Grand Prix des Pays-Bas. Mais ses infrastructures, son expérience récente et la capacité démontrée à organiser un événement de grande ampleur pourraient en faire une solution de secours crédible à l’avenir.
Interrogé sur cette éventualité, Max Verstappen s’est toutefois montré particulièrement peu enthousiaste à l’idée de spéculer.
"Je ne sais pas. Comment suis-je censé le savoir ?" a répondu le quadruple champion du monde.
Jan Lammers, directeur sportif du Grand Prix des Pays-Bas, se montre beaucoup plus ouvert. Selon lui, Zandvoort dispose déjà de l’essentiel pour être en mesure d’organiser à nouveau une manche de Formule 1.
"Cela prendrait un certain temps, mais les infrastructures sont prêtes," a-t-il expliqué lorsqu’il lui a été demandé si Zandvoort pouvait retrouver le calendrier de manière inopinée.
"Nous pouvons mettre en place un événement comme celui-ci en trois ou quatre mois environ. Et selon moi, je ne pense pas qu’il faudra attendre encore 36 ans avant qu’il y en ait un autre."
Pour l’heure, rien n’indique toutefois que Zandvoort sera appelé à reprendre du service.
En attendant Abu Dhabi reste déterminé à conserver sa finale, tandis que Domenicali continue d’afficher sa volonté de respecter le calendrier initialement annoncé et d’intégrer les 4 pays du Moyen-Orient au calendrier 2027. Tout dépendra évidemment de la désescalade des tensions actuelles dans le Golfe, la F1 espérant pouvoir communiquer sur l’année prochaine d’ici la fin septembre.
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Calendrier - circuits F1
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