Le géant chinois BYD étudie une possible entrée en Formule 1
Après Audi et Cadillac, la F1 pourrait attirer un nouveau constructeur
Alors que la Formule 1 poursuit son expansion mondiale, l’intérêt potentiel d’un nouveau géant automobile pourrait bientôt renforcer encore cette dynamique. Selon des informations rapportées par Bloomberg, le constructeur chinois de véhicules électriques BYD étudierait actuellement plusieurs options pour faire son entrée dans le sport automobile de haut niveau, et notamment en Formule 1 ou en endurance.
Cette réflexion intervient à un moment clé pour la discipline, alors que la grille vient tout juste d’accueillir une onzième équipe avec les débuts de Cadillac cette saison.
D’après Bloomberg, "BYD examine plusieurs options à la suite de sa croissance rapide en dehors de son marché domestique et de l’évolution continue de la compétition automobile vers les moteurs hybrides". L’agence cite des sources proches du dossier ayant requis l’anonymat.
Aucune confirmation officielle n’a toutefois été donnée pour le moment. Comme l’a souligné le journal allemand Bild, "pour l’instant, aucun porte-parole de BYD Auto Company Limited n’a officiellement commenté ces spéculations".
Les scénarios étudiés par le constructeur chinois incluraient aussi bien la création d’une équipe entièrement nouvelle que le rachat d’une des onze structures déjà présentes sur la grille.
Le calendrier de ces réflexions n’est pas anodin. Le règlement technique de 2026 – bien qu’il suscite certaines critiques de la part de pilotes – a déjà réussi à attirer de nouveaux constructeurs.
Audi a rejoint ainsi officiellement la Formule 1, tandis que Cadillac entame cette année sa première saison. Le patron de l’écurie Audi, Jonathan Wheatley, a d’ailleurs souligné ce point le week-end dernier à Melbourne, mettant en avant l’attractivité du futur règlement.
Toutefois, intégrer la discipline reste une entreprise coûteuse et complexe. Cadillac a par exemple dû verser une indemnité anti-dilution d’environ 450 millions de dollars aux équipes déjà présentes pour pouvoir rejoindre la grille cette année.
Malgré ces obstacles, la dernière version de l’Accord Concorde – qui court jusqu’en 2030 – prévoit toujours la possibilité d’accueillir une douzième équipe.
Le rêve d’un constructeur chinois en F1
Le président de la FIA, Mohammed Ben Sulayem, ne cache d’ailleurs pas son souhait de voir un constructeur chinois rejoindre la catégorie reine.
"C’est mon rêve depuis deux ans que les grands pays soient représentés en F1," a-t-il déclaré au journal français Le Figaro.
"Les États-Unis seront présents avec General Motors. La prochaine étape est d’accueillir un constructeur chinois. Nous avons déjà un pilote," a-t-il ajouté, en référence au pilote chinois Guanyu Zhou, actuellement pilote de réserve chez Cadillac.
L’intérêt potentiel de BYD ne serait pas surprenant au regard de sa croissance fulgurante. Le constructeur a récemment dépassé Tesla pour devenir le premier fournisseur mondial de véhicules électriques.
Dans le même temps, l’entreprise accélère son expansion internationale, notamment en Europe, en Amérique latine et sur d’autres marchés automobiles majeurs.
Pour l’instant, l’implication des constructeurs chinois dans le sport automobile reste relativement limitée. Certaines initiatives existent toutefois déjà : le groupe Geely participe à des compétitions internationales de voitures de tourisme, tandis que Nio avait remporté le tout premier titre pilotes en Formule E en 2015.
Si BYD décidait finalement de franchir le pas vers la Formule 1, cela marquerait une étape supplémentaire dans l’internationalisation du championnat et pourrait ouvrir la porte à une nouvelle vague d’acteurs venus du plus grand marché automobile du monde.
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