La F1 confirme sa volonté d’augmenter le nombre de Sprints dès 2027

Le PDG de la F1 détaille les adaptations au nouveau public

La F1 confirme sa volonté d’augmenter le nombre de Sprints dès 2027
5 septembre 2026 - 14:54

Stefano Domenicali ne veut pas que la Formule 1 se satisfasse de ses audiences et de son succès actuel. Le PDG de la F1 pense que la discipline doit continuer son expansion et ne pas contempler sa réussite comme un objectif accompli et validé, car il est convaincu que l’avenir de la catégorie reine du sport auto se construira à long terme sera celui qui assurera sa prospérité et sa pérennité.

L’Italien a répété à Monza que le calendrier et le format des week-ends doivent être adaptés à ce que réclame un public en pleine transformation, et qu’il faut s’adapter aux habitudes de consommation des nouveaux fans.

"Le risque est de devenir notre auto-référence. Nous ne devons pas nous contenter du succès que nous avons aujourd’hui. Nous devons continuer à comprendre pourquoi nous sommes devenus si grands et garder les pieds sur terre, en sachant qu’il existe encore de nombreuses dimensions dans lesquelles nous pouvons grandir" a déclaré Domenicali.

Selon lui, changer les cartes réglementaires à la fin de la décennie, notamment au niveau du moteur, ne sera pas problématique et aidera surement à faire progresser la Formule 1, car il pense que la motorisation actuelle, mal-aimée, a été définie avec les mauvaises priorités.

"Lorsque le changement réglementaire que nous connaissons aujourd’hui a été abordé, il semblait que l’avenir était défini par l’électrification. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. C’est à nous de comprendre comment réagir et interpréter ce changement de la bonne manière."

Notons qu’ici, Domenicali nous sert un mensonge pur et simple, puisque l’électrification est toujours au centre de l’industrie automobile. Ce que fait le patron de la Formule 1, c’est évidemment trouver une excuse à une tentative technique qui n’apporte pas les résultats espérés.

Mais ce débat sur les moteurs lui donne aussi une raison pour rappeler que la catégorie reine ne doit pas être dépendante des constructeurs, car l’industrie automobile est fragile, et il ne faut pas revivre l’exode vu entre 2009 et 2010.

"D’un côté, nous devons garantir la présence des constructeurs, mais de l’autre, s’ils devaient avoir des priorités différentes, nous devons comprendre comment réussir à être indépendants. Si les constructeurs décidaient de partir aujourd’hui, nous aurions un grand problème."

C’est pour cela qu’il veut voir la F1 aller vers des solutions techniques moins complexes : "Un projet moins complexe, évidemment tout en respectant les objectifs de coût et de performance, aide à être indépendant."

"Je crois fermement au fait de maintenir les carburants durables au cœur du projet technologique et d’évoluer vers une voiture plus légère, parce que nous voulons voir des pilotes capables de pousser réellement à la limite une machine qui doit être entre leurs mains."

Sur la table se trouve également une réflexion plus large sur le produit sportif. Parmi les idées qui ont émergé ces derniers mois figure celle de réduire légèrement la distance des grands prix, une possibilité sur laquelle Domenicali n’a pas fermé la porte.

"Ma position est très simple et part d’une considération technique. Si nous parlons, comme cela semble être le cas, de quelques tours, pour moi cela va aussi dans le sens du fait que les jeunes ont tendance à être de moins en moins présents pour les choses longues."

"Je ne pense pas qu’il y aurait un effet négatif si l’on parle de réduire de deux ou trois tours. Si cela devenait quelque chose de plus significatif, ce serait une discussion différente, mais dans cette perspective, je ne m’y oppose pas."

Et selon ce qu’on peut lire entre les lignes de ses déclarations, il semble que le nombre de dix Sprints par an, précédemment évoqué, soit toujours envisagé par la Formule 1, puisque Domenicali assure qu’il n’y aura pas 100 % de week-ends de Sprints.

"Je suis le premier qui, en tant que dinosaure de la Formule 1, avait des doutes lorsque nous avons proposé cela. Mais les données ne l’ont pas contredit : les promoteurs, les médias et les fans, dans leur grande majorité, ont assimilé le format et le considèrent comme dynamique."

"Ils auront lieu lors de moins de la moitié des week-ends. Les jeunes apprécient de plus en plus un week-end où il y a déjà quelque chose qui compte le vendredi. Les fans de longue date, et je m’inclus parmi eux, peuvent aussi être intéressés par une séance d’essais libres, mais pour le grand public, avoir les qualifications dès le vendredi signifie avoir plus de contenu."

Domenicali fait évidemment le lien entre cette augmentation et un public qui suit les jeunes pilotes, tout en pointant le phénomène Antonelli : "Aujourd’hui, nous avons environ 40 % des personnes qui nous suivent qui sont des femmes et un âge moyen qui est passé d’environ 57 ans à 34 ans."

"Je dois dire la vérité, les chiffres me surprennent parce qu’ils augmentent fortement. Kimi a apporté non seulement de la compétitivité sur la piste, mais aussi une vague de personnes qui ne suivaient pas la Formule 1 auparavant."

"C’est un jeune homme qui fait face à une énorme responsabilité avec une légèreté typique des jeunes. Il a une naturel et une fraîcheur dans lesquelles les jeunes de son âge peuvent se reconnaître."

Domenicali a toutefois insisté sur la nécessité de transformer ce succès fulgurant en une réussite à long terme, car le plus dur est de conserver un public aussi nombreux, qui doit encore découvrir l’ensemble de la Formule 1.

"Nous devons éviter que ce soit un pic de croissance qui nous délaisse ensuite. Le grand défi est de comprendre comment maintenir connectés ceux qui se présentent pour la première fois. Il y a des communautés qui ne nous connaissent pas et nous avons l’obligation de construire une culture de la Formule 1."

Alors que la F1 veut continuer son expansion mondiale, un continent encore non visité est de plus en plus proche de retrouver sa place au calendrier : "L’Afrique donne des signaux importants sur lesquels nous voulons communiquer bientôt quelque chose de significatif."

Pour ce qui est de la fin du calendrier 2026, la guerre au Moyen-Orient se poursuit, le Qatar et Abu Dhabi sont toujours confirmés comme des Grands Prix de fin de saison, mais l’Italien assure que la situation est sous surveillance.

"Le calendrier, pour le moment, est celui que vous connaissez. Nous surveillons la situation car, si la sécurité et l’opérabilité ne sont pas pleinement garanties, nous devrons prendre d’autres décisions. Les équipes sont absolument tenues informées, le dialogue avec elles est continu."

Selon Domenicali, la capacité à réagir rapidement doit être une des meilleures qualités de la Formule 1 : "Les choses changent si vite que, si vous n’êtes pas capable de réagir, vous perdez énormément de temps en un instant."

"Le risque que nous ne devons pas courir est celui d’arrêter de chercher des personnes compétentes, des idées fraîches et de nouveaux points de vue. Quand vous continuez à pêcher dans le même étang, le poisson est toujours le même."


Comment suivre au mieux l’actualité de notre site ?

Vous appréciez nos actus ? Alors sélectionnez Nextgen-Auto.com comme source privilégiée sur Google, pour voir davantage de news F1 de ce site dans vos résultats d’actualités. Vous ne manquerez plus aucune information et serez parmi les premiers à lire nos interviews et analyses.

S’abonner est simple : il vous suffit de cliquer sur ce lien et de cocher les sources Nextgen-Auto.com.

Vous pouvez aussi vous abonner à notre chaîne WhatsApp Nextgen-Auto.com pour recevoir en temps réel les "breaking news" et quelques informations exclusives avant leur publication !

Nous suivre sur notre Profil Google afin que nos news vous soient présentées en priorité dans votre fil d’informations sur votre smartphone ! Il suffit de cliquer sur "Suivre sur Google".


Partage

xpb_1430765_hires.jpg