Formule 1

Kvyat se refuse à comparer les simulateurs Ferrari et Red Bull

Une question d’éthique pour lui

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Par A. Combralier

16 juin 2019 - 14:20
Kvyat se refuse à comparer les (...)

Daniil Kvyat est de retour en tant que pilote titulaire chez Toro Rosso cette année, après avoir pourtant été éjecté du giron Red Bull par Helmut Marko. Le Russe semble plus mature et constant, et ses soucis de confiance en soi semblent s’être évaporés, si l’on se juge sur ce premier tiers de saison réussi.

Si Kvyat a progressé cette saison, c’est sans doute grâce à son expérience comme pilote de simulateur chez Ferrari, où il a mené un travail aussi discret qu’intense. Qu’a-t-il appris à Maranello ? Et s’il fallait comparer le simulateur Ferrari au simulateur Red Bull, lequel serait le meilleur ?

« C’est assez difficile de faire cette comparaison. J’apprécie beaucoup l’Italie parce que j’y ai longtemps vécu, je parle couramment italien et je suis très familier de cette culture. Donc pour moi, c’était génial d’être là-bas. J’ai aussi noué des amitiés très sincères avec différentes personnes chez Ferrari, que j’estime beaucoup. »

« C’est aussi difficile pour moi de comparer deux équipes, parce que j’ai couru chez Red Bull, mais je n’ai encore jamais couru dans une Ferrari. Ce sont des équipes différentes. Ce ne serait pas juste ou éthique de ma part de faire cette comparaison. »

« J’avais beaucoup de travail chez Ferrari, parce que j’étais leur principal pilote dans le simulateur. J’ai senti que mon travail avait un bon impact sur la performance de la voiture. C’était un plaisir absolu que de travailler pour Ferrari l’an dernier. »

« Il était aussi excitant de voir des changements de performance : nous étions moyens le vendredi, mais le samedi, nous obtenions la pole. »

Daniil Kvyat peut aujourd’hui, chez Toro Rosso, mettre à profit son expérience dans le simulateur Ferrari, notamment pour améliorer les performances du simulateur de l’écurie. Et ce rôle n’est pas mince, quand l’on connaît l’importance du virtuel dans la F1 contemporaine, comme le rappelle le Russe.

« De nos jours, le simulateur prend de plus en plus d’importance, parce que les essais sont très limités, donc les équipes doivent trouver le meilleur moyen possible pour tester les nouvelles pièces et aider les ingénieurs autant que possible. »

« Les simulateurs sont assez impressionnants en F1 aujourd’hui. Cependant, personnellement, je préfère vraiment le pilotage sur piste réelle, mais cela ne devrait être une surprise pour personne. »

Toro Rosso

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