Hülkenberg peut-il vraiment attendre Audi jusqu’en 2030 ?

Nico se dit ouvert à une carrière au-delà de 40 ans

Auteur : Franck Drui
23 janvier 2026 - 08:29
Hülkenberg peut-il vraiment attendre Audi jusqu’en 2030 ?

Nico Hülkenberg n’envisage pas de lever le pied de sitôt. Alors qu’Audi a clairement indiqué que son projet Formule 1 pourrait ne viser les titres qu’à l’horizon 2030, le pilote allemand de 38 ans se dit ouvert à l’idée de poursuivre sa carrière bien au-delà de la quarantaine.

Depuis plusieurs mois, le constructeur allemand répète que la pleine compétitivité de son programme F1 s’inscrit dans une vision à long terme, ce qui soulève inévitablement la question de la présence d’Hülkenberg lorsque l’équipe espère jouer les premiers rôles.

L’intéressé ne ferme pourtant aucune porte.

"Est-ce que je serai encore là en 2030 ? Je dirais que ce n’est pas impossible, mais je n’y pense pas beaucoup pour l’instant," confie Hülkenberg.

"Je n’ai pas forcément une grande vision à long terme. Tant que tout le monde est satisfait et que le chronomètre affiche de bons temps, je suis heureux de continuer."

Le pilote Audi insiste sur le fait que sa motivation reste intacte, malgré l’ampleur du défi.

"Est-ce que j’ai toujours cette grande ambition de devenir champion du monde ? Oui," affirme-t-il. "Mais mon ambition est aussi d’être un élément précieux du projet. Je veux que ce soit un succès pour l’équipe, mais aussi pour ma carrière."

Interrogé sur son rêve de gagner enfin avec Audi, il ajoute que "c’est assurément quelque chose de très tentant et d’excitant."

"C’est pourquoi, il y a deux ou trois ans, lorsque j’ai décidé de me lancer dans ce projet – bien avant qu’il ne se concrétise – j’en percevais déjà l’attrait et j’imaginais son potentiel. Alors oui, maintenant, le voir prendre vie, devenir réalité, c’est formidable."

Du côté de la direction, Audi ne cache pas que la patience sera un facteur clé. Le directeur de l’équipe, Jonathan Wheatley, a rappelé la complexité extrême de la Formule 1 moderne.

"La Formule 1 est le sport collectif le plus complexe au monde. Notre chemin vers le sommet repose sur un plan clair. Nous sommes ici pour défier les autres, pour évoluer et, à terme, pour gagner."

Les premiers pas en piste illustrent déjà l’ampleur du chantier. Lors de sa toute première sortie à Barcelone le 9 janvier, Audi n’a parcouru que 50 kilomètres sur les 200 autorisés. Un kilométrage limité, mais jugé encourageant par le directeur technique James Key.

"Nous voulions aller en piste le plus vite possible," souligne Key. "Tout a été extrêmement condensé pendant l’hiver. Il y a eu des soucis, oui. Mais nous avons obtenu les données de base nécessaires, ce qui est, franchement, absolument brillant."

Interrogé sur ses premières sensations au volant, Hülkenberg a répondu : "Je ne peux pas en dire beaucoup, car il s’agissait d’une journée de tournage. On n’a pas les vrais pneus, et la voiture ne roule pas à pleine vitesse, donc malheureusement, il faut patienter."

Mattia Binotto, patron du projet Audi F1, a pour sa part fixé des objectifs volontairement modestes pour le premier Grand Prix de la saison à Melbourne.

"Nous voulons finir la course à Melbourne. Être fiables. Avoir du temps de roulage. Nous savons que nous aurons des problèmes – techniques, de fiabilité, de performance. C’est normal. Ce qui compte pour moi, c’est la manière dont l’équipe réagit."


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